Maroc, Espagne, Portugal et retour maison.

Nous espérons que l’on vous retrouve en pleine forme après ce mois de juin qui a passé à l’allure grand V.
Nous vous avions quitté après avoir visité la mosquée Hassan II de Casablanca.
Nous sommes maintenant à Marrakech et commençons ce nouvel article par la visite de la ville.

At our last article, we had left you with the visit of the imposing Hassan II mosque at the coast in Casablanca. We are now back to show and tell you the last episode of this years trip.🤗From the Atlantic coast we turn back inland. For the next 10 days we will visit the two former imperial cities of Marrakech and Fés and then return from Tanger to the European continent.

Lundi 23 mai
Afin de la visiter de manière optimale, nous avons opté pour la solution d’abandonner notre Azalaï pendant quelques jours et de louer une chambre au coeur de la médina, à l’enchanteur Riad Noga.
C’est au fond d’une ruelle très étroite, comme d’ailleurs celles de toute la médina, que nous trouvons l’entrée de notre Riad.
Les maisons de la médina ont souvent 3 étages, et vu l’étroitesse des ruelles, elles gardent une fraîcheur certaine, le soleil n’y pénétrant jamais.
Vu de l’extérieur, les façades des maisons sont lissent et n’offrent aucune décoration particulière.

Marrakech, Morocco’s former capital, is a major economic center with 1 million habitants. It is in particular famous for its densely packed, walled medieval Medina (old town) with colorful souks (marketplaces).
To experience the particular ambience of the Medina we decide to leave our Azalai and stay for a few days in a
Riad rather than a campsite.

Riads are traditional style moroccan houses. The are inward focused buildings usually with a plain, no window outside facade and a spectacular interior. Often two or more stories of galleries surround a symmetrical garden or colorfully tiled courtyard with a fountain in the center. This architecture provided privacy and protection against the heat.

Dès le seuil franchi, c’est un tout autre monde qui nous accueille.
Chaque centimètre carré est mis en valeur afin de créé une atmosphère de fraicheur et de bien-être.

We have chosen Riad Noga for our 4 days visit of the city, very conveniently situated at the border of the Medina.
We are overwhealmed by its beatifull, details oriented interior and the pleasant freshness when we return from the hectic city to escape the afternoon heat!
🥵

Première visite à l’intérieur de la médina.
Entourée d’une murailles de 15 kilomètres de circonférence, Nous sommes tout de suite plongés dans l’atmosphère et dans la dimension de ses souks.
Sans notre application  « MapOut » qui permet de nous situer en direct sur le plan de la médina, nous serions perdus en quelques minutes dans les dédales de ses ruelles.

The enormous souks (markets) are an explosion of colors, odors and sounds. If there wasn’t our gps we would get lost within only a few turns. For a pause we simply climb up to one of the peaceful rooftop cafes and observe the whole from above. 😎

Les personnes disposant de meilleures conditions troquent souvent leur âne contre une mobylette.

The best means of transportation in the narrow streets of the souks is a donkey card,
or a motorbike for those that can afford the leap into the future.

Mardi 24 mai
Les Tombeaux Saadiens sont l’un des lieux incontournables à visiter à Marrakech.
Datant de la fin du XVIème siècle, cette nécropole royale abrite les tombes des Sultans et de leur famille de l’époque Saadienne (1554 – 1636).
C’est le sultan Ahmad al-Mansur qui est à l’origine de cette construction.
Son tombeau, ainsi que ceux de sa famille, reposent dans la pièce maîtresse,
la « Chambre des 12 Colonnes ».

We visit the richly decorated Saardine Royal Tombs from the 15th century.
Only “rediscovered” in 1917 at the beginning of the French protectorate they underwent a careful restauration process.

Tout en cheminant vers un autre centre d’intérêt, nous tombons sur une scène improbable.
Ce chat serait-il employé par une société d’aliments pour chats afin d’en faire la publicité ?

On our way to the Maison de la Photography with beautiful old portrait fotos dating from 1870 – 1950, we see this cat and wonder if she is paid as advertisement model? 😁

Cet après-midi, nous allons encore visiter la « Maison  de la photographie ».
Fondée en 2009, elle présente plus de 10 000 photographies anciennes, couvrant la période de 1870 à 1950, et met ainsi en lumière les origines de la photographie au Maroc.

Mercredi 25 mai
L’endroit le plus  populaire visité par les touristes venant à Marrakech se trouve être
le « Jardin Majorelle ».
Sachant qu’une longue file d’attente se créé dès 10 heures le matin, nous y sommes dès son ouverture, à 8 heures, et sommes ainsi les premiers à franchir ses portes.
Selon le palmarès 2022 du site anglophone HouseFresh, le Jardin Majorelle est désigné deuxième plus beau jardin du monde, derrière le Gardens by the Bay de Singapour et devant le Jardin du  Luxembourg de Paris.
Créé  par l’artiste peintre français Jacques Majorelle en 1931, il y aménage son habitation  principale ainsi qu’un vaste atelier  d’artiste.
Ce jardin est une œuvre d’art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d’espèces rares qu’il rapporte de ses voyages dans le monde entier.
En 1980, tombé amoureux de l’endroit, Yves  St-Laurent fait l’acquisition de cet écrin de verdure, et après son décès, en 2008, ses cendres sont dispersées  aux quatre coins de
celui-ci.

The most visited place in Marrakech is the Jardin Mjorelle.
Said to be one of the world’s most beautiful gardens it is also on our list. To avoid the crowds and the heat (34C for the day) we are at the entrance at 7:50am. 
(10min before opening! very suisse
😁)

The garden was created by the French painter Jacques Majorelle in 1931. Fascinated by the vibrant colors and quality of light he settled in Marrakech and started planting this luxuriant garden, which he opened later to public for an admission fee to help finance the costly project.
Inspired by the blue tiles prevalent in south of Morocco he developed an intense special shade of blue. It was used extensively in his house and garden and now carries his name “Majorelle blue”.
In the 1980 the garden was taken over by Yves Saint Laurent, who kept it open to the public.

Après cette visite matinale fort agréable, nous retournons à notre Riad afin de prendre notre petit-déjeuner.
Le  plein d’énergie complété, nous replongeons dans la médina.
Quelques artisans, rencontrés au hasard des souks, ne cessent de nous épater par
leur dextérité.
Comme par exemple celui-ci qui, avec des outils plus que rudimentaires, fabrique des pièces en bois assez complexes.
Afin de nous démontrer son savoir, il tourne en à peine 3 minutes, devant nos yeux, ce petit pendentif avec son anneau mobile.

Back to our riad for breakfast and out again for another tour through the souks where we admire the handicrafts of the locals.
For example this men who cuts a complex piece from wood in only 2 to 3 minutes with very basic tools.
😲

Gaby, la propriétaire du Riad Noga où nous logeons, nous a suggéré de profiter de notre passage à Marrakech pour aller visiter un tout nouveau musée, qui s’est ouvert en  octobre de l’année dernière, « Dar el Bacha, le musée de la Confluence ».
C’est dans l’ancien Palais de l’un des plus célèbres Pachas de Marrakech, Thami El Mezouari El Glaoui, complètement rénové, que le musée à vu le jour,  afin de mettre en valeur le patrimoine de l’art marocain.
On y découvre une architecture et des éléments de décoration d’inspiration arabe, turque, berbère, andalouse et même romaine… d’une rare diversité et d’un raffinement absolu.

Our last visit in Marrakesh goes to the newly opened Dar el Bacha museum. The superbly renovated building from 1910 that hosts changing art expositions is worth the visit! Richly decorated with fabulous mosaics and woodworks it is a fine example for Moroccan art and architecture.

Ayant fait le tour de ce que nous voulions voir pour aujourd’hui, nous retrouvons dans la fraîcheur de notre Riad pour terminer la journée dans la détente profitant de la piscine et des bons petits plats préparés par le personnel de la cuisine. 

Jeudi 26 mai
Sylke ayant des documents à faire signer par l’Ambassade allemande à Rabat, nous retournons à la côte atlantique et trouvons un joli camping, l’Océan  Bleu, directement en bord de mer, à une soixantaine de kilomètres au sud de Rabat.

Vendredi 27 mai
Le rendez-vous à l’Ambassade étant à 09h30, nous quittons ce joli endroit peu après 8 heures.
Les formalités effectuées assez rapidement, nous nous dirigeons vers un « Centre du pneu » afin de contrôler celui de la roue arrière droite qui a tendance à perdre un peu de pression.
Encore une fois, nous somme épatés par la réactivité des gens sur ce continent africain.
Pensant devoir prendre rendez-vous ou au moins laisser le véhicule à disposition pour quelques heures, je suis agréablement surpris par la réponse du  patron qui me dit qu’il va le faire le nécessaire tout de suite et qu’il n’y en a pas pour long.
Les ordres fusent, et une minute plus tard, un mécano arrive, cric et clé en main et démonte la roue en un clin d’oeil.
La roue est mise dans une bassine et enduite de liquide savonneux.
3 petits tours plus tard, il est déterminé que c’est juste une petite fuite sur la valve.
Celle-ci est remplacée, la roue remise en place, et la pression des 4 roues contrôlées.
 Tout ceci en une demie-heure et pour l’astronomique somme de ….. 30 Dirhams, ce qui représente …. 3 CHF !!!
Les objectifs de la matinée effectués, nous faisons une petite traversée de Rabat pour rejoindre le bord de mer et sa nouvelle marina.
Cette ville nous apparaît très agréable, propre et très verte, grâce à ses nombreux parcs ouverts au public.
Confortablement installés sur la terrasse d’un restaurant de la marina, un délicieux repas plus tard, nous poursuivons notre périple qui nous amène à Fès.

Between Marrakech and Fés we do a “little” detour via Rabat.
The posh country capital has large flowering tree lined avenues with little traffic. The seaside is full of stylish cafes and a brand new marina has opened just where the river joins the see.
Definitely a pleasant city to live and work!

I need an attested signature for administrative stuff for Germany. The easiest way to do this abroad is at a German consulate. The one in Morocco sits in Rabat.
Signature done (50€) we go straight to the DHL office (80€]. Maybe a little costly, but the documents arrive indeed 2 days later at their destination in Germany! 😅
Next thing on the list is to get a tire repaired that looses pressure. A garage specialized in tires fixes it in less than 30min. No need to take an appointment and the whole thing only cost 30 dirham means 3 €!

Comparing the posh, diplomat capital of Rabat with the modern, speedy and crowded Casablanca and the bustling, densely packed, medieval Medina of Marrakesh, all three places seem to be on a different planet! 😲
After a tasty (expensive) lunch at the marina we head off to Fés.

Samedi 28 mai
Journée repos !
Nous profitons de la quiétude du Riad Anata, au cour de la médina de Fès,notre refuge pour les trois prochains jours, et nous laissons choyer par  Simo, Said et Samira, gérants et Chef de cuisine du lieu.
Cette bâtisse ancienne, dont le nom « Anata « signifie « l’énergie du coeur » en sanscrit, a été achetée et complètement rénovée par Valérie Janczewsli, jeune Belge, tombée sous le charme de la ville.
Nous nous y sentons comme à la maison en profitons un peu pour avancer dans notre article de Blog.

In Fès we also stay in a Riad, simply because there is no good campsite close by and because we really enjoyed the stay in the Riad in Marrakech.
Riad Anata is relatively small but has a lot of charm and the personnel is particularly caring. Simon, Said and Samira make sure we have everything and add their personal touch.
The building was recently completely renovated by Valerie a young Belgien women who fell in love with Fés.

La journée se termine sur la terrasse, dégustant quelques délicieuses spécialités marocaines, préparées par Samira, tout en admirant le ciel rougeoyant, se  déployant au dessus des toits de la médina. 

Sunset dinner with a view on Riad Anata rooftop terrace.

Dimanche 29 mai
Visite de Fès.
La ville de Fès est la plus vieille des villes  impériales.
Elle fut fondée en 789 après JC par le Roi Idriss II.
La ville compte aujourd’hui 1’300’000 habitants.
Sa Médina, d’une circonférence de 18 kilomètres, considérée comme étant a plus grande du monde est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
80’000 habitants s’y entassent dans un labyrinthe de 10’000 ruelles.
Said va nous guider pour la journée et nous faire  découvrir les principaux sites de cette médina.

Fès is the oldest of the 4 Moroccon imperial cities. Founded in 789 by king Idris II it has today 1.3 mio inhabitants. Fés reached its height in the 13th-14th century when it replaced Marrakech as the capital in the kingdom. The principal monuments in the Medina date from this period.
Although the political capital of Morocco was transferred to Rabat in 1912, Fès has retained its status as the countries cultural and spiritual Centre.

The Medina (old town) surrounded by an 18km medical city wall is a UNESCO world Heritage listed and considered as the largest and best conserved historic towns of the Arab-Muslim world. 80’000 inhabitants live in this labyrinth of 10’000 narrow streets.

Dans les étroites ruelles ça sent bon la boulange.
Ça ne vient pas seulement des fours à bois communs dont chaque quartier est doté mais aussi des nombreux stands où est préparée la pâte à Trid.
Ces minces feuilles seront ensuite fourrées de différents ingrédients et mises au four pour cuisson.

In the souks food is everywhere but the preparation of the this pastry sheets called Trid catches our eyes. The dough is spread out paper thin and then cooked on a bulb shaped heated clay pot. People buy a pack of these sheets for very little money, to fill and bake them sweet or savory at home.

Notre première visite sera pour le souk des tanneurs.
Vieille de près de mille ans, nous  visitons la tannerie de Chouara, l’une des trois tanneries de Fès.
Dans des vases en pierre, les peaux de chèvres, de moutons, de vaches et de chameaux sont tout d’abord trempées dans un mélange d’urine de vache, de chaux vive, d’eau et de sel. Ce mélange caustique contribue à décomposer la résistance du cuir, détacher l’excès de graisse et de chair, et des poils qui sont restés dessus. Les peaux y sont trempées pendant deux à trois jours, après quoi les tanneurs suppriment à la main les excès de poils et de graisse en vue de préparer les cuirs pour la teinture. Les peaux sont ensuite trempées dans un autre ensemble de cuves contenant un mélange d’eau et d’excréments de pigeons. Celui-c contient de l’ammoniaque qui agit comme agent adoucissant qui permet aux cuirs de devenir malléables afin qu’ils puissent absorber le colorant. Le tanneur utilise ses pieds nus pour malaxer les peaux jusqu’à trois heures durant pour obtenir la souplesse souhaitée.
Avant de commencer la visite, un bouquet de menthe nous est remis afin de nous aider à supporter la forte odeur émanant des cuves en pierre.

We opted for a guid for the day to not run around in circles and miss the best parts, or get lost forever. 😂

With Said our guide we go more or les straight (although nothing is really straight here) to the famous tanner quarters.
In traditional manner cow, goat, sheep and camel skins are tanned here in the middle of the Medina. The process is very hard work, very smelly and certainly badly paid. So not the top job!
More in details: the animal skins are soaked for three days in a mix of cows urine, burnt lime quicklime water and salt. This corrosive mixture eliminates all bacteria and suppresses decomposition. In a next step the workers scrape off all remaining fat, protein and fur.
As a third step the skins are soaked in a mixture of, water and pigeon droppings. The ammonia from the droppings acts as a softener and prepares the skins for the coloring.
The tanners work the skins with their feet to obtain the final softness of the leather.

The visit of the site is not allowed but can be viewed from a rooftop terrace. To cover the strong smell we are handed a bunch of fresh mint. 🤢

De cet endroit très rustique en sortent des cuirs d’une souplesse  impressionnante avant d’être mis entre les mains des couturiers qui en feront des pièces pour tous usages.

There are obviously many shops linked to the site and we have a quick look at the finished products. The softness of the leather is impressive! Nevertheless the overwhelming quantity of products somewhat keeps me from buying anything. I would need to spend hours here before deciding whatsoever. 😱

Le  souk que nous visitons maintenant est moins odorant mais plus bruyant.
C’est celui des dinandiers de la Place Seffarine.
Martelant le cuivre et le laiton à longueur de journée, de magnifiques objets en sortent de leurs mains expertes, dont le savoir faire ancestral est transmis de génération en génération.

We change from the smelly to the noisy quarter:

Ahmed, exerçant le métier depuis 50 ans nous invite à ses côtés pour mieux apprécier son travail.

Ahmed works here already since 50 years!

En passant par le souk des teinturiers …..

And over to the dyers:

…. nous accédons à la Médersa Âttarine.
Liée à l’école coranique, cette Médersa (école), construite entre 1323 et 1325 servait aussi d’hébergement aux étudiants venant de l’extérieur de la ville.
Bois de cèdre, marbre et plâtre finement ciselé complètent le zellige,  pour en faire un fabuleux témoin du savoir faire des artisans Fassis de l’époque.

Architectural highlight of our tour, the Islamic school Médersa Al Âttarine.
Built between 1323 and 1325 this school focused on Islamic law and also provided accommodation and basic food.
Although it’s exterior is completely plain, the madras is famous for its extensive and sophisticated interior decoration. Colorful mosaics, delicately painted calligraphic inscriptions, richly carved stucco decoration and elaborately carved cedar wood cover literally the whole interior.

Bien fatigués par cette visite qui a duré un peu plus de 6 heures, nous allons prendre un peu de repos et calmer nos estomacs affamés au  Riad Les Oudayas.

After more than 6h touring through the Medina we give up and have dinner in a neighboring Riad, mainly to discover another version of these splendid homes. And we are not disappointed. 🤩
There is even a small vaulted Hammam, ready to be used (at 34C ambient temperature, not exactly what we need 😉)

Lundi 30 mai
Aujourd’hui, c’est cours de cuisine marocaine pour Sylke.
Le menu pour 2 personnes établi, Samira, la cuisinière de notre Riad, accompagnée de Sylke s’en vont faire les courses.

Next day is dedicated to a cooking class with Samira, the cook of our Riad. Michel decides to join us for the meal only. 😇
The day starts with a food shopping trip to the souk. Veggies, spices, herbs, lentils, preserved lemons and also a chicken, that is killed in front of our eyes. 😱

De retour, la préparation commence. Samira explique dans ces moindres détails, la façon d’apprêter les différents mets.

It then takes us roughly 3 hours to prepare the meal.

Tout est prêt! Il n’y a plus qu’à se mettre è table et déguster le menu.

There are 3 starters: Zaalouk (smoky Aubergine dip), grilled pepper salad with preserved lemon, spicy lentil curry.
1 main course: chicken Tajin with preserved lemons and olives
1 desert: Pastilla au lait

Needless to say that all was super delicious! 😋 and yes I have the recipes and have already redone the Aubergine dip 😁

Mardi 31 mai
C’est le moment de quitter Fès !
Avant de retourner à la côte, nous montons encore sur un point de vue afin d’avoir une image de la grandeur de la médina.

We are ready to leave Fès, but not without a last tour around the outside of the Medina and with 3 kg of Moroccan biscuits that we buy at “La Villa” the best place in town, we are told!

Nous achetons encore 3kg de biscuits marocains dans la pâtisserie « La Villa », réputée être la meilleure de Fès, et c’est parti en direction d’Assilah, sur la côte atlantique.
Comme il est déjà relativement tard, loin des regards indiscrets, nous trouvons sur notre route un joli endroit,  au milieu des orléandres, pour y passer la nuit.

Night between colorful oleander shrubs on our way up to the coast.

Mercredi  01 juin
Nous terminons aujourd’hui notre trajet vers la ville d’Assilah, près de laquelle nous choisissons le camping  « As Saada »  pour nous héberger en attendant d’aller prendre le ferry pour Tarifa en Espagne.
Construite au XVe siècle par les colons portugais, la médina est un centre artistique réputé pour ses peintures murales.

Our next and final destination is Tanger where we will take the ferry to Spain. But before this a brief stopover at Assilah.
Built in 15 hundred by the Portuguese as a fortified town Assilahs Medina is entirely enclosed by well preserved ramparts. It is an art hub, known for its murals and an annual art festival.

Jeudi 02 juin
Départ pour le port de Tanger en milieu de matinée afin de prendre le ferry pour l’Espagne.
Une fois les billets achetés, il nous reste encore une bonne heure avant de rejoindre la porte d’embarquement.
Nous en profitons  pour faire une petite visite à la médina de Tanger et de boire notre dernier thé marocain, en regardant l’agitation se dérouler devant nos yeux à l’occasion de ce jour de marché berbère.

Final Moroccan destination Tanger
After we buy our ferry tickets we still have an hour to enjoy our last Morocco tea at a busy market place inside the pretty Medina.

Une heure de ferry plus tard, nous accostons à Tarifa, sur la côte sud espagnole.
Une quantité impressionnante de campings sont  disséminés sur cette côte et c’est au hasard que nous choisissons le camping «  Torre de la Peña » pour notre première nuit de retour sur le continent européen, juché au bord de la falaise qui borde la mer.

It only takes one hour to get to Tarifa, Spains south coast west of Gibraltar. 
We head west direction Algarve and chose one of the campgrounds along the scenic coast for the next two nights. What a surprise when we meet Andrea and Stefan here a German couple we had met on a campground next to Tafraoute. Around a coffee with view onto the sea we exchange memories and future plans. 

Vendredi 03 juin
Nous retrouvons totalement  par hasard Andréa et Stéphane, couple d’Allemands que nous  avions rencontrés il y a quelques semaines lors de notre passage à Tafraoute au Maroc.
C’est l’occasion de  passer un bon moment ensemble  et d’échanger nos expériences de voyage.

Samedi 04 juin
Nous prenons notre petit-déjeuner au bord d’une jolie lagune ……

Breakfast at the beach. 🤩

….. tout en apprenant par notre ami Norvégien Helge, qui nous suit quasi au quotidien, que près de notre position, va se dérouler le pèlerinage le plus célèbre et le plus important d’Espagne,  déplaçant plus d’un million de personnes, le pèlerinage d’El Rocio.
Comme c’est cette fin de  semaine que ça se passe, nous commençons à nous diriger dans cette  direction avec un arrêt au Parc national de Doñana.
Zone de marais s’étendant sur 54’000  hectares, sur les rives du fleuve Guadalquivir, ce parc possède une biodiversité unique en Europe.
Nous nous arrêtons sous le couvert d’une forêt de pins parasols  et l’endroit nous plaisant bien, nous décidons d’y passer la nuit au bruit du craquètement des cigognes, très nombreuses autour de nous.
Hérons, et rapaces se mêlent à elles dans un ballet tournoyant au dessus de nos têtes.

On our way to the Portuguese coast lays the little village El Rocio. We are two days before Pentecost and our Norwegian friend Helge tells us that exactly at Pentecost an important Pilgrimage is happening there. He had assisted this gathering a few years ago and said it was spectacular.
Well, what are we waiting for!

Before getting to El Rocio we spend one night in the Park National de Doñana right next to a breading site of storks and herons.

Dimanche 05 juin
Départ pour El Rocio et son pèlerinage.
Va  t’on pouvoir trouver une place assez près du village pour pouvoir y passer la nuit ? Telle est la question !
Nous planifions de ne pas y arriver trop tôt en espérant éviter les éventuels bouchons et ça marche.
Nous arrivons sans encombre au camping du village et chance supplémentaire, il reste encore quelques places de libres.
Très étonnés, nous en comprenons assez vite la raison:
La réceptionniste nous annonce que le tarif des nuitées a été augmenté pour la circonstance et que pour une nuit, il faut débourser 72€.
Wow, de 15 à  72, ils doivent faire la moitié du chiffre de la saison en 4 jours.
Pas de souci ! On reste !
Le village n’est distant que de 600 mètres du camping et donc facilement accessible à pied.
Lorsque nous y arrivons, nous avons instantanément l’impression d’arriver dans un village « Western », comme on le voit au cinéma.
Les pèlerins ont revêtu leurs plus beaux atours et se promènent dans les rues ensablées, allant d’une échoppe à l’autre tout en évitant de se faire renverser par les dizaines de chars attelés, vaillamment tirés par des mules, bardots ou chevaux, au trot élégant.

Sunday of the Pentecost weekend we arrive at El Rocio. We timed for late afternoon hoping to avoid potential traffic jams as a lot of people attend this event every year. It works! We get fairly quickly to the huge campsite close to the little village. And yes! They still have a spot for us!
We soon understand why. The price for the night is 72€ during the event versus 15€ during the rest of the year. 😲
Never mind! We stay!
We directly walk the 600m to the village and are immediately captured by the surprising scene!
Definitely a unique pilgrimage! We feel like in a Wild West movie!

Cette célébration, où se mêlent la religiosité et la fête, se déroule cinquante jours après la fin de la Semaine sainte. Des centaines de milliers de personnes se rendent de toutes les régions d’Espagne, et même de l’étranger, pour réaliser ce pèlerinage annuel au sanctuaire de la Blanca Paloma, dans le village d’El Rocío.
Une fois dans le village d’El Rocío, les « romeros » campent en attendant l’arrivée des autres confréries. Le samedi, sous le son des cloches, ils défilent pour se présenter à la Vierge avec leur simpecado (l’étendard de la confrérie). Le dimanche est le jour des offices religieux. Le soir, personne ne dort en attendant le moment le plus émouvant du week-end, le « salto de la verja » (saut de la grille) : les habitants d’Almonte passent par-dessus la grille de l’autel pour avoir le privilège de sortir la Vierge de l’ermitage et la promener sur leurs épaules dans tout le village. Une fois la procession terminée, les confréries prennent le chemin du retour en pensant déjà à la « romería » de l’année prochaine.

Apparently up to 1 million people come here every year from all around Spain and even from abroad to celebrate the virgin Blanca Paloma. 
Besides the costumed stroll around the village by horse or wagon the most important moment of the pilgrimage is the procession where the virgin is carried around the streets of El Rocio at 3am on Monday night.

Lundi  6 juin
Un dernier café à Huelva avant de quitter l’Espagne et d’entrer au Portugal.
Nous prévoyons de passer un peu de temps dans la région de l’Algarve avant de remonter vers  le  Nord.
On va commencer par Faro et sa région et c’est à Olhão, petit village de pêcheurs, situé tout à côté que  nous nous installons dans un fort accueillant camping.

Mardi 7 juin
Un  petit tour à travers Olhâo suffira pour aujourd’hui.
Nous passons à travers son marché aux poissons, qui vient de s’ouvrir après l’arrivés des pêcheurs, qui déversent le fruit de leur travail sur les étals du marché.

When the pilgrims return home, we cross the border to Portugal and enter the eastern Algarve region. At the busy fishing town Olhão we find a shady campsite in walking distance from the old town and the harbor.

Les cigognes sont  toujours de la partie et il y en a même qui squattent la maison du bon Dieu.

Encore une pause café avant de rejoindre le camping pour un après-midi farniente.

We explore the town, wonder around and test coffee with Natas the famous Portuguese vanilla cream pastry. 😋

Mercredi 8 juin
De Faro à  Tavira, plusieurs îles allongées s’étendent au large de la côte, formant une lagune propice à la culture de l’huitre.
Nous prenons ce matin un ferry pour partir à la découverte de l’île de Culatra.
Nous débarquons à  Farol, à l’extrémité  ouest de l’île où  se dresse le phare.

From Olhã we will visit one of the little islands that form a lagoon right in front of the town.
Temperature rise up to 34C this week. So we leave early morning with the boat to Culatra island.

We get off the boat on one end of the island…

De Farol  jusqu’au milieu de l’île, où se trouve la petite localité de Culatra, ce sont 3 kilomètres de plage de sable fin qui nous attendent sur la côte océanique.
Seuls au monde, nous en profitons pour faire trempette dans une eau bien rafraichissante avec ses 19°C.

…and wonder along the pristine, beach during half a day, go for a swim now and then in the crystal clear, cold water.
Late afternoon we have a seafood meal at the little village at the other end of the island and then take to boat home.
A perfect day
🤩

Jeudi 9 juin
C’est à la visite de la ville de Tavira que nous allons consacrer une partie de la journée.
Envie d’y  aller en train, nous marchons 2 petits kilomètres pour rejoindre la gare d’Olhão et encore 800 mètres depuis la gare de Tavira pour rejoindre le centre ville.
Partiellement détruite par le tremblement de terre de 1755, la ville a été reconstruite et conserve de nombreux bâtiments du xviiie siècle. Le noyau ancien se trouve autour du château et de l’église Santa Maria.

The next day we take the train to the little town Tavira at the coast east of our campsite.

Taversée par la rivière Gilão, de jolies terrasses de restaurant permettent de se prélasser à l’ombre rafraichissante des jacarandas.

Another day with 34C so we make our way through the pleasant town by hopping from a cafe for breakfast to a terrace for some water and another terrace for a cold beer. 😂

Vendredi 10 juin
Nous nous déplaçons d’un saut de puce qui va nous amener jusqu’à une presqu’île au large de Faro.
Au milieu de l’île se trouve un camping qui représente l’endroit idéal pour visiter la ville, car une liaison est assuré par  un ferry avec une fréquence de 30 minutes.
Mais….le doute de réaliser notre plan nous  atteint dès l’accès à l’île, par l’unique pont assurant cette liaison.
Un bouchon de bien 300 mètres occupe la moitié du pont et nous fais comprendre que beaucoup de monde essaye d’accéder à l’île et à ses plages.
Notre doute se confirme lorsque nous arrivons aux portes du Camping, c’est complet !
Bon….on va faire une croix sur la visite de Faro et on va directement aller à Albufeira, distant d’une quarantaine de kilomètres.
Là, le « Parque de Campismo de Albufeira « nous accepte sans problème.
On voit cependant que la région est très touristique car malgré qu’il y ait plusieurs centaines de  places, il n’est pas simple d’en trouver une, tellement il est occupé.

We continue our road further east along the coast and get to Faro, the capital of the famous region Algarve.
We realize that this part of the coast is more touristy. We assume this is due to its spectacular beaches and orange colors cliffs. In addition it is weekend. Nevertheless we would like to spend one night at a campsite on an island next to Faro and visit the town in the morning by ferry.

Not a good idea! 😲
The island is connected to the mainland via a single bridge. We get coughs in a mega traffic jam and it takes us ages to cross the bridge only to see that the campsite is full and the whole island looks like a beach party place with hundreds of people on their way to the see equipped with everything you could possibly use during a day at the beach.
Ok we turn around and decide to straight go to Albufeira further east.
Not a surprise that there are as many people, but the campsite is much bigger (several hundred spots) and we can get in. 

Trois piscines occupent une partie du camping et offrent un très joli endroit pour admirer le coucher de soleil.
3 swimming pools belong to the campsite.

Samedi 11 juin
Les températures dépassant les 30 degrés dans l’après-midi, nous prenons le bus de 8h00 pour descendre en ville afin de profiter de la fraîcheur matinale pour flâner dans ses ruelles.
Albufeira était à l’origine un petit port de pêche.
Aujourd’hui, cette ville de 40’000 habitants vit du tourisme durant la période estivale. C’est un peu le saint Tropez du Portugal où se rendent acteurs et stars du ballon rond. Désormais, la plage des pêcheurs est devenue un parking marbré où se mêlent véhicules durant l’hiver et podiums pour concerts durant l’été. Les pêcheurs quant à eux “jettent l’ancre” dans la nouvelle marina un peu en dehors de la ville.
La veille ville nous fait découvrir de petites ruelles,  joliment fleuries par les bougainvilliers multicolores.

8am we take the city bus to visit the former small fishing town Abufeira that over the last decades has turned into a tourist hub.
Early morning the temperature is still pleasant and there are very little people in the streets…

L’ancienne mosquée transformée en église

Les plages, occupées à l’époque par les bateaux des pêcheurs sont maintenant squattées par les rues de parasols, abritant les nombreux baigneurs des ardents rayons du soleil.

…around 10am this changes drastically.

Dimanche 12 juin
A une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Albufeira se trouve un site nommé Benagil, célèbre pour sa grotte, creusée au fil des millénaires par l’assaut des vagues.
C’est seulement par la mer que l’on peut y accéder, en bateau, en canoë ou en paddle, et seulement si la mer est calme, ce qui n’est pas cas aujourd’hui.
On remplace donc cette visite par une jolie balade le long de la falaise joliment érodée.

One of the best spots to admire the rugged cliffs and golden beaches is close to Benagil, also known for its caves only accessible via the water.
Our plan to hire a canoe to visit the caves is spoiled by the wind and strong waves. We hike along the stunning coastal path instead.

Lundi 13 juin
Cette fois, on fait un grand saut de 400 kilomètres dans le  nord pour rejoindre la ville d’Aveiro  nommée aussi la Venise du Portugal.
Elle se caractérise par ses canaux, sur lesquels naviguent des barques colorées, traditionnellement utilisées pour la récolte des algues, servant à la fertilisation des dunes environnantes.
Ces barques sont maintenant la principale attraction touristique de la ville.

The weather forecast insists on temperatures way beyond 30C so it is time for us to return north. Recommend by Portuguese tent neighbors we plan an additional stop at Aveiro south of Porto. 
The town is considered the Venice of Portugal and indeed there are a few canals that cross the town and the colorful traditional boats resemble the ones from Venice.

Mardi 14 juin
Dans la matinée, on fait encore un tour en ville d’Aveiro et de ses salines, qui sont encore en activité et dont le sel récolté est utilisé dans les spa’s et aussi mis en sachets pour la vente directe.

The area is also known for its extensive salines…

Nous partons ensuite pour la presqu’île de Costa Nueva afin d’y découvrir ses célèbres  granges, qui forment une partie indissociable de la beauté d’Aveiro.
Ces bâtiments typiques, à l’origine utilisés  par les pêcheurs de la région pour garder du matériel de pêche, ont vu leur affectation se modifier au fil des ans pour devenir des maisons de vacances. Implantés sur la plage, ils saluent la mer avec leurs façades peintes de rayures de couleurs vives.

…and the little fishing village Costa Nueva with its tiny, colorful, wooden houses.

Nous terminons la journée par une balade le long de plage et laissons nos pieds faire trempette dans une eau bien fraîche.

The beaches are beautiful, but the water is really cold here! 😨

Mercredi 15 juin
Journée conduite !
Nous entamons notre transition vers l’Espagne et les Pyrénées.
A mi-chemin, nous passons la nuit à l’abri d’une forêt de pins à distance suffisante de l’autoroute pour ne pas être dérangés par le bruit.

Jeudi  16 juin
Arrivée en fin d’après-midi dans le bourg de Torla, à l’entrée du parc national d’Ordesa et du Monte Perdido, au coeur des Pyrénées.

1000km further north east and two days later we climb into the Pyrenees for some fresh air. At the foot of the mountains the temperature climbs to 39C. Very unusual for the area, even more so for the month of June. 🥵
We know the Ordessa National Park from earlier visits to friends that run a small activity hotel in this beautiful area. We stop for dinner at Torla at the entrance of the park.

Nous allons rester dans la région pour 4 jours et montons jusqu’au Refugio de Bujaruelo, situé à un peu plus de 1300 mètres d’altitude, afin d’une part, d’éviter la canicule qui sévit en plaine et d’autre part, faire une ou deux randonnées dans cette superbe région.
Le refuge disposant d’un grand champ transformé en camping, c’est l’endroit rêvé pour un agréable séjour à la montagne.

Our campsite at Refugio Bujaruelo at 1300m altitude.

Vendredi 17 juin
Une première balade matinale nous permet de faire  connaissance avec les alentours.
Très vite nous sommes admiratifs devant la beauté du paysage, amplifiée par ce joli pont de pierre.

The view from the campsite and the starting point for our hikes. 🤩

Samedi 18 juin
Randonnée de 14 kilomètres le long du Rio Ara.
Le sentier traverse de belles prairies fleuries ……

14km up the Rio Ara.

….. et la clarté des eaux du Rio nous invite à une pause rafraichissante.

Picnic with feet in the icy water. 😎

Les cascades agrémentent aussi cette randonnée au sein de ce bel écrin de nature préservée.

Dimanche 19 juin
Nous quittons notre camping de bon matin afin de rejoindre le départ d’une randonnée de 16 kilomètres, qui mène à une cascade nommée « La Queue de Cheval ».
L’ayant déjà faite à deux reprises, lors de nots précédentes visites dans la région, nous n’en faisons que la moitié et rebroussons chemin afin d’avancer un peu sur notre route vers notre prochaine destination, une visite à nos amis Lucy et Simon qui possèdent un Bed & Breakfast (Aragon Active) à l’orée du parc d’Ordessa et organisent des semaines à thème dans la région.
Nous les quittons en fin d’après-midi et alors qu’il est déjà 19 heures, et que que nous longeons une rivière, un petit chemin forestier se présente à nous et nous invite à le suivre, en espérant qu’il aboutisse à un endroit tranquille pour y passer la nuit.
Après avoir franchi un ruisseau à gué, nous joignons les abords de celle-ci et sommes enchantés de l’endroit.

Quiet night at the river before we meet Lucy and Simon our friends that own the activity hotel for lunch at their beautiful property.

Lundi 20 juin
Après une nuit des plus tranquilles, nous mettons en route pour franchir les derniers 200 kilomètres qui nous séparent de notre but.
En passant aux abords de la ville de Vic, nous décidons de nous y rendre pour une pause café et profitons de faire le tour de  la vielle ville.
Le soleil est encore haut lorsque nous arrivons chez notre amie Ellie, habitant Nuremberg, qui possède un ancien refuge de berger complètement rénové, au coeur du parc naturel del Montseny, au nord de Barcelone, et qui vient y passer le plus clair de ses vacances.

400km to the east Ellie a dear friend from school has a little cottage in the mountains above Barcelona inside the parc naturel del Montseny. Tucked between two small rivers the property is a little paradise of green and freshness in this hot season.

We spend 3 days with Ellie and a friend Willi that also spends holidays up here. On the program little visits of the area, good food and beach. Simply perfect! 😎
Thank you Ellie!

Nous sommes invités à passer les trois prochains jours ici, ce que nous acceptons avec grand plaisir.

Mardi 21 juin
Sous la conduite d’Ellie et de Willi, nous partons aujourd’hui à la découverte du parc.
Au milieu d’une zone conservant des vestiges allant de la période du néolithique à celle du moyen-âge, se trouve une petite église romane datant du Xème siècle,
l’église « Sant Feliu de Savassona ».

The chapel Sant Feliu de Savassona from 10th century built on a big boulder.

Le hasard nous y fait rencontrer le gardien, qui s’adonne à l’escalade sur les roches environnantes, et qui nous propose de nous ouvrir la porte de l’édifice, afin que nous y découvrions l’intérieur.

By chance the chapel is open since the key holder exercises climbing right on this bolder and we can have a glance of the well preserved medieval interior!

Mercredi 22 juin
Nos amis nous emmènent sur leur plage préférée pour y passer une partie de la journée.
La Playa de Santa Cristina.
Bien cachée au bas de la falaise, entre deux avancées rocheuses, nous comprenons qu’ils adorent cet endroit.

A perfect last day at the beautiful beach Santa Clara!

Vendredi 24 au lundi 27 juin
Le flot des vacanciers commence à augmenter et il est par conséquent temps de reprendre le chemin de la maison.
Pour le retour en Suisse, que nous effectuons en 3 jours, nous optons pour tester l’option
France Passion“.
C’est une application qui regroupe des artisans de France représentant des domaines comme l’agriculture, la viticulture, l’élevage etc…..
Ces artisans proposent aux voyageurs de passer gratuitement la nuit sur leur terrain, moyennant que l’on s’intéresse à leur activité et que l’on achète éventuellement leurs produits.
Nous passons ainsi les 3 nuits de notre voyage de retour à la maison chez un vigneron, un éleveur de cochons, qui élève ses bêtes en liberté dans la garrigue, et finalement dans une ferme qui regroupe une vingtaine d’artisans divers.
Cette formule nous plait beaucoup du fait que l’on rencontre des gens passionnés par leur activité et très heureux de partager leur savoir.

For the next 3 days we drive the country road through France direction home. We visit places along the road and spend the nights at local producers that allow campers to overnight at their property under the condition to buy some of their produce. (summarized under the program France Passion).
We are delighted by the experience! we see beautiful properties, meet passionate people and taste great products!


Voilà ! C’est ici que se termine notre article et aussi notre voyage.
Nous allons maintenant mettre en vente notre Azalaï et voyager dorénavant de manière différente.
Nous allons choisir un lieu sur la planète, y louer une maison ou un appartement pour quelques semaines ou mois, et rayonner autour de ce lieu.

Nous espérons que vous avez eu du plaisir à nous suivre lors de ces multiples aventures qui nous ont fait découvrir de multiples facettes de notre monde.
Il nous reste à vous souhaiter le meilleur pour l’avenir et de passer de belles vacances d’été.

With this ends not only this episode but also the entire blog and our time with the Azalaï. After 10 years of camping-travel it is time to explore the world in a different way.
A little sad to leave our beloved partner and at the same time excited to move on to something new we hope you have enjoyed the time traveling together with us!
🤗

Amitiés de Milke

Le Maroc et ses splendeurs suite …..

Dimanche 1er mai
Journée consacrée à la randonnée dans les gorges de la Todra.
D’une longueur de 12 kilomètres pour 600 mètres de dénivelé positif, cette randonnée, serpentant dans la gorge  sur un sentier pas toujours facile à trouver et surtout très caillouteux va nous prendre 5 heures.
Notre première rencontre sera pour une femme berbère nomade descendant à l’oasis avec trois ânes.

1st of May, and we are still, in the area of Tinghir south of the High Atlas Mountains.
Our second hike in the area leads us outside the big oasis and the green gardens.
We walk out of the Todra gorge into the red mountains. The 12km distance under the hot sun in the very rocky and steep terrain will takes us a while. We simply should have started earlier than 10am to avoid the mid day heat. 🥵
At least we have enough water!

Un peu plus tard, nouvelle rencontre avec une autre nomade, avec qui nous essayons d’entrer en communication.
Ne parlant aucune des langues que nous connaissons, la tentative s’avère malheureusement infructueuse.

On our way up we meet a Nomad woman but unfortunately don’t share any common language with her.

Après 3 heures de grimpette, nous atteignons enfin le sommet, à 2000  mètres d’altitude.

After 3h climb (and a few extra miles to find the right path) we get to the top at 2000m.

Malgré la vue troublée par un voile grisâtre, nous apercevons parfaitement l’oasis de Tinghir serpentant dans le fond de la vallée.

We can see the big oasis in the distance and understand why the people live down there and not up here!

En descendant sur le versant opposé, nous tombons sur un campement de Berbères nomades.
En découvrant ces  gens, nous nous demandons vraiment de quoi ils peuvent bien vivre ?

…Apart from the Berber Nomads that live in the camp we come past on our way down.
Only a few older people and very young children are present. All others must be out with the goats or elsewhere to make some money, get water or food.
There is an open tent a larger cave and a stone corral for the goats and donkeys.

Dès notre présence détectée, une petite fille sort de sa maison troglodyte et vient à notre rencontre.

Derrière Sylke, une habitation rudimentaire dans laquelle ils vivent durant la belle saison.

No water in sight and no vegetation for the animals. 
Life must be had here.

Renseignement pris, il apparaît que leur seule source de revenu provienne de la charité des personnes qu’ils rencontrent.
D’ailleurs, les Marocains ont l’habitude de respectent les personnes dans le besoin et n’hésitent pas à les soutenir dans la possibilité de leurs moyens.
Encore un petit col à passer et nous voilà en vue de du fond de la gorge, distante encore d’une bonne heure de marche.

We climb another small pass from where we spot the green valley with our starting point. One more very rocky and very hot hour and we are back down.

Cette marche dans les cailloux nous a bien fatigués et nous sommes tout contents de retrouver le fond de la vallée……

The contrasting red and greed colors, the intense sunlight and the Berber village make for a spectacular sight!

……et tout particulièrement une terrasse ombragée pour soulager soif et faim ressentis par nos corps.
De retour à l’Azalaï, nous montons la gorge jusqu’au magnifique camping Baddou où nous attendent nos amis, une bonne douche suivie d’un thé marocain de bienvenue, et surtout un excellent Couscous pour terminer cette belle journée.

Tonight where we share a well deserved couscous in a new camp site with our friends Uschi and Andreas! 😋

Lundi 2 mai
Nous allons aujourd’hui nous aventurer sur une piste réputée assez difficile car souvent interrompue ou partiellement détruite par des éboulements provoqués par d’abondantes pluies orageuses qui peuvent sévir dans ces montagnes.
Cette piste, longue d’une quarantaine de kilomètres relie les gorges de Todra aux gorges du Dades.
Selon les informations que nous avons obtenues, des réparation ont été effectuées récemment et on nous assure que cela devrait passer.
Allons-y !
Ça commence gentiment sur une piste refaite à neuf  sur les premiers kilomètres.
Après cette entrée en matière facile, la piste devient soudain ravinée et très étroite par endroits.
C’est  tout particulièrement dans les virages serrés qu’il faut prendre garde à ce que toutes les roues restent sur un terrain stable.
Nos amis en font l’expérience pratique.

Today, we transfer from gorge Todra with gorge Dades via a dirt road. 
The views are stunning but unfortunately the photos don’t fully reproduce the intense colors of the stones and soil that range from blue over rose to orange. Technically the track is described as partial washed out, exposed and narrow in 2 or 3 spots with a rough passage in a river bed. 

At the end it is not as bad as we thought. Some steep, narrow turns are tricky and two passages are very narrow. The rest just needs some concentration.

Ce  passage  dans la montagne est magnifique et nous inspire de temps à autre une pause méditative.

C’est aussi dans le lit de la rivière, aussi  emprunté par les troupeaux de chèvres, que la piste se poursuit, l’originale  ayant disparu.

Le Ramadan est maintenant terminé et la vie va reprendre son cours normal, ce qui signifie que le peuple musulman peut à nouveau manger pendant la journée.
Rencontrés sur  la piste, un  petit groupe d’amis fêtent ceci autour d’un méchoui et nous font de grands signes pour que nous les rejoignions.
Vraiment sympa ces Marocains !

Ramadan is over today which means people can eat again during day time. Along the road a group of road workers invite us to join their party and feast.

Après 45 kilomètres  intenses, nous arrivons dans les  Gorges du Dades et faisons une pause thé dans la première auberge rencontrée.
Elle est malheureusement fermée et personne dans les environs.
Mais ici, les nouvelles vont vite !
Pas 5 minutes se sont écoulées qu’une moto arrive avec le propriétaire et l’un de ses amis et 10 minutes plus tard nous sommes installés et dégustons un délicieux thé marocain accompagné de cacahouètes.

Back on tar road we look for a place to have a tea
Not so easy! We are in a very remote place to start with and after 2 years of covid many hotels, campings and restaurant in the whole country are abandoned.

We try a little guesthouse. Nobody there, but in the little village our arrival was noticed and the owner was immediately informed. He arrives by motorcycle only a few minutes after us.
The tea is prepared and he even serves some peanuts with it.
😊

Après d’être désaltérés, nous  entamons la descente des gorges et trouvons notre bonheur à l’hôtel-camping « Berbère de la Montagne » qui, après le thé marocain de bienvenue traditionnel, va nous servir un excellent tajine d’agneau pour le repas du soir.

Mardi 3 mai
N’ayant plus de pistes à faire pour les prochains jours, nous décidons de nous séparer d’Uschi et d’Andreas pour quelques jours.
Nous reprenons ce matin notre sinueuse descente des Gorges du Dades …..

With our friends we fix an appointment for the next off road track in a weeks time.
We need one or two quiet days to issue our blog article. Michel is ready but I have to do the English translation part. I am not an enthusiastic writer, and it always takes some time for me to get going…

Along the scenic Dades gorge we find a suitable camping.

….pour rejoindre un site dénommé « Les Pattes de Singe », en vue d’une randonnée dans ces montagnes dans la journée de demain.
Juste après le point de départ de celle-ci, l’auberge Majorel nous paraît être une excellente opportunité pour y passer la nuit.

Mercredi 4 mai
La lecture du matin et le petit-déjeuner terminés, nous sommes prêts pour entamer la randonnée du jour vers ces Pattes de Singe.
Nous commençons par rencontrer une petite dame dont le dos se courbe sous la charge d’une botte d’herbe qu’elle a été faucher et qui va servir à alimenter ses animaux de ferme.

A little hike at the “doits de singes“ the “monkey fingers“ is a perfect reward for me 😊
On the way Michel tries to exchange with an old lady. All we understand is that she has cut some grass in the gardens at the small river to feed the animals at home. 
We often see women, no matter what age, carry heavy loads on their back in the rural areas in Marokko. Men don’t seem to do this kind of work here or they have a donkey. Just like in other African and South American countries we have visited. And probably in many other countries we have not visited yet…

Très vite le parcours s’avère spectaculaire.

We left early today, but it is already hot. Nevertheless the sight is worth the effort!

Après avoir longé le lit d’une rivière, le sentier grimpe dans la montagne…..

Our loop leads up a dry river bed, over a little pass and back down along the intensely red and strangely shaped rocks.

….. et devient de plus en plus spectaculaire.

Nous aboutissons finalement en face d’une paroi rocheuse aux formes improbables qui pourraient faire penser à des pattes de singes, d’où le nom qui lui a été donné.

And here they are, the “Monkey Fingers😀

La descente vers le fond de la vallée offre elle aussi de très jolis panoramas.

Après 4 heures de marche, nous retrouvons notre Azalaï et finissons la descente des gorges du Dades pour faire un court arrêt à Boumalne.
Un petit marché couvert permet de nous réapprovisionner pour les jours à venir.

Back at the car we continue the descent of the Dades gorges until Boumalne where we fill up on veggies at the little local market.

C’est la Vallée des Roses que nous allons visiter maintenant.
Cette vallée est réputée pour ses roses (Roses de Damas) très odorantes dont sont issus de nombreux produits.

And up again, this time into the Rose Valley, known for its fields of intensely odorant Damas Roses.

La route se faufile entre les falaises rosies par le soleil couchant en suivant l’Oued Mt Goun.

Après une trentaine de kilomètres nous atteignons le petit village de Boudeghrar, à l’entrée duquel se niche l’Auberge Chems (Soleil en Berbère) que nous avons choisie comme lieu de séjour  pour la visite de cet endroit.

Further up we stop at the Auberge Chems a wonderful place!

La vue de la terrasse nous inspire pour nous y installer et, après le thé de bienvenue, y déguster un excellent repas.

We take the traditional welcome tea at the terrace with sunset view.

Les escaliers de l’entrée sont joliment recouverts de roses…..

During the “Covid break” the owner hase started a small rose plantation. We are in the middle of the harvesting season and the roses are dried outside…

……et dès l’entrée franchie, les senteurs des milliers de roses séchant dans le Riad, envahissent toute la maison, éveillant nos sens olfactifs de leur puissant parfum.

and in the inner yard of the house called Riad.
The whole house smells delightfully roses 😍

Jeudi 5 mai
Nous sommes très hésitants ce matin de quitter cet endroit avant d’en avoir appris un peu plus sur l’exploitation des roses.
Said, le propriétaire de l’auberge, nous propose une visite guidée à travers les jardins du fond de la vallée.
Jardins où sont cultivées les roses, mais pas seulement.
De petites parcelles de blé, d’orge et de trèfle pour le fourrage des animaux sont bordées de figuiers, d’amandiers, de noyers et même de mirabelliers.
Accompagnés par Achim, notre visite commence par traverser l’Oued sur un petit pont fait d’un simple tronc d’arbre.
Un moment de concentration afin de ne pas se retrouver bêtement dans l’eau avant que la visite ait commencé.

To see and learn more about the rose plantations Said the owner proposes a tour through the fields (here called gardens) along the river.
Achim our guide leads us into the gardens across the Oued Mt Goun.

Nous nous retrouvons très vite dans le vif du sujet et respirons à pleins poumons les senteurs émises par ces milliers de roses.

The roses are grown as sort of hedges between the fields and can be harvested from roughly mid April to mid May. This is done by the women twice a day, mid day and evening, after which they go straight to the distillery.

La cueillette commence début mai et se termine environ 3 semaines plus tard à raison de 2 fois par jour, à midi et en fin d’après-midi.
Ce sont exclusivement les femmes qui s’occupent de cette tâche.

The gardens consist of very small fields. Almost permaculture like we see a mix of wheat, barley, lucerne, carrots, onions, several other veggies and various fruit trees like figs, peaches and almonds. The limited irrigated space around the river is fully used.
The abundant vegetation is overwhelming in this otherwise very dry region and the walk in the late afternoon atmosphere is super pleasant.

Les roses sont ensuite mises à sécher, avant d’être expédiées dans l’une ou l’autre des distilleries de la région.
Distillerie que nous allons visiter demain.
La balade se termine sur la terrasse de l’auberge, regardant le soleil se coucher derrière les montagnes, tout en savourant un thé marocain accompagné de ses traditionnelles pâtisseries.

Moroccan tea and home made biscuits welcome us back at Chems 😋

Vendredi 6 mai
Nous redescendons la Vallée des Roses pour  rejoindre Boumalne.
C’est ici que se trouve la distillerie principale produisant les produits issus des pétales de roses.

A very instructive organic certified rose distillery visit back down in Boumalne:

La visite de celle-ci s’avère fort instructive et intéressante.
On commence par les roses qui sont mises à sécher dans la cour de l’immeuble, qui une fois déshydratées serons broyées et utilisées en flocons pour la décoration de produits alimentaires, ou en poudre pour la fabrication de produits cosmétiques.

We first learn that the dried rose buds or petals are either used for food decoration or are ground for cosmetics.

Nous passons maintenant à la distillerie.

Whereas the fresh roses are directly distilled with steam to obtain large quantities of rose water and a tiny quantity of rose oil. Equally used for food and cosmetics.

Ahmed nous explique en détail tout le procédé.

More precise: 300kg of roses are distilled with 250l of water, which result in 350l of lightly flavored rose water and 12ml of very intense rose oil.

Pour la fabrication de l’eau de rose, c’est le procédé de la distillation qui est utilisé.
250 litres d’eau, ajoutés de 300 kg de pétales de roses frais sont déversés dans un alembic de 2500 litres de contenance.
Celui-ci est chauffé jusqu’à ce que le mélange commence à s’évaporer, passe par un refroidisseur qui condense ainsi cette vapeur chargée de l’arôme des pétales, et produise ainsi 300 litres d’eau de rose .
Lors de ce procédé, une fine pellicule d’huile se forme à la surface. Celle-ci  est récupérée et devient ce que l’on nomme « l’huile essentielle « de roses.
Les deux produits sont conditionnés en flacons de diverses formes et contenance pour l’utilisation dans la cosmétique et dans l’alimentaire.
Il faudra 25 tonnes de pétales de roses pour produire un litre d’huile essentielle.
Nous  terminons par la visite du magasin qui propose la panoplie complète des produits fabriqués par la distillerie avec les explications détaillées de notre guide quand à leur utilisation.

The (free) visit ends at the shop, where we do buy some lovely smelling products 😁

Celle-ci terminée, nous mettons le cap à l’ouest, en direction de Ouarzazate.
Arrivés à dans la petite cité de Skoura, sur cette route dite « des Kasbah », l’une d’entre elle nous a été recommandée par nos amis Uschi et  Andreas qui sont passé par là il y a deux jours.
La Kasbah Amehidil, d’appartenance privée, a été transformée en musée après que les propriétaires aient quitté ses murs en 1962.

We join the “Road of the Kasbas”.
A Kasbah is A fortress like building where the ruling sheik or king once lived. In general they look exactly like the sand castles you always wanted to build at the beach when you were a child. 
The thick walls are made in a special technique of layered stone and mud and perfectly keep the interior kool.

La visite de celle-ci, en compagnie de notre guide Adnan, nous en apprend beaucoup sur les us et coutumes du peuple arabe habitant cette région.

There a many Kasbas along this road and following Uschis reco, we visit Kasbah Amehidil in Skoura. We really enjoy the instructive tour through the privately owned and superbly renovated building.

Un joli restaurant occupe l’aile gauche de la Casbah et nous ne pouvons résister d’y faire un passage.
L’endroit s’avère tellement agréable que nous y passons le reste de l’après-midi et, comme c’est vendredi et que la coutume musulmane veut que le vendredi soit jour de couscous, nous en profitons pour déguster ce plat traditionnel avant de rejoindre le camping éponyme situé juste à côté.

It is Friday and as Moroccan habit suggests for this special prayer day, we have a couscous in the shady restaurant next door.

Samedi 7 mai
Un passage par le supermarché Carrefour pour refaire le plein de nourriture et nous voilà partis en  direction de Zagora où nous allons rejoindre nos amis dans la journée de demain.
Placée sur notre route, une petite oasis nous incite à nous arrêter pour une courte pause.

Back on the road direction south to Zagora where we will meet our friends for a second desert tour, we stop for a picnic at a tiny oasis.

Peu après, nous nous arrêtons pour une visite du ksour (village fortifié) de  Tamnougalt.

In the afternoon we visit the Ksour Tamnougalt. Ksour means fortified village in Berber language.

Lors de notre arrivée nous sommes accueillis par Bodar, Caïd (gouverneur) de septième  génération de la vallée du Drâa.
Nous lui disons simplement que nous voulons juste boire un thé sur une jolie terrasse et du coup,  spontanément, il nous invite dans sa Kasbah.
Dès la porte franchie….

Usually when you approach a site worth visiting here, someone appears and wants to be your guide. This time tough we did not want a guide and when Bodar suggest that he guides us through his village we explain that we only want to have a tea on a nice terrace. So he changes strategy and takes us to his home for the tea. 
We are not quite sure where he will take us but why not.
On the way he explains us that his grand father was the last Caid (governor) of the area. Bodar inherited this title from his father. But with the occupation by the French beginning of 19hundred there is no power to the title anymore.

…..il nous conduit dans le Riad (cour intérieure) et nous compte l’histoire de cette demeure construite au 17ème siècle et ayant servi de relais pour les caravanes de chameaux venant de Fès et allant à Tombouctou et vice et versa.

Anyway, when we get to his home, a true Kasbah, we can imagine that this was once a powerful family. And he probably didn’t just tell us a nice story.
The building was constructed in 17hundred and also served as an important stop for the caravans between Mali and Morocco and his family plaid an import role in trading.

Bodar also explains that his house is sometimes used for filming, e.g. Aladin and The English Patient. We will have a closer look next time we watch one of those films. 🤔

Cette kasbah a d’ailleurs aussi servi de décor pour différents films, comme « Aladin » et « Le patient anglais » entre autres.
Bodar nous emmène ensuite sur sa terrasse et demande en passant à sa maman de nous préparer un thé marocain avec des petits biscuits fait maison.
Et là, pendant une bonne heure, nous aurons droit à toute l’histoire de sa famille et pour terminer une visite de ses appartements privés.

His mother serves us tea and biscuits at the large terrasse on top of the building with a stunning view. During the next hour we enjoy tea and home made biscuits and Bodar praises his family and how lucky he is in live.
All in all an enjoyable moment for us and a good lecture about Moroccan culture. 😊
We do pay the tea and biscuits at the end, and as usual it is up to us how much we want to pay.

Nous en profitons aussi pour admirer les environs.

La journée se termine au camping du village, dans lequel nous sommes accueillis par Ismael qui  a son tour nous offre le thé de bienvenue, accompagné du chocolat marocain (dattes séchées broyées, amandes et cumin.

Dimanche 8 mai
Comme initialement prévu, nous descendons vers Zagora où nous allons rejoindre Uschi et Andreas et aussi un couple de leur connaissance, Franzi et Gus.
Aujourd’hui, c’est jour de grand marché à Zagora.
Il est déjà 3 heures de l’après-midi et il est probablement un peu tard pour y faire un saut, mais nous y allons quand même.
C’est le marché des paysans locaux qui viennent écouler leur marchandise aux habitants de la ville.
Celles-ci sont étalées sur une bâche, à même le sol.
Munis d’une petite bassine que nous remet le vendeur, nous faisons ainsi nos courses en nous promenant au milieu des denrées.

We arrive in Zagora on Sunday just in time for the weekly big market. It is the biggest market we have been to in Morocco and we love it! 

The whole region must come here either to sell or to buy. We stock up on veggies and fruits and also give in on a big watermelon not quite knowing how to stock it in the Azalaï on the bumpy desert road we are about to take.
At the end it works out ok and it was totally delicious! (And we will do it again 😁).

C’est en fin d’après-midi que nous nous retrouvons tous.
Nous passons la soirée à papoter autour d’une omelette berbère, préparée par le restaurant du camping « Palmeraie d’Amezrou ».

Later we meet Uschi, Andreas and their friend Gus, Franzie and Tenga the dog at the camping from where we will start our desert tour with 3 vehicles this time.

Lundi 9 mai
Départ des 3 voitures vers les 10 heures en vue d’une journée sur les pistes du désert de
l’Erg Cheggaga, avec pour but l’Oasis Sacrée, qui se trouve juste avant le Parc National Iriqui.
Toutefois, après 20km de route, nous arrivons au village de Tamegroute qui est réputé pour ses ” poteries vertes “.
La région est riche de cet argile que les potiers vont chercher dans des galeries souterraines.
Elle est ensuite foulée, malaxée, souvent par des enfants, jusqu’à obtenir la consistance adéquate  nécessaire à la mise en forme par le potier.

Last stop before we leave the tarred road is the pottery village Tamegroute famous for its green traditional style pottery. We are invited to see the whole manufacturing process. 😀As very first step the typical, local clay is worked hard, often by children, until it has the desired smooth texture…

Plutôt que de travailler assis devant son tour de potier, celui-ci est debout, enterré jusqu’à la ceinture.
Il souffre ainsi moins de la chaleur.

…it is then shaped on a pottery wheel..
Interesting to see that the worker sits in a whole. Apparently it is cooler this way.

Les pièces formées sont ensuite mises à sécher 3 jours à l’intérieur, puis 5 jours au soleil, avant d’être enduites d’un alliage de manganèse, d’oxyde de cuivre et de farine d’orge (recette transmise de génération en génération depuis plus de 400 ans et gardée secrète).

…the finished pieces dry inside for 3 days and then outside for 5 days before they are…

Elles sont ensuite mises à cuire durant 5 heures dans des fours en pierre, chauffés à 1000 degrés avec des feuilles  de palme, du bois sec et un mélange d’herbes sèches.

baked at roughly 1000C inside a traditional wood fired oven.

Après la cuisson, le four est laissé à refroidir toute une nuit avant que les pièces puissent en être retirées.
25% de celles-ci ne supportent pas la cuisson et en ressortirons cassées.
Les autres émerveillerons les clients par leur brillance et leur couleur, dominée par un vert sans nul autre pareil, souvent copié mais jamais égalé.
Les pièces de couleur brun/ocre sont obtenues sans l’ajout de cuivre dans l’émail.

Once enameled with a special mineral glaze they show the typical green color and fairly coarse texture.

Avant de quitter le lieu, nous faisons encore une petite visite de cette ville berbère aux maisons faites de torchis.

Il est déjà 14 heures lorsque nous réduisons la pression des pneus pour affronter les pistes du désert.
L’ambiance change et nous sommes très rapidement mis dans le vif du sujet avec de multiples tornades de sable que nous nous efforçons d’éviter au mieux .

Early afternoon we we leave the tarred road take the tire pressure down for a smoother ride and head direction dunes of Erg Cheggaga.
It is quite windy outside and we see a few remarkable tornados. After a short outside discussion about the direction we are all covered in sand. we decide against an outside tea break in the dunes 😉

Arrivés sans encombres à l’oasis sacrée, nous y dégustons un thé marocain….

We rather have our tea protected by the vegetation of the tiny “Sacred Oasis” 😀

…..avant de trouver un endroit pour y passer la nuit sous un ciel étoilé.

We also find a good spot for the night close by.

Mardi10 mai
À peine sortis de l’Azalaï, peu après le lever du soleil, une petite caravane de dromadaires passe à proximité.

Not a mirage!
Michel briefly talks to the french guy that has hired this caravan for a 10 days desert crossing. They do 20km per day with the temperature climbing as high as 40C! and he prefers walking over riding. Interesting holiday choice.
🥵

Il s’agit de l’équipage accompagnant un Français un peu bedonnant, qui fait un safari de 10 jours à pied à travers le désert, à raison de 20km par jour.
Courageux ! La température en milieu de journée frise déjà les 40°C à l’ombre.
Nous profitons de la fraîcheur matinale avant de nous mettre en route pour notre étape du jour qui  va nous faire longer l’Erg Cheggaga.

We on our side enjoy the cooler morning temperatures and then get into our air conditioned cars to avoid the mid day heat with view onto the intense orange Erg Cheggaga dunes. 😇

Ce massif dunaire d’une longueur de 40km pour 15km de large, avec des dunes pouvant atteindre une hauteur de 300 mètres, est le plus vaste et le plus sauvage du Maroc. 
En fin d’après-midi, nous atteignons une région montagneuse qui nous ébahit par sa beauté.
Pour un peu, on se croirait à Monument Valley sur le plateau du Colorado.

In the afternoon we reach a splendid mountain range, it almost looks like Monument Valley in Colorado.

A little oasis becomes our camp for the night right there!

C’est là que nous trouvons une petite oasis qui va nous fournir une ombre rafraIchissante pour passer la soirée et la nuit, tout en admirant ce paysage fabuleux, s’étendant devant nos yeux.

Mercredi 11 mai
C’est encore une journée que nous allons consacrer à la visite de ce désert toujours changeant.
De nombreuses petites boules brunes parsèment le sol désertique et éveillent notre curiosité.
Il s’agit d’une plante dite immortelle qui se nomme “La Rose de Jericho“.
C’est une plante morte dont les rameaux secs recroquevillés enferment les fruits contenant les graines vivantes.
Après une pluie abondante, ceux-ci se déroulent et libèrent les graines dont la germination donne des plantes vertes qui ont tout juste le temps de croître, fleurir et produire de nouvelles fleurs pendant la courte durée d’humidité du sol.
Elles commencent ensuite à sécher, les feuilles tombent et les rameaux ligneux s’enroulent afin de préserver les fruits de la consommation par les rongeurs ou les oiseaux granivores, jusqu’à la prochaine pluie.

The next day we start from here with a loop of roughly 100km. 
We drive on a flat surface with changing structure and color. Partly a dried out lake? or a large dry riverbed? 
We drive over little fields of diverse, small desert plants. All survival experts like the dried Roses of Jericho we spot there. We pull out some of their rolled up skeletons to have a closer look at the beautiful structure. The grains are still in their pods and wait to be transported by the wind to find water and then sprout, grow, flower and die within only a few weeks.

Une boucle d’une petite centaine de kilomètres, principalement située sur la surface plane d’un lac asséché nous voit évoluer d’une région uniformément blanchie par le sel couvrant la surface après évaporation à une région de petit gravier bleuté nous donnant l’impression de rouler sur les eaux calmes d’un immense lac,  puis d’une région de couleur ocre, et plus tard sur une zone plus sablonneuse.
En milieu d’après-midi, un acacia un peu plus large que les autres nous offre un endroit idéal pour une pause thé.

Tea/coffee break under an umbrella acacia. 

 peine repartis, un animal d’une longueur d’environ 30 centimètres passe à toute vitesse devant nous.
Intrigués, nous commençons à nous concentrer un peu plus sur notre environnement et très rapidement, nos yeux se fixent sur quelque chose qui commence à courir sur notre gauche.
Nous nous arrêtons et la chose s’étant arrêtée, nous avons tout le loisir de faire connaissance avec un grand lézard Uromastyx de couleur jaune.

Not only plants are survival artists here.
The mainly herbivorous Uromastyx or Spiny-Tail Lizard is well adapted to arid climate.

Ce lézard également appelé « frotte queue «  en français, en raison de la manière de se défendre en fouettant  ses ennemis avec son appendice trouve dans ces régions désertiques l’endroit idéal pour son développement.
Il ne se passe pas longtemps avant que nous en apercevions un autre, réchauffant ses écailles au soleil, qui cette fois est de couleur rouge.
Il se pose volontiers pour nous laisser le photographier à loisir.

While the Uromastyx uses color to frighten predators off

Si ceux-ci sont plutôt voyants, il en est d’autres, comme cette sauterelle qui fait merveille dans l’art du camouflage.

…this grasshopper prefers to not be seen in the first place.

La boucle du jour est presque bouclée et c’est leur autre face que nous montrent les montagnes…..

We close the loop late afternoon and spend another night at our preferred oasis 😃

….. avant de retrouver notre oasis de  la veille.

Jeudi12 ma
Un dernier  petit déjeuner avec nos amis et déjà il est temps de nous quitter.

With different next travel objectives our little group split up and maybe our roads cross again later. 😀
Our friends stay south while we slowly return north with Tafraout as a first target in the middle of the Anti Atlas.

Nos objectifs de visite du pays étant un peu différents et ayant terminé avec les pistes du désert nécessitant d’être effectuées à deux véhicules au moins en cas de problème, nous reprenons notre indépendance.
Tafraoute, au coeur de l’Anti-Atlas est notre prochaine destination.
Avant d’y arriver, nous passons encore une nuit au milieu de nulle-part, afin de remonter la vallée d’Ait Mansour tranquillement demain matin.

A quiet night in the rocky desert.
Before we reach the superb gorge Ait-Mansour

Vendredi 13 mai
La traversée des superbes gorges d’Ait Mansour à la palmeraie dense et aux villages berbères pittoresques ne cesse de nous émerveiller.

Lash vegetation alongside the river contrast with the dry, red rock faces.

Un arrêt chez Abdou, réputé pour son omelette berbère, va calmer notre voracité.

Definitely the best Berber Omelette “chez Abdou”!
Lots of vegetables and eggs baked together inside a Tajin, the typical moroccan clay pot.

 la sortie de la gorge, nous aboutissons à la petite ville berbère de Tafraoute.
Quelques 3 kilomètres après celle-ci, au pied de la montagne Tête-de-Lion, nous dénichons notre camping du même nom.

Next to Tafraoute we check into the camping “Lions Head” referring to the rock formation above.
It took me a while to see it. Hope you are quicker!

Samedi 14 mai
Un peu de marche nous emmène ce matin sur le site des « Rochers peints de Tafraout ».
Oeuvre de l’artiste belge Jean Vérame, ces amas de pierre, peints en 1984, dispersés sur 5 kilomètres, sont majoritairement de couleur bleue. Ils ont nécessité 19 tonnes de peinture.
Devenu très prisé des touristes de passage, ces rochers sont repeints régulièrement pour en maintenir les couleurs qui s’effacent rapidement sous les effets du vent et des intempéries.
Une petite demie-heure de marche plus tard….

On the agenda for today: a hike around the “Blue Rocks”. 

……nous atteignons les toutes premières pierres.

1984 the Belgian painter Jean Verame used 19 tons of mainly blue color produced after an old Egyptian recipe for this surprising artwork.

De là, nous apercevons déjà les suivantes qui forment toute une colline.

Et d’autres encore juste un peu plus loin.

L’après-midi est consacré à la visite de la ville de Tafraout.
Petite cité berbère de 6000 habitants, Tafraout, est perchée à 1200 mètres d’altitude
est située dans la région du Souss, au cœur de la vallée des Ammeln.
De nombreuses activités artisanales se déroutent dans cet endroit mais, l’une d’entre elles,  nous intéresse tout particulièrement: la fabrication de l’huile d’Argan.
Toute la région est propice à la croissance de l’arganier, arbre endémique du Maroc et de l’Algérie.

The Anti Atlas is known for the precious Argan oil produced from the kernels of the Argan tree endemic to Morocco. The high value oil is used for culinary products and cosmetics. 

À partir de son fruit, les locaux produisent cette huile, qui offre de multiples usages dans les domaines de la cuisine, des médicaments ou de la cosmétique.
L’arganier est un arbre aux rameaux épineux produisant des fruits ressemblant aux olives.

The spiny argan tree is perfectly adapted to the very dry climate here. It provides an income for a large group of people and it’s deep roots work agains erosion. In addition, leaves, fruits and oil by-products are a major source of forage for goats, sheep and camels.
The fruits look like large olives and need more than one year to ripen. As you can see on the picture the tiny flowers are already blooming while the fruits are still on the tree.

Après  la récolte, à fin mai, les fruits sont débarrassés de leur pulpe pour en extraire le noyau.
Celui-ci est ensuite cassé pour en extraire l’amande.

The production of the argan oil is hard work. The most Labour intensive is the removal of the soft pulp and the cracking of the kernels by hand between two stones to remove the seeds that resemble almonds but are not edible as such.

Pour obtenir l’huile comestible, celle-ci est ensuite torréfiée, moulue…..

To obtain the oil, the seeds are gently roasted and ground.

……. et mélangée avec de l’eau.
La pâte ainsi obtenue est malaxée à la main durant 3 heures.
L’huile à usage cosmétique est obtenue quant à elle à partir d’amandes non torréfiées.

The resulting paste is mixed by hand for about 3 hours with a little water and then separated from the oil by squeezing.

Ce travail effectué, la masse est pressée, toujours à la main pour en extraire la précieuse huile.
L’extraction traditionnelle de l’huile d’argan est pénible et demande un travail fastidieux. Une personne a besoin de 52 heures de travail pour extraire 2-2,5 litres d’huile à partir de
100 kg. de fruits secs.

All in all it takes 52 hours of hard work (by women exclusively) to produce 2.5l of oil from 100kg of fruits. Thus the high price of 20 to 40€ per liter depending on the year and the quality of the harvest.

Une fois l’huile extraite, le produit résiduel est utilisé dans la fabrication du savon noir et comme nourriture pour les animaux.

Separated from the oil, the ball shaped paste is fed to animals.

Dimanche 15 mai
Nous quittons Tafraout et allons visiter aujourd’hui l’une des autres particularités de cette région:
Les « Agadirs ».Ce nom désigne des « greniers collectifs fortifiés ».
Celui de Tasguent que nous visitons est l’un des quelque 500 agadirs de la région, dont beaucoup sont en ruines.

Another highlight of the area are the Agadirs
The word Agadir describes a fortified collective often multi level granary.

Vieux d’environ 900 ans, ces greniers avaient pour objectif de protéger les biens, récoltes et biens personnels des habitants des villages.
A l’époque, les Berbères, encore semi-nomades avaient pour habitude de laisser femmes et enfants au village pendant que les hommes partaient avec les troupeaux de chèvres à la recherche de pâturages.
Les pillards avaient ainsi la tâche facilitée pour dévaliser les habitants des villages.
Ces greniers collectifs fortifiés étaient surveillés par un gardien.
Chaque famille possédait une niche dont l’acte de propriété était gravée sur un morceau de bois.

Up to recent these buildings were used by entire villages like a bank or a safe where they stored their grain harvest and any other object of value. This way during summer men could travel with the goats as semi nomads and leave women and children at home to take care of the fields without the danger to loose the harvest to thieves.
There are more than 500 Agadirs in the Anti Atlas in a state between total ruin and recently renovated and we will visit two of them: Agadir Tasguent in bad state and Agadir Tizourgane recently renovated
.

L’arrivée au village provoque instantanément l’intérêt de la population qui vient s’agglutiner autour de l’Azalaï.

Aïcha, Safia et Ahmed nous accompagnent pour la montée au grenier.

In Tasguent a little group of people accompanies us up to the entrance of the building. 
Nobody has the key for the main gate and we are surprised to see their efforts to break the lock in front of us. 
Disappointed we start our return to the car when Mohamed arrives with the key!

Mohamed, le gardien officiel du lieu nous rejoint pour une visite détaillée du grenier, qui compte 366 niches.

The Agadir has 366 chambers, each belonged to a different family.
The different levels are attainable via little platforms as Mohamed demonstrates.

Il n’hésite pas à monter sur les pierres saillantes, servant de marche, pour accéder aux niches.
On peut facilement imaginer que l’accès à celles-ci, un gros sac de grain sur le dos, devait être assez périlleux.

Les actes de propriété, dont le texte est gravé sur du bois d’arganier, ont été conservés dans ce panier.

Ahmed nous montre fièrement la niche dont il est propriétaire.

Ahmed proudly shows us the chamber of his family.

Nous quittons le village et ses habitants après avoir distribué quelques stylos aux enfants et retournons retrouver la fraîcheur du Col Tiouli, à 1700 m/m, sur lequel nous avions repéré un joli endroit pour y passer la nuit, lors de notre premier passage.

After the visit we decide to spend the night at the Tiouly pass at 1700m hight where the temperature is much more pleasant right now.

Lundi 16 mai
Il fait seulement 10°C ce matin sur le col, mais dès 6h30, le soleil émerge de derrière la montagne et réchauffe rapidement nos corps frissonnants.
Objectif de la journée: rallier la ville de Taroudant par la route panoramique qui passe par
Ait Baha.
En parcourant cette route sinueuse, contournant les montagnes de l’Anti-Atlas, nous découvrons presque à chaque virage, des villages berbères, accrochés dans les pentes rocheuses.

Our road to the second Agadir Tizourgane leads us through the valleys of the Anti Atlas.

Après une bonne demi-heure de route, perché sur une colline, apparaît l’Agadir, devenu  Kasbah de Tizourgane.
Au fil du temps, cet ancien grenier fortifié a été transformé en Citadelle, comptant une cinquantaine de maisons.
3  familles en sont propriétaires mais une seule d’entre elles y vit en permanence et s’est occupé de valoriser l’endroit en y créant un restaurant et des chambres d’hôtes.
L’argent ainsi gagné, est investi dans la rénovation de l’endroit qui respecte scrupuleusement l’architecture originale.

Agadir Tizourgane has over time evolved from a fortified granary to a fortified village with roughly 50 houses.
It is no longer inhabited but was recently renovated fully in line with the old architecture.

Nous avons la chance d’avoir Melica (qui signifie Reine en Berbère ), la fille du propriétaire,  pour nous accompagner dans la visite de l’endroit et nous transmettre tout son savoir sur l’histoire de cette citadelle.

C’est en fin d’après-midi que nous atteignons la ville de Taroudant et que nous nous installons au camping « Le Jardin ». 

Mardi 17 mai
Visite de Taroudant pour commencer  la journée.
En 1523, la ville a été entièrement entourée d’un rempart long de 6 km, afin de résister aux expéditions militaires menées  par les sultans alaouites.
Ceux-ci sont percés de 9 portes voûtées, d’architecture mauresque, doublées de plus petites portes pour les piétons pour permettre l’accès à a cité.

Our next visit goes to the small and friendly city of Taroudant with 90’000 inhabitants. The Medina is entirely surrounded by old ramparts from 16 hundred and comprises 2 big souks, one for vegetables and one for absolutely everything else.

La ville compte près de 90’000 habitants, qui trouvent tout ce dont ils ont besoin, dans 2 grands souks, l’un berbère, l’autre arabe.

We stroll through both of them and do our food shopping before we continue our road now heading for the coast for some cooler temperatures.

Nous rejoignons maintenant la côte atlantique en passant par Agadir, que nous laissons dans notre sud, poursuivant notre route jusqu’au camping « Atlantique ».
Notre premier contact avec l’océan depuis notre arrivée au Maroc, nous incite à une balade coucher de soleil.

Our original plan to go straight to Marrakech was ruined by temperature forecast of 43C in the city. 🥵
But we turn to the coast for 22 to 25C instead. 😃
And enjoy the sunset at the beach north of the city of Agadir.

Mercredi 18  mai
Journée  tranquille.
On décide de rester au camping et de se balader un peu le long de la plage.
Tout en flânant, on passe devant plusieurs restaurants proposant poisson et fruits de mer.
L’envie nous prend de profiter d’être au bord de l’océan pour nous offrir un bon restaurant pour ce soir.
Renseignement pris auprès de deux résidentes du lieu, il apparaît que « Chez Brahim » soit la meilleure option.
Nos estomacs se réveillant vers les 18 heures, nous nous installons sur la terrasse en bord de mer  du restaurant en question.
Le patron nous suggère d’essayer ses superbes langoustes, ce que nous acceptons avec plaisir. Nous les dégustons avec appétit tout en admirant les surfeurs chevaucher les vagues avant qu’elles ne viennent s’étaler sur la plage de sable doré.

We celebrate the pleasant place with a plate full of fresh lobster and a glass of white wine, (the second of which is much harder to find here😉).

Jeudi 19 mai
On décide de partir relativement tôt (09h30) ce matin, afin d’avoir le temps de visiter la ville d’Essaouira, distante de presque 200 kilomètres.
Cette ville portuaire, anciennement appelée Mogador, a plusieurs fois été détruite au cours des siècles.
 C’est à partir de 1760, grâce au sultan Mohammed ben Abdallah, qu’elle a été reconstruite telle qu’on la voit aujourd’hui.
Sa médina est d’ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001.
La ville tire ses ressources de la pêche à la sardine, du tourisme et aussi des fruits de l’arganier.
Nous commençons notre visite par le port de  pêche et nous nous posons la question comment les pêcheurs font pour sortir leur barque de ce méli-mélo ?

200km north of Agadir we stop for Essaouira.
Although the place was occupied since prehistoric times, the current city of Essaouira was only founded in 1760 by sultan Mohammed Ben Abdallah. Curiously he had hired a French architect which is not only visible in the style of the Harbour and the ramparts but also in the wider streets inside the Medina.
Essaouira was the countries diplomatic capital between the end of the 18th century and the first half of the 19th century. The fortified Medina is UNESCO world heritage listed since 2001.

Ceux-ci sont privilégiés !

Traditional fishing and tourism are the main sources of income.

Le stockage des filets.

Les goélands nous survolent  par dizaines lorsque nous passons par le marché  aux poissons et guettent la moindre occasion de se servir directement sur le stand du poissonnier.

L’entrée dans la médina se fait par de multiples portes, débouchant sur des ruelles étroites, ou marchands, artisans, restaurants et hôtels offrent tout ce sont le touriste de passage à besoin.

Fish, crab and lobster can be bought at the fish market and then are grilled and served right there.

Sylke est attirée par quelques colliers berbères qu’elle négocie avec le marchand.

The Medina with its labyrinth of streets is split into a busy local souk and a lovely blue and white more laid back touristy part.
We sit down for a tea and enjoy the lively and at the same time relaxing atmosphere.

Après nous être désaltérés, nous reprenons la route en suivant la côte vers le nord, pour nous arrêter une trentaine de kilomètres plus loin dans le « Camping de la Plage ».

Vendredi 20 mai
Toujours le long de la côte, à une soixantaine de kilomètres dans le nord, se trouve la ville de  Safi.
De par sa situation,  Safi a de tout temps été un port crucial dans le commerce entre l’Afrique du Nord et l’Europe.
De 1480 à 1541 elle a été occupée par les Portugais qui  en ont profité pour y construire une forteresse sur le front de mer, dont on peut encore en admirer les restes aujourd’hui.

Safi further north although historically with equal importance is strikingly different today!

The ruins of the Portuguese fortress built during the occupation of the coast by the Portuguese from 1480 to 1541.

Sa médina, pas du tout tournée vers le tourisme, contrairement à celle d’Essaouira, a gardé sa sobriété d’antan.

Instead of beaches with kite surfers, touristy restaurants and shops, Safi is an industrial town known for its pottery quarter and the unchanged, traditional medina.

Aujourd’hui, grâce à son abondance en  argile, Safi  est réputée pour être la capitale de la poterie marocaine.
La Colline des Potiers compte plus de 700 artisans travaillant sur 72 fours traditionnels.

Après une balade dans les rues de la ville hors de la médina…..

…..  nous retrouvons notre Azalaï qui va nous emmener, après 65 km de route, jusqu’à Oualidia, toujours sur la  côte atlantique.
Surplombant la ville, le camping « Laguna Park » nous héberge pour la nuit.

Samedi 21 mai
Oualidia
, petite ville de 7000 habitants, voit ses principales activités tournées vers l’ostréiculture, la pêche et le tourisme.
Ce que le visiteur aime ici par dessus tout, c’est de se prélasser autour de la jolie lagune, tout en dégustant les meilleures huitres du Maroc.

One more stop along the coast at Oualidia and it’s laguna famous for its beaches and oysters.
It is rather cool and overcast so no good time for the beach. In addition we are no big oyster fans (sorry), so we only stay the night and continue our trip along the coast.

Nous y faisons un passage avant de continuer notre route le long de la côte avec  pour but la ville d’El Jadida.
Soudain, au loin, juste au bord de la route, une tache claire attire notre attention.
En nous rapprochant, nous voyons une charrette de papayes bien mûres, que propose à la vente, un marchand coiffé d’un chapeau de paille.
Mmmmmm, on adore ça !

Fruits and veggies are regularly sold along the road.  It this time we see heaps of papaya! They look delicious und we buy one. We are told that they come from their “garden” as they call their fields and plantations here. 
This is hard to believe. We have not seen a single papaya tree during our whole trip through Morocco and as far as we know these trees need warm and humid climate. Not exactly what we have here. 😉
We suspect that they come by boat from a tropical countries further south. Never mind we can confirm that they are a tasty as they look.😋

El Jadida, a été occupée par les Portugais de 1502 à 1769.
Ils y ont construit une cité fortifiée, nommée Mazagan, qui aujourd’hui encore représente l’intérêt touristique majeur de cette  ville de 200’000  habitants.

El Jadida, another fortified Medina, and again a very different atmosphere. Not as crowded,  touristy and renovated as Essaouira and not as in industrial and unrenovated as Safi, but somewhat in between.
Established during Portuguese occupation between 1502 and 1769 the fortified medina is very little renovated and rather peaceful with only a handful of cafes, pottery and Berber carpet shops.

When we walk from the bustling 200’000 people town through the gate into the old medina it feels like time has stood still and we are back in 15th century.

We walk on top of the rampart all around the little Medina with lovely views onto the see, the little harbor and the busy city outside.
We have a tea on a roof terrace and finish with a great early dinner in the garden of a beautiful hotel that is located inside an old church.
😍

Quelques images des ruelles de cette citadelle portugaise.

Et aussi la vue sur les toits.

Nous y passons l’après-midi et terminons  notre visite par un repas au restaurant « La Capitainerie ».
Pour passer la nuit, nous sortons de la ville et trouvons un coin tranquille, loin de la civilisation, cachés derrière les dunes bordant l’océan.

Followed by a night in the dunes.

Dimanche 22 mai
Grosse journée prévue aujourd’hui.
Nous allons commencer par monter le long de la côte jusqu’à Casablanca avant de redescendre en direction des montagnes de l’Atlas jusqu’à Marrakech.
Casablanca est considérée comme la capitale économique du pays.
Ville moderne de 3 millions d’habitants, elle n’avait pas vraiment d’atouts pour attirer le tourisme.
Jusqu’à ce que le Roi Hassan II décide de construire la sixième plus grande mosquée du monde, en taille mais la troisième en importance de lieu Saint, après celle de la Mecque et celle de Medina, toutes deux en Arabie saoudite.

Last stop at the coast is shiny, busy, crowded Casablanca. With 3 million inhabitant by far the biggest city of Morocco.
Sole objective of our stop here is the famous Hassan II mosque. A unique opportunity to visit the inside of a mosque, which is usually not accessible for non muslims.
200m long, 100m large, 65m high with a minaret of 200m hight and a huge plaza outside, it is built to welcome for 105’000 Muslims for prayer. 25’000 inside and 80’000 outside.

Construite en partie sur la mer, elle occupe 9 hectares dont 2 pour la mosquée elle-même.
Longue de 200 mètres pour 100 de large et 65 de hauteur, elle a nécessité 7 années pour sa  construction, terminées en 1993. Son minaret à la même hauteur que la longueur de la mosquée, c’est à dire  200 mètres.
Hassan II
a voulu en faire un lieu de rassemblement et de paix, pour tous les habitants du  monde, et c’est pour cela qu’elle est accessible au public en dehors des heures de prière.
25’000 fidèles peuvent y prier à l’intérieur et 80’000 sur l’esplanade extérieure.
Impressionnant !

The inside is beautifully decorated and full of symboles for peace and tolerance.

La salle des prières

L’entrée royale

La salle des ablutions

Après cette visite fort intéressante, nous  avalons les 230 kilomètres d’autoroute qui nous rapprochent à 10 km de  Marrakech, où nous trouvons le Camping
« Le  Relais de Marrakech » qui nous sert d’étape avant la visite de cette ancienne cité impériale.

Voilà, voilà…..que de belles découvertes dans ce beau pays !
Nous allons en rester là pour ce deuxième épisode, qui nous l’espérons, vous a fait voyager un peu et donné l’envie de venir découvrir le Maroc par vous-même.
Le prochain épisode commencera donc par la ville de Marrakech où nous sommes actuellement.
Nous allons ensuite nous diriger vers la ville de Fès, puis retourner à la côte atlantique vers Asilah, nommée aussi “La Perle du Maroc” où le Street Art se rencontre à chaque coin de rue.
Nous retrouverons ensuite Tanger où nous prendrons le ferry pour Tarifa puis le Portugal, que nous visiterons jusqu’à fin juin, après quoi nous rentrerons à la maison pour éviter le flot des vacanciers de juillet.

This is it for now! 😀
We have a couple of more weeks in Morocco to visit Marrakesh
and Fés and a bit more of the coast, before we will cross over to Portugal. You can read all about this in our next article.

Amitiés de Milke qui vous dit “A bientôt !”

Les splendeurs du Maroc

Marhabān tout le monde !
Nous voici à nouveau sur la route !
Cette fois-ci, nous vous faisons partager notre périple à travers le Maroc.
Ce pays du nord de l’Afrique, envahi par les Français, mais aussi partiellement par les Espagnols a retrouvé son indépendance en 1956.
D’une superficie 17 fois celle de la Suisse, il est peuplé de 37 millions d’habitants.
En début d’année, lorsque nous planifions de faire ce voyage, alors qu’il avait fermé ses frontières au tourisme le 29 novembre 2021 pour cause de Covid19, il ne les a toujours pas rouvertes.
A mi-mars, des informations circulent que le pays sera à nouveau accessible à partir de début avril.
En consultant les sites de ferrys, nous nous apercevons que les toutes premières réservations sont possibles pour le 7 avril au départ de Gênes pour Tanger.
Ni une, ni deux ! 
Nous nous lançons dans l’aventure avec la compagnie italienne GNV  (Grandi Navi Veloci)  et l’effectuons pour la date en question.
Moment de déception ! 
Le 2 avril, nous recevons la nouvelle que notre billet est annulé car le pays n’a toujours pas ouvert ses frontières au trafic maritime.
Nous nous fixons une date limite jusqu’à fin avril pour entreprendre ce voyage car ensuite il ne restera que trop peu de temps pour profiter de conditions printanières avec des températures agréables.
Le 10 avril, l’information nous vient que le pays a ouvert ses frontières au trafic aérien seulement et qu’il faut attendre le 14 pour y accéder par voie maritime.
Nous consultons à nouveau les deux seules agences de ferry assurant la liaison vers le Maroc depuis Gênes ou Sète et  découvrons que Balearia, compagnie espagnole, assure un départ le 15 avril  depuis Sète vers Nador.
Immédiatement, réservation  est faite !
Nous nous réjouissons déjà de  pouvoir y aller avec seulement une semaine de retard sur notre planification d’origine.
Mais, c’est sans compter sur les mauvaises surprises !
Le 11 avril au matin, nouvelle  déception. Nous recevons un SMS stipulant que pour des raisons indépendantes de la volonté de la compagnie, notre voyage est suspendu. Grrrr…..
Bon, ne perdons pas courage !
On retourne voir ce que fait la compagnie GNV  et avons la bonne surprise de constater qu’elle assure maintenant un départ de  Gênes vers Tanger en date du 14 avril.
Réservation immédiate est faite et cette fois, il semble que les astres se  soient alignés pour que nous puissions enfin y aller.
Inchallah !!!

Dear friends,
Milke is on the road again, this time in Morocco!


In January when we started our planning, Morocco was still closed since November 2021 and we were hoping that it would re-open in time for our trip to start beginning of April.
Sure enough our first ferry booking from Genoa to Tanger (north of Morocco) for April 7 was in vain since the country was still closed. The same for our second booking, 😳😢
But finally the ferry for April 14 is confirmed and we literally travers the Mediterranean see with the first ferry since November.

Mardi 12 avril
Notre Azalaï est  prêt et nous aussi.
Nous quittons Montagny en fin de matinée avec l’idée de faire une étape à Aoste,  afin de visiter cette ville que nous connaissons très peu.
Nous profitons d’une fin d’après-midi très agréable pour flâner dans les  rues de celle-ci et découvrons une ville riche d’histoire et présentant encore de nombreux vestiges de l’époque romaine.

On our rapid way to the Genus as usual we stop over in Aosta for a stroll through the lovely old town center. We sit down for a fabulous cappuccino and later on for a perfect Italian dinner. Isn’t this the best way to start holidays? 😋

Suivant la recommendation de l’un des artisans de la ville,  nous passons un bon moment au restaurant « Girasole » qui nous sert une excellente cuisine maison.
C’est sur un parking en périphérie de la ville que nous passons notre première nuit de voyage.

Mercredi 13 avril
Encore un petit tour d’Aoste avant de reprendre la route.
Un petit café fréquenté par les locaux attire notre attention et c’est par un expresso bien corsé que nous stimulons notre corps pour attaquer cette nouvelle journée.
Cap est mis sur la ville de Gênes en milieu de matinée.
Un soleil radieux nous accompagne tout au long de la plaine du Po qui, d’après les panneaux de limitation de vitesse à 50km/h en cas de brouillard, doit s’avérer avoir des périodes de grisaille encore pires que celles que l’on peut vivre dans notre plaine de l’Orbe.
Comme hier pour Aoste, nous cheminons d’abord à travers la marina, très fréquentée en cette journée de printemps ensoleillée, où les t-shirts ont fait place aux pulls, avant de diriger nos pas vers la vielle ville.
Là aussi, nous somme agréablement surpris par cette ville à la riche histoire et admirons particulièrement l’alignement des palaces de la via Garibaldi qui n’en compte pas moins de 9, tous du 16ème et 17ème siècle, sur les 33 que compte la ville.
On ne peut s’empêcher d’immortaliser quelques uns des halls d’entrée, magnifiquement décorés, de ces riches demeures.

In Genoa we discover it’s mighty old town centre for the first time. I can’t believe we had driven past this so many times in the past!
Besides plenty of charming plazas, uncountable tempting restaurants and stylish shops, there are 33 palaces from the 16 and 17 century of which 9 are located right in the middle of the old town centre in the famous Via Garibaldi.

Passage par la “Piazza Fontane Marose“.

En soirée, une bonne pizza calme nos estomacs affamés, avant de rejoindre un parking près de la marina, où notre Azalaï nous attend pour y passer la nuit.

Jeudi 14 avril
Ce matin, c’est dès 7 heures que nous prenons le chemin du port.
Il nous est demandé de nous présenter 5 heures avant le départ du ferry pour procéder aux formalités d’embarquement.
Bien nous a pris de respecter ce délai, la première difficulté ne tardant pas à se présenter.
À l’arrivée au port, fiers de montrer nos billet électroniques sur nos téléphones portables au premier contrôle, l’agent de service nous demande de lui fournir un billet imprimé car il doit y apposer un tampon pour valider notre accès au port.
Mmmmm ……pas cool !
Michel s’enquiert auprès de celui-ci comment obtenir ce précieux sésame et c’est jusqu’aux bureaus de l’agence GNV, situés dans un grand supermarché qu’il doit se rendre.
45 minutes plus tard, le tampon libérateur est apposé sur cette feuille de papier et nous pouvons passer le premier portail.
Tout de suite après, nous sommes arrêtés par un contrôle de sécurité qui se contente de contrôler les passeports, d’inspecter le véhicule et de demander si les bouteilles de gaz sont fermée.
Nous accédons ainsi à la file d’attente.
C’est un spectacle assez  particulier qui nous y attend en découvrant que la grande majorité des véhicules nous précédent sont occupés par le seul chauffeur et ont été remplis à ras bord, et chargés au maximum sur le toit, de toutes sortes de marchandises.

April 14 at 7am we are at the ferry Terminal in Genoa. All excited to get going!
Ok, the administration on both sides is a little rusty (means very confusing on the Italian side and slow on the Moroccan one, which is probably normal given this is the first ferry since a few months). The 52 hour boat trip seems endless, but who cares, we are on the road again to a new destination!
😍😎

We are behind all these over loaded Moroccan cars, together with a tiny group of other tourists.

Pensant que tout est en règle de notre côté, c’est détendus que nous attendons le moment de monter sur le ferry.
Et bien NON !!!
Au moment d’embarquer, une agente de la compagnie GNV contrôle nos papiers et nous signifie gentiment que nous n’avons pas la moitié de ceux qu’il nous faut et que nous devons nous rendre aux bureaux du « Check-in » pour obtenir les document manquants.
En arrivant dans le lieu en question, heureusement assez proche, nous nous apercevons que nous ne sommes largement pas les seuls à être dans ce cas et sommes rassurés sur le fait que le bateau ne partira pas sans nous.
On en profite pour prendre une photo du ferry, le M/N Fantastic » qui va nous emmener enfin à notre destination: TANGER.

Nous avons pris une cabine avec vue sur la mer pour passer aussi agréablement que possible les 52 heures de navigation qui nous séparent du Maroc.
En sortant du port de Gênes, nous longeons une zone attirant notre attention par des formes bizarres, couvertes de bâches blanches.
De fait, il s’agit simplement du chantier s’occupant de la construction des grands yachts de milliardaires qui sont à l’abri sous leur hangar personnalisés.

Vendredi 15 avril
Nous faisons escale à Barcelone et avons la bonne surprise de retrouver Ushi et Andreas, les amis avec qui nous avons prévu d’effectuer une partie du voyage au Maroc.
Partis une semaine avant nous, ils ont profité de passer un peu de temps en  France en attendant l’ouverture du Maroc et ont appris la nouvelle alors qu’ils étaient près de la frontière espagnole.
Une possibilité s’est offerte à eux de s’embarquer depuis Barcelone et il se trouve que par hasard c’est sur le même ferry que nous.  
Sympa !!!

The ferry makes a stop over in Barcelona where our friends Uschi and Andreas join. A real surprise! With all the cancellations we had decided to independently travel to Morocco and only meet there. But by chance we are now on the same boat. Nice! 😊 

Samedi 16 avril
Le ferry avance gentiment à 30 km/h et rien d’autre à faire que prendre son mal en patience.
Morocco flair already aboard. 😊

Il est 16h45 lorsque nous accostons au port de Tanger-Med.
Le temps de débarquer et de passer les contrôles douaniers il est déjà 18h30.
Il fait nuit lorsque nous arrivons à « La Ferma « , près du Cabo Negro, notre camping pour cette première nuit en terre marocaine.

Dimanche 17 avril
On passe toute la journée au camping à discuter avec le patron du  lieu et nos voisins  campingcaristes qui partagent volontiers avec nous leur expérience du Maroc.

Lundi 18 avril
Visite de la ville de Tétouan au programme du jour.
Cette ville de 400’000 habitants, située dans une vallée des montagnes de la chaîne calcaire du Rif occidental a gardé un lien très fort avec l’Espagne.
Pendant l’occupation du pays par les Français, Tétouan a conservé le statut de protectorat espagnol.
C’est d’ailleurs de là que Franco a préparé le coup d’état qui lui a permis d’imposer son régime dictatorial et diriger ainsi l’Espagne de 1936 jusqu’à sa mort en 1975.

Morocco is 17 times bigger than Switzerland and we realize that it will be impossible to see all worth seeing in this country before the summer heat becomes unpleasant. So to optimize our time in relation to heat we will visit the Sahara and the south of the country first.
On our more or less straight line south we visit the lively town of
Tétouan as our first activity.

Tétouan has 400’000 habitants and was under Spanish protectorate from 1912 to 1956 while the rest of the country was occupied by the French. The past Spanish influence is still very visible in form of architecture, food and language and a lot of people here still speak Spanish.

By the way, it is from here that Franco has prepared the 1936 “coup d’état” in Spain where he then ruled as a dictator for 39 years.

Nous visitons sa médina, dont l’architecture et son art témoignent des fortes influences andalouses qu’elle à subie.

The famous, huge Medina (old town) is like a labyrinth with little roads meandering through the uncountable connecting houses that are home to plenty of little shops, charming restaurants and hotels. We spend all morning exploring and finish with our first delicious couscous. 😋

Our bags full of little cakes, fresh strawberries, veggies and various typical types of bread we joyfully return to our campsite.
Later the same day we continue into the Rif, the lowest and most northern of Morocco’s four mountain ranges. Our destination is Chefchaouen also called the blue city or the blue pearl.

Peu après le milieu de l’après-midi, nous mettons le cap sur notre destination suivante: La ville de Chefchaouen.
Le camping municipal représente l’endroit idéal pour la visite du lieu, prévu pour la journée de demain.

Mardi 19 avril
Dix fois plus petite que Tétouan, Chefchaouen est aussi appelé la ville bleue en vertu de la couleur des maisons de sa médina.
Finie de construire en 1480, sa population est alors principalement constituée d’Andalous.
Comme à Tétouan, on y parle aussi bien l’espagnol que  le français ou l’arabe.
Nous commençons la journée par prendre de la hauteur en effectuant une petite randonnée partant du camping et accédant à deux points de vue offrant une vision panoramique sur la ville.

Chefchaouen is said to be one of the most beautiful places in Morocco. The Medina is almost completely painted in blue and has fully maintained its tradition architecture. It is a small town and lays within a very green, agricultural mountain area which contributes to its charm. 

On redescend peu avant le milieu de la journée et nous rendons directement au coeur de la cité.
C’est la vielle ville et sa médina entourant la casbah (citadelle) qui attirent nos pas. 
Nous sommes vraiment impressionnés par le charme de cette ville toute en escaliers, qui, à chaque coin de rue, nous donne envie de prendre une photo.

Definitely a lovely and surprisingly colorful place!

Mercredi 20 avril
Sur le chemin menant à Meknes se trouve Volubilis, agglomération d’époque maurétanienne, datant du 1er siècle avant J-C.
Occupée par les Romains dès l’an 40 après J-C, elle fut agrandie et exploitée par ceux-ci durant plus de 1000 ans.
A ce jour, plusieurs quartiers ont été mis à jour par des fouilles commencées en 1915.
C’est ainsi que l’on peut voir plusieurs mosaïques dont celle représentant les 12 travaux d’Hercule présentée si dessous.

We continue south and visit Volubilis. This partly excavated Berber-Roman settlement was founded in the 3rd century BC and is particularly known for its fine mosaics.

The twelfth labors of Hercules” one of the largest mosaics in Volubilis.

Colonnes et arcades donnent une image de la taille de cette ville d’une superficie totale de 42 hectares.

Cette région du Maroc, couverte d’oliviers est principalement dédiée à la fabrication de l’huile d’olive.
Nous visitons un petit producteur, possédant 600 oliviers, qui, avec toute la famille, nous accueille les bras ouverts et nous offre le thé à la menthe traditionnel, accompagné des douceurs de la maison et aussi de pain que nous trempons avec délice dans l’huile d’olive de sa production.
Il nous propose même de passer la nuit au milieu des arbres, ce que nous acceptons volontiers.
En échange, nous lui achetons quelques uns de ses délicieux produits.

In the same area we visit one of the many local olive farmers and are warmly welcome by the whole family with traditional tee and a selection of their products.
Since we buy some of the olive oil, olives and home made honey coated biscuits we are allowed to spend the night between flowering olive trees.
😍😎

Jeudi 21 avril
C’est le tour de la ville de Meknes de recevoir notre visite aujourd’hui.
Avec FèsMarrakech et Rabat, Meknes est l’une des quatre villes impériales du Maroc.
Aujourd’hui peuplée de 800’000 habitants, ses principaux points d’intérêts pour nous sont la ville impériale et sa médina.
Nous devons malheureusement nous contenter de sa médina car la ville impériale est en complète rénovation et par conséquent inaccessible au public.
Le quartier des couturiers. Contrairement à chez nous, cette activité est exclusivement réservée aux hommes.

Next day Meknes is on the program. With 800’000 inhabitants it is one of the four imperial cities of Morocco. The historic imperial city the main reason for our visit is unfortunately largely inaccessible due to major renovations. We visit the large Medina instead.

Celui des épices:

Les pâtisseries marocaines baignant dans le miel et abondamment visité par les abeilles.

Les forgerons

Le dormeur qui attend la livraison de son lit ……

……. Par les menuisiers:

Un artisan pratiquant l’incrustation de fil d’argent sur des pièces de ferronnerie nous fait une démonstration de son art.

An artisan specialized in Silver wire works shows us his amazing skills. Quite impressive how he handles this very thin wire! 

Ça ne saurait se terminer par l’achat de quelques épices afin d’agrémenter les bons petits plats que Sylke va concocter à l’avenir.

I obviously have to stop in the spice section where we buy some lovely smelling tea and some Spices. We only realize later that we paid roughly five times the correct price. 😡
I suppose everybody has to go through this once here. So this is done for us and next time we know better!

Après la visite de la ville, nous continuons notre périple vers le sud.
Tout en roulant, on peut observer de nombreuses cigognes évoluant gracieusement dans le ciel.
Toute cette région représente une étape importante sur le chemin de la migration de ce volatile de l’Europe vers la Mauritanie ou le Sénégal.
Sur le chemin les ramenant en Europe, elles aiment à faire une pause plus longue et construire leur nid sur chaque cheminée disponible.

In case you were wondering where the storks go when they leave Europe, here they are! On their way to Mauritania and Senegal some stop in the area of Azru where we see a lot of them in the air, on the ground and in their nests that they seem to build on any possible elevated base.

En arrivant près d’Azrou, un petit camping portant le nom “Amazigh“(nom porté par une ethnie berbère), joliment niché au milieu des cerisiers, nous paraît l’endroit idéal pour passer la nuit.

The region is very green and we find a campsite in the middle of flowering cherry trees! (not exactly who I expected to see in Morocco). We decide to stay here for a hike and half a day of bread baking and doing our washing.

Vendredi 22 avril
Journée placée sous le signe d’un soleil radieux, nous incitant à ne pas rouler et plutôt à la consacrer à la randonnée.
Nous optons pour une balade dont l’origine se trouve à l’émergence d’une source exploitée par la société des eaux Vittel qui forme un petit cours d’eau serpentant à travers prairies et bosquets  dans un parcours bucolique à souhait.

The cold but very sunny day feels like spring time and our long walk along a river is very pleasant.

Retour au camping pour un peu de lessive et surtout du farniente pour terminer cette journée en beauté.

Samedi 23 avril
220 kilomètres à parcourir dans les montagnes du Haut Atlas prévus pour aujourd’hui.
Parcours culminant à 2500 mètres  pour autant de dénivelé positif et négatif.
Départ à 08h30 car on sait déjà que notre vitesse moyenne ne va pas être très élevée.
Un premier arrêt au bord du petit lac de montagne Aquelmame pour prendre notre petit-déjeuner dans un joli cadre.
C’est au camping « Jurassic » un peu au nord de Errachidia que se termine notre périple du jour.

To finally get to the Sahara we leave the lower, greener Rif mountains and drive a day through Moroccos second mountain range, the rougher, higher and dryer High Atlas. 
It takes us a day to climb over the 2500m high pass. The landscape and colors change very rapidly from green to red, yellow and grey. It is cold up here and the higher summits are still covered in snow.

On the other side the impressive Ziz canyon leads us to the desert where we travers several oasis towns and finally get to the little oasis Merzouga at the border of the amazing Erg Chebbi dunes. 
Uschi and Andreas have found a camping right there at the dunes. What a change from the cherry trees! 

Dimanche 24 avril
La neige est encore bien présente en altitude, ce qui nous dissuade de parcourir les pistes d’altitude de cette partie du pays.
Nous nous contentons de traverser ce Haut Atlas et c’est à travers les gorges du Ziz que nous atteignons la ville de Merzouga.
Nous voilà aux portes des dunes de l’Erg Chebbi, et c’est au pied de celles-ci, au camping « Haven La Chance «  que nous admirons le coucher du soleil et prenons notre repas du soir, installés sur une couverture posée sur le sable chaud.

Dinner with our friends in the dunes. How cool is that 😎

Lundi 25 avril
L’idée pour aujourd’hui est d’aller s’essayer dans les dunes de l’Erg Chebbi en compagnie d’Uschi et d’Andreas et leur véhicule qui pèse le double du notre.Ça démarre gentiment dans les vagues de sable doré, plus ou moins mou.
Azalaï en tête, les premières 20 minutes se passent plutôt bien. Fulu (le véhicule de nos amis) suit bien.

Erg Chebbi is a large limited sea of dunes formed by wind blown sand. It is not really part of the Sahara. Today together with Uschi und Andreas we want to explore this a bit closer.
Off we go, our Azalaï first, followed by their “Fulu” (turtle in Malawian language) a bigger and more heavy 4×4 camper. 
The first 20min go very well. The up and down through the dunes is a pleasant soft movement and both vehicles manage well. 

Cela ne dure cependant pas longtemps avant que Fulu (Tortue en chewa, ( langue parlée au Malawi) ne montre plus le bout de son nez.
Par contact radio, Uschi nous annonce qu’ils sont ensablés, et pas moyen de s’en sortir malgré le blocage des 3 différentiels qui a pour effet que toutes les roues sont au travail.
Nous faisons demi-tour et commençons l’opération de désensablement.
Nous allons essayer de les sortir de là en les tirant à l’aide de l’Azalaï.
Ça fait un peu comme si David aidait Goliath mais au moins ça évite une séance de pelletage de sable toujours assez pénible.

Suddenly after a more narrow and steeper s-shaped turn Fulu lags behind. Via radio we learn that he is stuck. Reduced tire pressure and all 3 differentials blocked allow Fulu to climb a few more meters but then the wheels dig deeper and deeper into the sand.

Ça ne bouge pas  trop au début, mais l’Azalaï, avec ses petites vitesses enclenchées et ses 4 roues  brassant le sable finit par  fournir suffisamment de traction pour permettre à Fulu de se mouvoir de finir par  sortir de  ce mauvais pas.

Michel proposes to tow Fulu with the Azalaï. He calls it “David helps Goliat”.
We are not sure if this will work but hopefully this way we don’t need to take the shovels out and free the wheels manually.
At the beginning nothing moves but then with also our differentials blocked, gear reduction and full power from Fulu the two vehicles slowly, slowly move forward.

And then Fulu is free again! Uff! 🤩

Fort de cette expérience, nous décidons de rejoindre la piste par le plus court  chemin et de poursuivre la visite de l’Erg Chebbi en longeant les dunes plutôt qu’en les traversant.
De nombreux petits villages berbères sillonnent notre parcours.

A very interesting maneuver and exercise for all of us! Nevertheless we head out of the dunes and decide to continue on the track alongside them, which still makes a beautiful drive with various little Berber villages along the road.

Ultime spectacle de cette journée passée dans les dunes, une caravane de dromadaires rentrant au bercail avant le coucher du soleil.

The day is complete with the sight of a very appropriate camel caravan 😍

Mardi 26 avril
La même caravane repasse devant nous ce matin offrant un joli spectacle de contrejour.

And again the next day right at sunrise 😍😍😍

Journée repos que nous utilisons partiellement à planifier la suite  de notre parcours.

Mercredi 27 avril
C’est une piste, anciennement parcourue par le rallye Paris-Dakar, entre Merzouga et Zagora que nous choisissons de parcourir aujourd’hui.
La première partie se fait sur une piste assez roulante, dans une ambiance de désert pierreux plutôt que sableux.
De temps à autre, nous longeons des lacs asséchés, qui après évaporation, ont laissé une croûte de sel que les dromadaires ont l’air d’apprécier.

Today we start with a series of off road trips. The first one from Merzouga to Zagora is a part of the original Paris – Dakar rally!

At the beginning more of a stone desert. The ambience is magical and just what you would expect from this arid hot area colored in all variations of grey, yellow, red. 
late morning we have to cross a several km large and sandy river bed with the main difficulty to find a manageable passage and not to get lost or stuck off track.
Yesterdays dune drive experience is helpful here and we manage well but
have to stop twice to identify the right trail. It feels like real adventure! 🤩

Vers les 4 heures de l’après-midi, alors que nous longeons une dune de  sable doré, décision est prise de nous installer dans ce beau paysage pour notre bivouac.

The afternoon leads us through a partly mountainous area along various salt lakes which the camels seems to appreciate. 
Around 4pm we find the perfect spot for the night. We enter a small dead end valley with a huge orange dune on one side that meets with a black rocky mountain ridge at the far end. We set up our camp in the middle next to a few tiny trees.

Jeudi 28 avril
Une balade matinale, nous permet de profiter d’un paysage dont les couleurs déjà intenses sont encore renforcées par les rayons du soleil levant.

Early morning stroll to appreciate the sunrise and the intense early morning colors.

Hier soir, nous avons fait  la connaissance de Said, jeune Berbère, qui a passé vers nous pour faire la causette un moment et nous faire savoir qu’il est propriétaire de l’auberge « Hassi Fougani » toute proche.
Avant de reprendre la piste, nous nous  arrêtons vers lui afin de déguster un  thé marocain à la menthe et papoter encore un  peu sur les conditions de vie du peuple berbère.

We have Berber tee at Said’s desert hotel. The young man explains us how he has built the basic hotel together with his brother, how his father was skilled to find underground water and how Covid has made life complicated.
In general we are charmed by the honest and friendly manner of the people here.
It is easy to talk with the locals and even if they want to sell something they don’t insist too much and are always happy just to chat. In addition their language skills are impressive. Almost everybody speaks some French and many speak various languages quite well.

C’est d’abord sur une route asphaltée, puis sur une piste assez caillouteuse que nous progressons en direction de Tinghir, oasis au pied des montagnes du Haut Atlas.
Après une centaine de kilomètres, juste après Alnif,nous passons l’oasis de Tazlaft et pensons qu’elle représente un bel endroit pour un campement au milieu de la nature.

Our two days trip ends at the oasis village Alnif where we stop for lunch and then continue to a new off road track this time through the mountains.

After a night in the wilderness

Vendredi 29 avril
Nous empruntons ce matin une piste pas trop difficile qui relie Alnif à Tinghir.
Une bonne centaine de kilomètres à travers gorges, oasis et cols, d’une beauté époustouflante.

…we tackle the climb. All together 100km of spectacular sights!

Deux jeunes filles berbères revenant  du jardin avec du persil frais, ont instantanément réveillé l’instinct culinaire de nos deux épouses.

along the road two Berber girls offer us parsley fresh from the fields and refuse any payment for it.

Dans ces contrées montagneuses, il existe encore des berbères nomades que nous avons la chance de rencontrer en chemin.

Further up we meet a group of nomads with their heavily packed donkeys and a big flock of goats. Increasing cereal price caused by the Ukraine war make their live currently even harder.

De nombreux ruchers permettent aux bergers apiculteurs d’améliorer leur quotidien en allant vendre leur miel dans les souks des villages environnants.

Mountain bees.

En fin d’après-midi, nous arrivons à Tinghir,
Tinghir est une immense oasis s’étendant sur environ 30 km de longueur et variant de largeur entre 200 m en amont et 4 km en aval.

End afternoon we arrive in Tinghir.
Situated south of the High Atlas Tinghir is a spectacular oasis of roughly 30km length and 200m width with 40’000 inhabitants. Agricultural is the main income source here.

Située à 1300 mètres d’altitude, au pied du Haut Atlas,  ses maisons traditionnelles, faites de boue et de paille s’intègrent parfaitement dans le décor montagneux en arrière-plan.
Au Maroc, lorsque les éléments naturels détruisent ces fragiles habitations, les propriétaires laissent les ruines dans l’état et construisent de nouvelles demeures juste à côté.

The lush green flora contrasts with the intense orange of the surrounding mountains and the 1300m altitude allows for a cooler climate.
Big parts of the town still consists of traditional Berber buildings made from compacted clay.

C’est au Camping Atlas, juste après la ville, que nous nous arrêtons pour la nuit.

Samedi 30 avril
Au programme du jour, balade le long de la palmeraie jusqu’à l’entrée des gorges de Todgha.

To see more of the oasis and the traditional “three level farming” we go for a hike through the gardens still mainly farmed manually.

Après avoir traversé la rivière éponyme, le chemin longe celle-ci sur 6 kilomètres avant de s’arrêter à l’entrée de la gorge.

This traditional technique allows optimum usage of limited farming surface and water. It resembles very much what we call permaculture today. 
Small fields are used for vegetables and cereals (layer one), overgrown by lower fruit trees (level 2), the whole shaded by large date palm trees (level 3). Water and surface is efficiently shared by all three levels and the more delicate plants are protected from the aggressive sunlight. 

Tout au long de la promenade, parsemée de jardins, d’amandiers, d’oliviers, d’orangers, de figuiers et j’en oublie, nous rencontrons des femmes au travail alors que les hommes s’en abstiennent pour cause de Ramadan.

The pleasant 6km walk meanders right through the shaded fields, changes river side several times and takes us finally almost three hours.
On the way we observe flora, fauna, architecture and the locals at their daily tasks. 

Des crapauds bien dodus font aussi partie du paysage.

Le parcours est très varié et traverse parfois de jolis villages aux maisons de torchis.

C’est ici que nous allons arrêter la première partie de notre récit.
Nous espérons que vous avez eu du plaisir à nous lire et nous vous donnons rendez-vous pour la deuxième partie d’ici un mois.
En vous souhaitant un beau printemps Milke vous transmet toute son amitié.

Today it is already more than three weeks that we left home. Time to send our first article. 😄 We are happy to say that we are not even half way through our timing for this colorful country and the next episode will follow in about one month.
We hope you enjoy the pictures and the read and wish you a very pleasant spring time!  🌷

Milke

La Norvège, l’archipel des Lofoten

Beautiful Lofoten islands in the north of Norway

Vendredi 11 février
Il neige !
La nature se couvre d’un duvet blanc tout doux et tout léger.
Petit déjeuner au restaurant du camping.
On poste le premier article de ce voyage sur notre blog et ensuite, on commence notre descente vers les îles Lofoten sur une route enneigée.

The weather forecast announces two days of snowfall, followed by a sunny day.
Advised by Sevim (our weather experts) we take the first day to finish and post our blog from the cosy common area of the Tromsø campground while the snow silently adds another fluffy, white layer onto the outside World. 
The second day we drive through heavy snowfall the roughly 200km to the entrance point of the Lofoten island with the idea to kick-start the sunny day right here.

Cet archipel, s’étendant sur 150 kilomètres, dont les nombreuses îles sont toutes reliées par la route, compte environ 24’000 habitants.
De tous temps, et encore aujourd’hui, l’activité principale a été la pêche à la morue.
Le tourisme tend à prendre de plus en plus d’importance, spécialement durant les mois d’été.
Le cadre de ces îles leur vaut de figurer régulièrement dans divers palmarès des plus belles îles du monde.

The Lofoten are a group of small islands just north of the Arctic Circle, more than 3000km north of Switzerland. The little islands have a distinct scenery with dramatic mountains and peaks, open sea and sheltered bays, interconnected by  bridges, tunnels or ferries. Little villages with colored wooden houses lay nestled between the rugged landscape. 
The whole is a spectacular sight and together with the relatively mild climate the Lofoten have become a popular holiday destination. Not only in summer with the Midnight Sun and a large choice of outdoor activities, but also for Northern Light hunting in winter.


Samedi 12 février
Le beau temps est revenu et nous en parcourons un  peu moins de la moitié aujourd’hui et ne nous lassons pas de la succession de paysages spectaculaires.
Quelques images pour vous en donner une idée.

The snowfall has stopped during the night and we enter the world of the islands early morning with cristal clear sky and untouched white snow. The views are spectacular, all is blue and white and the reflection of the sunshine on the snow lets your heart overflow with joy. 
We even see several Moses! (No photos though, by the time you pull out the camera they are gone).

Nous en profitons jusqu’à la tombée du jour, avant de rejoindre le camping de Kabelvåg, juste après Svolvaer, la capitale de l’archipel.

The road through the whole archipelago is roughly 150km long. We make about half today. 
For the night we find a campground in Kabelvåg next to Svolvaer, Lofoten’s capital.

Dimanche 13 février
Ce matin, nous effectuons une sortie raquette directement depuis notre camping.
A travers les paysages enneigés, notre randonnée nous mène vers un chalet du club alpin local.

No driving for the next day but a snowshoe hike up the mountains to a hut of the local ski club.

Il est encore tôt et nous sommes les premiers clients.
Gentiment accueillis par les gardiens du week-end dans un intérieur chaleureux, la meilleure place est vite occupée par Michel.

En nous enquérant de la possibilité de grignoter quelque chose, la spécialité culinaire du chalet, les gaufres croustillantes avec fromage brun et confiture, nous est proposée.
Un régal !

The couple on duty prepares us coffee with the Norwegian vaffelkake, waffles served with strawberry jam and cheese. Very yummy!


Lundi 14 février
Nous profitons de cette matinée ensoleillée pour slalomer entre les fjords tout en nous rapprochant de Moskenes, à la pointe de l’archipel.
Un petit crochet par Hennigsvær, charmant petit village de 444 habitants ayant tous un rapport avec la pêche ou le tourisme.
Avant d’atteindre le village, sur une petite île pointant sur notre gauche, nous apercevons une pêcherie.
Un enchevêtrement de bouts de bois attire notre attention et, en nous approchant, nous découvrons une installation de séchage de morues en plein air sur fond de montagne.

We get a closer look at one of the thousands of fish drying racks scattered across the islands.
Winter temperatures are extremely mild here due to the temperate North Atlantic Current, creating one of the worlds largest positive temperature anomaly relative to its latitude.
With this
fishing is possible all year round and the population has always made their living from it. 
The main fish product is « stockfish » (dried cod). The conditions in the archipelago are perfect for naturally drying fish of very high quality. 


Lorsque nous arrivons au village, le ciel s’est soudain obscurci, laissant tomber quelques légers flocons, nous dissuadant de nous balader.

Today we have a mixture of sun and snow. People here say: “if you don’t like the weather, wait 10 minutes” 🙂
Unfortunately right when we get to the charming Henningsvaer village it starts snowing and the clouds are very low.


Nous optons plutôt pour la version bien au chaud, dans le café du port.
Poursuivant notre route, encore et encore nous sommes émerveillés par les paysages qu’offre cet archipel.

Luckily for the next village the sun is back. Splendid views on the road and during our stroll along the port and through the village of Ballstadt.

Mardi 15 février
Le ciel est bleu et la journée s’annonce magnifique.
Nous en profitons pour visiter des petits villages de pêcheurs qui se nichent au fond des fjords.
Ballstad nous a été recommandé pour son joli port….

…… et ses ravissantes maisons de pêcheurs au bord de l’eau ou d’architecture plus conventionnelle de l’autre côté de la route.

C’est à Nusfjord que nous nous rendons ensuite afin d’y découvrir le charme de son petit port.

At the very end of one of the islands extensions nestles Nusfjord with its little harbor tucked away behind protective cliffs.

Le hasard conduit nos pas vers une maison jaune, qui semble être une boutique doublée d’un café.

We warm up with a coffee and home made cake, named “best cake of the world”, and yes! it is delicious and yes! I have the recipe. 🙂

L’envie de nous réchauffer nous fait gravir l’escalier et confirmation nous est donnée qu’il est tout à fait possible d’y prendre un café que l’on peut même accompagner de la spécialité régionale, une gaufre, crème, confiture, faite minute.
Le mobilier, une vielle télévision, les articles posés sur les étagères nous donnent le sentiment de retourner dans les années 50 lorsque nous pénétrons dans le coin café.

The place is an old fishing barn transformed into a retro style shop and restaurant. Very cosy! 
This is just another example of the talent the nordic people have for interior decoration.
We sit in truly old furniture from the 50s and the television next to us reminds me the one I have seen at my grand parents when I was a child. Excellent!

Installés près de la fenêtre, nous dégustons nos pâtisseries  tout en suivant l’activité se déroulant à l’extérieur.

With view onto the little harbor.

Le soleil dardant ses derniers rayons, nimbant les paysage de couleur dorée, nous arrivons à Moskenes,

In the evening we arrive at Moskenes from where we will take the ferry back to the mainland tomorrow early morning. 
We already make plans how to come back here in summer 🙂

Quelques minutes de route encore pour trouver un parking idéalement situé en bord de mer pour y passer la nuit.

Mercredi 16 février
Il est 06h30 lorsque le ferry accoste à Moskenes.
Le temps d’embarquer et déjà c’est le départ pour rejoindre la côte ouest norvégienne, à la hauteur de Bodø.
C’est le moment de quitter ces territoires boréaux et d’entamer notre retour vers la maison.
Nous parcourons une cinquantaine de kilomètres et soudain, un panneau lumineux indique  que la route vers le sud est fermée pour cause d’enneigement excessif et que seule la route passant par la Suède est accessible.
C’est par conséquent par le pays voisin que nous continuons notre progression vers le sud.
Là aussi il a beaucoup neigé et il neige encore.
C’est sur un tapis blanc, se distinguant à peine du reste du paysage que nous évoluons.

From Bodø where we arrive with the ferry we start our long road back home. Soon we deviate across the mountains to Sweden. Strong wind and snow block the road across the mountain passes in Norway. Sweden is flatter and the better options for us.
The roads are less winding here but with all the snow it is hard to see where the road is. Good we have by now a lot of practice on how to drive the Azalaï in these conditions.

La température extérieure est largement en dessous de zéro, ce qui n’empêche pas de courageux motards de s’adonner à leur passion.

And why not with a motorbike. With side car it is certainly better than only 2 wheels, but what about the cold?! 


C’est dans la localité d’Arjeplog qu’un camping se présente, juste au bon moment, pour nous accueillir pour la nuit

Jeudi 17 février.
Ce matin, le thermomètre affiche —9°C.
On commence la journée par dégager l’Azalaï de la neige tombée durant la nuit.

Next morning -9°C. We start with clearing the Azalaï from powder snow. 
Slowly but surely I have enough from camping in the freezer. Michel is still enthusiastic and doesn’t mind at all.
In the internet, I find an article that explains why women suffer more from cold than men. There you go!

La route serpente entre forêts et lac gelés, se confondant facilement avec le paysage environnant.
La conduite demande une bonne dose de concentration pour rester sur le droit chemin.

The road leads us back into the mountains (due to a navigation error) and the driving becomes more challenging. Never mind, we use the 4×4. There is hardly any traffic and we even enjoy driving on the mix of ice and snow.


L’application “Park for Night” nous aide à trouver un endroit en périphérie de la ville d’Õstersund pour passer la nuit.

Vendredi 18 février
Nous continuons notre route vers le Sud, passons la frontière de la Norvège et nous arrêtons sur un grand parking de départ de ski de fond pour y passer la nuit.

Samedi 19 février.
C’est un ciel exempt du moindre nuage qui s’ouvre devant nous lorsque nous sortons de l’Azalaï.

Malgré une température glaciale (-11°C) nous décidons de nous dégourdir les jambes en longeant la piste de ski de fond partant du parking.

One more night in the wild at -11°C. But we wake-up with sunshine!

Le froid a façonné les cristaux tel un merveilleux artiste.

In the cristal clear morning we go for a walk. We are in awe of mother natures beauty.

C’est en milieu d’après-midi que nous arrivons à Oslo.
Un petit passage par le centre ville avant de rejoindre nos amis Helge et Ingebjørg à Mjøndalen.
Comme à l’aller, on va y rester 2 nuits afin de visiter un peu la région.

In the evening we arrive in Mjøndalen-Drammen, next to Oslo at our friends place.

Dimanche 20 février.
La météo annonce un beau début de journée avec dégradation dans l’après-midi.
Nos amis nous proposent de profiter de cette opportunité pour visiter la ville et ses environs.
Nous commençons par monter sur la colline toute proche en empruntant le tunnel nommé “Spirale“.
L’histoire veut qu’en 1953, la ville de Drammen a eu besoin de terre pour construire une presqu’ile sur la rivière, afin de réceptionner des voitures d’importation venant par la mer.
Plutôt que de creuser un grand trou à ciel ouvert, ils décidèrent de creuser un tunnel sur toute la hauteur de la colline.
Ce tunnel de 6 spirales concentriques, d’une longueur de 1,6km, est ainsi devenu une attraction très appréciée par les touristes de passage.

Together with Helge and Ingebjørg we visit Drammen.
We start with an interesting curiosity, the Spiral.

The Spiral is a 1.6 km long tunnel in the shape of a helix, with six rising circles, in the same style as a multi-storey parking lot but carved into a mountain. Witch each rotation the helix rises 22m at a diameter of 70m. At the top there is a view point, parking facilities and a cafe. The use of the Spiral is purely touristic. 
Its construction dates back to the 50s, when the city engineer proposed the idea of tunneling for gravel. The local quarry had started to disfigure the landscape and an alternative solution was needed.


Du haut de la colline, la vue s’étend sur toute la ville.

View from the top of the Spiral.

Nous redescendons à pied et visitons ensuite le centre-ville.
En longeant la rivière, notre regard est attiré par un ponton sur lequel un cabanon dont la cheminée laisse échapper de la fumée.
Soudain, la porte s’ouvre et 3 dames en costume de bain en sortent, et tout de suite se plongent dans la rivière.
Un sauna au milieu de la ville !

We walk back down and continue our visit along the river where we spot a floating sauna in the middle of the town. Nobody (but us) is surprised when 3 girls in bikini open the door and plunge straight into the ice cold river.

Nous poursuivons notre balade en admirant les bâtiments de la rive opposée se miroiter dans la rivière.

Nous profitons du reflet d’une sculpture sphérique appelée “Harpe de rivière” pour immortaliser un autoportrait de notre petit groupe.
Les sons issus du bruit du courant sont repris par la sphère et émis sous la forme d’une douce mélodie.

Further down the attractive river bank there is the River Harp, a sound sculpture that creates river music through variations in water flow and bridge oscillations. Very cool!
It is also said to appease Nokken, the water spirit that has the bad habit to enchant young women and draw them into the water.
Unfortunately it is silent when we pass.

Lundi 21 février.
Nous quittons nos amis de bon matin pour rejoindre Larvik.
C’est de le là que nous allons prendre le ferry qui va nous amener à Hirtshals, à la pointe nord du Danemark.
Comme nous avons un peu de temps, nous en profitons pour passer une partie de la journée dans les bains de la ville.
Il est 21h30 lorsque nous débarquons du ferry et trouvons un endroit tranquille pour passer la nuit sur un parking en périphérie de la ville.

It is time for us to leave Norway. While we wait for the afternoon ferry in Larvik we spend half a day at the local SPA that sits right at the beach.
Here after a one hour long sauna ritual it is our turn to dive into the 3°C cold see!!! Including head under water just as the Lithuanian animator tells us. 
So this is done!

Mardi 22 février.
On roule, on roule pour finalement arriver à Hildesheim, jolie ville de 100’000 habitants.
Bien que détruit à 40 % pendant la seconde guerre mondiale, le centre historique, reconstruit ensuite, a conservé beaucoup de son ancien charme.

Back in Denmark we spend the night on a quiet parking lot.
From there we spend two days on the motorway direction south, with a stopover at Hildesheim where we discover a lovely medieval town centre.


Mercredi 23 février.
220 kilomètres nous séparent encore de Nuremberg.
Nous y arrivons en milieu d’après-midi et allons y rester quelques jours, permettant ainsi à Sylke de visiter sa maman qui se trouve dans un home pour personnes âgées.

Dimanche 27 février
Retour au bercail !

At the very end of February we are finally back in Montagny where the first spring flowers show their colors.
I love coming home at this time of the year!
And Michel, already impatient for our trip to Morocco in April, immediately starts to prepare the Azalaï for warmer climate…

Lundi 28 février.
Petite séance de “bichonnage” pour notre Azalaï qui retrouve aussi ses roues d’été pour l’occasion, en vue du prochain voyage.


Départ prévu tout début du mois d’avril pour 3 mois de visite du Maroc.

En attendant, nous vous souhaitons un agréable printemps.
Amitiés de Milke.


La Norvège et ses aurores boréales

Bonjour à toutes et tous !
Nous souhaitons qu’au cours de cette nouvelle année, vos rêves deviennent réalité et vos projets se réalisent.

Suite à la découverte de l’Afrique australe de 2018 à 2021, nous avons rapatrié notre Azalaï et sommes à nouveau sur la route.
Après avoir passé entre les mains expertes de Patrick au garage Mösch, qui s’est occupé de la révision mécanique et de Pascal (Azalaï.ch) qui a bichonné la cabine, notre petite maison roulante est à nouveau prête à nous emmener à la découverte de nouveaux horizons.

Hunting for Northern Lights –  north of Norway

Finally Michel will realize his dream and see the northern lights!
The northern lights almost only appear north of the Arctic Polar Circle (or south of the Antarctic one), and you can only see them during the night.
For long nights and a maximum chance you have to go there in winter. So you’ll be outside gazing for them when it is very cold. 
😱
Well, there is a price for everything.
Now, You need a clear sky, high solar activity and ideally no moon. With this it seems to be quite an unsure thing to fly far north, stay there only for a week and be able to see them. 
Therefore Michel decided to go to the north of Norway and simply stay there until he has seen not only one but “enough” northern lights.

This means an open flight, or – to drive there with our Azalaï. 
🤩

Cela fait maintenant quelques années que Michel rêve de voir des aurores boréales pour de vrai.
Après nous être posé la question de la meilleure manière d’opérer et de nous laisser le maximum de chances de les voir, nous avons opté pour la solution de le faire avec notre Azalaï.
L’avantage déterminant a été que l’on pourra rester au nord du cercle polaire aussi longtemps que nécessaire pour les voir.
Quelques petits travaux d’adaptation au froid ont été effectués sur le véhicule avant le départ: Chausser des pneus neige, isoler le fond de la cabine et des coffres pour éviter de se geler les pieds, doubler la capacité de chauffage de la cabine, installer un chauffage de la bouteille de gaz butane et du détendeur pour nous assurer de pourvoir utiliser la cuisinière, sachant que le gaz butane reste liquide en dessous de +4° Celsius.

As you know our Azalaï is made for Afrika, where climate and road conditions are slightly different to northern Norway in winter.
Therefore there is some adaptation work to do: winter tyres, double the capacity of our diesel heating system, insulate the floor of the cabin, install a heating system for the gas bottle, find an antifreeze agent for our toilet, and a few more… 
And some compromises to accept:
we decided to live without our water tanks and use water straight from bottles. It is too much work to install heaters for the tanks and all the pipes. 
🤔, Our solar panel won’t be of much use and we will need to go more frequently to camp grounds to load the battery.

18 janvier 2022
Il est 6 heures du matin, tout est encore tranquille dans notre petit village de Montagny, lorsque nous tournons la clé de contact et commençons notre périple.
Notre but: la ville de Tromsø, près des îles Lofoten, dans le nord de la Norvège.

18 January 6am we start the engine and begin the long road up to Tromsø close to the Lofoten islands in the north of Norway. 3800 km is a lot, but we have planned 3 stops along the road to visit family and friends.

Notre première journée nous amène à Laufamholz, en périphérie de Nuremberg en Bavière.
Nous allons passer là les premiers trois jours, dans la famille de Sylke.

First a couple of days with my family in Nürnberg/Germany.

Samedi 23 janvier 2022
Il est temps de faire nos adieux et de poursuivre notre cheminement vers la prochaine destination.
700 kilomètres au programme du jour pour aller vers Netti, amie d’étude de Sylke, vivant à Lübeck.

Then a day with Netti and her two daughters at the beautiful city of Lübeck in the north of Germany. Netti is a close friend from the time when we studied together in Bavaria. We had lost contact when we started to work and it was wonderful to meet again after so many years and catch up! 
It is a cold and grey January day, we go for city tour anyway. Netti knows lots about the history here and shows us the charming old town.

Dimanche 24. janvier
Visite guidée de la ville sous la direction avisée de Netti.
Lübeck est une ville située dans le nord de l’Allemagne. Son architecture gothique de brique date de l’époque à laquelle Lübeck était la capitale médiévale de la Ligue hanséatique (puissante confédération commerciale). Symbole de la ville, la porte en briques rouges de Holstein défendait l’Altstadt (vieille ville), entourée d’un fleuve. Reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, l’église Sainte-Marie, monument emblématique édifié aux XIIIe et XIVe siècles, a largement influencé l’architecture des églises nord-européennes.

Lübeck is a northern German city distinguished by Brick Gothic architecture that dates to its time as the medieval capital of the Hanseatic League. This powerful trading confederation gained monopoly over the Baltic and Northern sea trade from 1230 to 1535.

The Holstentor built in 1464 is the symbol of the City.

La vielle ville avec ses ruelles typiques.

The medieval city center lays on a little island in the river Trave. Today it is a UNESCO world heritage site.

La Place de la Mairie.
The Townhall

Son port.
The harbor 

Lundi 25 janvier
Nous quittons Netti et ses deux filles pour remonter le Danemak via la presqu’île du Jutland.
A l’origine, nous avions prévu de prendre le ferry de Kiel à Oslo mais Covid ayant passé par là, la compagnie à interrompu ce trajet et par conséquent annulé notre billet.
Nous avons donc pris l’option de rejoindre la Norvège par le ferry partant de Hitshals, tout au nord du Danemark pour rejoindre Larvik, au sud d’Oslo.
Nous passons toutefois encore une nuit en pleine nature, juste en bordure de mer, avant de rejoindre le quai d’embarquement de notre ferry.

Our ferry from Kiel to Oslo is cancelled and we now have to drive all the way through Denmark and take the ferry from its northern tip Hirtshals to Norway. 
We overnight along the east coast. Very quiet, cold and windy. (And this is only the start 🥶).

Mardi 26 janvier
Il est midi et nous sommes prêts pour l’embarquement.


3 heures et demie de navigation en ligne droite et déjà nous accostons en Norvège.
Nous nous rendons directement chez nos amis Helge et Ingebjørg à Mjøndalen.
Nous allons rester là ces deux prochains jours et allons être chouchoutés par nos deux amis qui vont se mettre en quatre pour nous concocter die succulentes spécialités norvégiennes, principalement basées sur les produits de la mer.

From the ferry we drive straight to our friends Ingebjørg and Helge in Mjøndalen close to Oslo.
During two days we are pampered! Ingebjørg treats us with delicious meals and Helge provides us with a heap of valuable travel information. 
Thank you both!
🤩


Jeudi 27 janvier
C’est un peu à regret que nous quittons nos amis ce matin.
Ce n’est toutefois pas pour longtemps car ils vont nous rejoindre à Tromsø dès le 2 février afin de nous faire profiter de leurs connaissances de la région.

We are off direction Tromsø (another 1500km to go), where we will meat them again to explore the area together for a week and hope to see the Northern Lights.

Une fois la nuit tombée (à 16h30 sous ces latitudes) nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique en bordure de route pour y passer la nuit.
Ce n’était pas la meilleure idée car nous avions pas prévu que des chauffeurs de camions profiteraient de la même opportunité pour se reposer durant une bonne heure au milieu de la nuit.
Ce n’aurait pas été un problème s’il cela n’avait pas été qu’à deux reprises, des camions frigorifiques, dont les compresseurs nous bourdonnaient dans les oreilles pendant toute la durée de l’arrêt du camionneur, rendaient le sommeil difficile.
Bon! solution à éviter à l’avenir.

Vendredi 29 janvier
Après avoir roulé un peu plus de 300 kilomètres sur des routes partiellement enneigées, nous rallions la ville de Trondheim en milieu d’après-midi.

Fondée par le Roi Viking Olaf Tryggvason en 997, Trondheim est, avec ses 200’000 habitants, la troisième ville de Norvège après Oslo et Bergen.
Capitale norvégienne de la technologie, elle abrite l’université norvégienne de sciences et technologie.

Stopover halfway up at Trondheim, a lively, pleasant town. Founded 997 by Viking king Olaf. With 200’000 inhabitants Trondheim is the 3rd biggest city in Norway after Oslo and Bergen. It lays on the southern shore of the Trondheim fjord. It is called Norways capital of technology and is also home to Norways science and technology university.

La cathédrale de Nidaros, datant du XI ème siècle est le sanctuaire national du pays.
C’est là que de tout temps, et aujourd’hui encore, les rois de Norvège sont couronnés.

The gothic Nidaros cathedral was built during the 11th century and still hosts the crowning of the Norwegian kings.


Le quartier de Bakklandet est le plus visité par les touristes de passage.
Ses petites maisons colorées, bâties sur pilotis en bordure de la rivière Nidelva offrent, il est vrai un très joli spectacle, même un jour de grisaille comme nous le vivons aujourd’hui.
On y accède par un vieux pont levis joliment restauré.

The charming historical town district Bakklandet is characterized by colorful ancient stilt houses, cobblestone streets, trendy little coffees and riverfront restaurants. Impossible not to enter one of them and enjoy coffee with the typical kanelsnurrer (cinnamon rolls). 😋

Historical stilt houses and drawbridge at  Bakklandet:

Samedi 29 janvier
C’est par une température légèrement positive et une petite pluie que nous quittons Trondheim ce matin pour continuer notre progression vers le nord.
Nous longeons la Euro 6 qui est assez bien dégagée des dernières chutes de neige et qui nous permet de progresser avec une bonne vitesse.
C’est ainsi que nous parcourons les presque 400 kilomètres en un peu moins de 6 heures pour arriver au TopCamp de Mosjøen.
Le camping est couvert d’une épaisse couche de neige mais notre Azalaï, chaussé de ses pneus tout neufs se fraie un passage sans difficultés.

Dimanche 30 janvier
Il a neigé une bonne dizaine de centimètres durant la nuit et nous sommes cueillis par un froid vif et sec à la sortie de l’Azalaï.
Après une bonne douche bien chaude dans les sanitaires super propres du camping, nous reprenons la route.
Le chasse-neige à passé et c’est sur une E6 revêtue d’un tapis blanc bien compact que nous défilons dans ces contrées sauvages.

Two days further north, several degrees colder and with a lot mor snow on the road, we approach the Arctic Circle (N 66° 33’ 48,430”). We enter into the “Snow Queens” country!

Deux petites heures plus tard, nous atteignons la latitude du Cercle polaire
(N 66° 33′ 48,430″) et son centre d’accueil qui est malheureusement fermé à cette époque de l’année.

The Arctic Circle visitor center is not accessible and obviously closed.

Le soleil est à son zénith et nous en profitons pour l’immortaliser tout en nous disant qu’il n’est pas encore prêt à réchauffer l’atmosphère.

The midday sun makes it just above the horizon!

La route serpente à travers une succession de fjords et offre à nos yeux une variation d’images spectaculaire.

It is getting colder and colder 🥶 and the sun creates spectacular sights.

C’est sur une aire de pique-nique, le long de la route, que nous nous arrêtons pour la nuit.

Lundi 31 janvier
Arrivés à Narvik en milieu d’après-midi, nous faisons un petit tour de la ville pour nous dégourdir les jambes et mangeons dans un restaurant chinois avant de rejoindre notre Azalaï et passer la nuit sur une place de parking réservée aux camping-cars.


Mardi 1er février
Le froid se fait de plus en plus vif au fur et à mesure que nous progressons vers le nord. Moins 12°C au thermomètre, matérialisés ici par les falaises bordant la route revêtues de leur manteau de glace.

Just before we got here a heavy storm had passed trough the area. Lucky us, we missed it!

Le temps s’est mis au beau et le soleil nous gratifie de son sourire lumineux au détour d’une des nombreuses montagnes entourant des fjords tout aussi nombreux.

Arrivée à 14 heures à notre destination finale, la ville de Tromsø.
Ville de 78’000 habitants, elle se situe à plus de 300 kilomètres au nord du cercle polaire et de ce fait, représente une position idéale pour y admirer les aurores boréales.

Early afternoon (just before sunset at 2pm!), we arrive at Tromsø our final destination.
The small, charming city (78’000 inhabitants) lays 300km north of the Polar Circle and the area is ideal for spotting Northern Lights.

Nous nous installons au camping de la ville qui se trouve être un endroit très agréable.
En préparant notre repas du soir dans la cuisine commune, nous faisons la connaissance de Benjamin, Français du Sud-Ouest qui vit ici depuis 6 ans, travaille dans un magasin de sport de la ville et officie aussi comme guide.
Lorsque la discussion se porte sur les meilleurs endroits permettant de voir les aurores boréales, il nous en cite deux qu’il visite très souvent, car idéalement situés, loin de toute pollution lumineuse et offrant un dégagement sur 360°.
Il nous dit aussi que pour la première fois depuis un mois le ciel va être dégagé ce soir et que nous avons toutes les chances d’en voir.
Ni une, ni deux, nous nous remettons en route et parcourons les 35 kilomètres qui nous séparent du lieu choisi.
Nous sommes sur place un peu avant 21 heures, et là, l’attente commence………
Nous mettons le chauffage dans la cabine de l’Azalaï car la température avoisine les – 16°C à l’extérieur et nous nous installons confortablement en attendant que le phénomène commence, s’il le veut bien.
C’est vers les 23 heures que les premiers voiles se dessinent à l’horizon.
Une demie heure plus tard c’est un spectacle époustouflant qui se déroule devant nos yeux.
Les voiles occupent tout le ciel, dansant au gré de leur rencontre avec le champ magnétique terrestre, variant d’intensité, de forme et de couleur.
MAGIQUE !!!!

We check into the local campsite, which turns out to be a very well equipped and well kept place with great hot showers and a cozy reception area (where I sit now with plenty of coffee while I write this).
As we prepare our dinner in the common large kitchen, we meet Benjamin, a French tour guide that works in Tromsø for the 6th winter season and lives here with his girlfriend in a camper.
He explains that today we have a good chance to see the northern lights as all the conditions are present: intense solar activity, no clouds, new moon. He also explains us where to go to have no light pollution and 360° sight. 
We are a little tired and also have plenty of more days to go hunting for the lights. In addition the activity forecast for tomorrow is far better than for today.
Well, at the end we decide to give it a try anyway. Now that we are here.
Rightly so! it turned out to be the best northern light show we haves assisted to, up to now.
 🤩
Thank you so much Benjamin!

Nous quittons l’endroit à 2 heures du matin, tellement heureux que le but de notre voyage se réalise déjà au premier soir de notre arrivée.

We still had to wait from 9pm to 11pm until it started and then stay outside until 2am at minus 16 °C, but all this didn’t really matter!
(once in a while we hopped into the Azalai to warm us up)

Mercredi 2 février
On fait la grasse matinée au vu de l’heure tardive à laquelle nous sommes allés au lit ce matin.
Une balade par -15°C jusqu’à la Cathédrale Arctique de Tromsø dans l’après-midi nous permet de nous dégourdir les jambes.
Elle fut construite en 1965. Monument emblématique de la ville, elle doit son nom au fait qu’elle est située au-dessus du cercle arctique.

Next day, we have a lay in and in the afternoon at minus 18 °C we walk to the Arctic Cathedral with its remarkable architecture.

L’architecture norvégienne dévoile ses secrets tout au long de la balade sous la forme de ces jolies maisons de bois dont chaque fenêtre est illuminée par une jolie lampe.

We walk pass plenty of cute houses windows all beautifully decorated and illuminated with candles or little lamps. It makes you feel invited and you can literally feel the warmth inside the houses..

A 21 heures, nous rejoignions Helge et Ingebjörg à leur hôtel.
Ils viennent d’arriver en avion d’Oslo et vont rester avec nous pour une semaine.
Nous avons rendez-vous à la réception de leur hôtel à 21h00 car Helge a prévu de nous présenter à son ami Njål, responsable de l’observatoire de Tromsø, spécialisé dans la mesure du champ magnétique terrestre, dont l’activité définit la présence ou pas des aurores boréales.
Selon notre nouveau professeur, aucune perturbation du champ n’est actuellement mesurée, ce qui nous laisse du temps avant de mettre notre nez dehors.
Nous prenons la direction de l’observatoire……

In the evening we meet Ingebørg and Helge that just arrived from Oslo. They present us to Njål a friend of them that works at the Norwegian Centre for Space Weather at Tromsø. He is the perfect person for us to know where and when best to hunt for Northern Lights!
Rather than straight go out and start sky gazing, he takes us to his office and we dive into his science world. Wow how cool is that! 
😀

…..et Njål nous invite dans son monde.

Il nous parle longuement de son métier et après 2 heures de questions-réponses, nous en savons nettement plus sur les aurores boréales et leur formation, ainsi que l’histoire des instruments permettant ce type de mesure, dont. un exemplaire d’actant de 1930 et fonctionnant encore est présenté ci-dessous.

Below a historical measurement device for the deviation of the magnetic field, from 1930. Still fully functioning it is installed together with a selection of other devices inside the original building that we visit together with Njål. Science history life!


Il pousse même la gentillesse à nous mettre à disposition un site qui nous permet de voir en direct les perturbations du champ magnétique à Tromsø.

Njål explains us that the northern lights are created by solar winds (plasma) that disturb the magnetic field of the earth, and that there is no disturbance at the moment. So we have time to learn more about the science behind it and the history of the related measurements.
We love it. 😍 
He also shows us a link where we can see this in a graph on line and anticipate the appearance of the northern lights. Negative peaks mean there is disturbance and ther
e should be some lights. So instead of waiting in the cold for hours, you can wait inside and go out at the right moment. 😁

L’avantage de disposer de cet outil est que l’on peut tranquillement attendre au chaud en surveillant la courbe.
Dès que celle-ci commence à former un pic négatif, il est temps de se préparer pour sortir et lever le nez vers le ciel.
Nous attendons jusqu’à minuit. La courbe restant désespérément plate, nous décidons de nous quitter et de regagner nos pénates.
Pas d’aurores au programme ce soir.

After all this incredible insight, he takes us to a place with no light disturbance (and some cool space radars and antennas). Unfortunately the peaks don’t want to form this night (no magnetic field disturbance, this means) and we go home  around midnight.
Thank you Njol for all your time and passion!

Jeudi 3 février
Balade à travers les rues de Tromsø…..
Tromsø’s pleasant town centre. Together with the nature around it definitely a place we could imagine to live in. (well, maybe not during December and January).

…….avant de rejoindre nos amis Helge et Ingebjørg.
Ils nous proposent de prendre le bateau rapide pour monter à Skjervøy, petit village de de 2460 habitants, principalement des pêcheurs qui s’occupent de l’élevage du saumon en eau libre.
Nous passons prendre un café dans le seul restaurant du village et avons la chance de profiter des connaissances du patron sur l’élevage en question, qui, avec passion, nous distille son savoir sans compter son temps.
Il est 21h00 lorsque nous retournons au port.
C’est avec le plus ancien bateau postal de la compagnie Hurtigruten,
le MS Vesterålen, que nous naviguons entre les fjords pour rejoindre le port de Tromsø 4 heures plus tard.

Tonight, we are signed-up for a cruise with the famous costal post boat from Hurtigruten. We have a delicious Dinner aboard (including reindeer tartare) and hope to see, of cause, more Northern Lights.

A bord, nous profitons de l’atmosphère chaleureuse du bord et particulièrement de son salon vert.

Un succulent repas nous est servi durant le voyage…..

Celui-ci terminé, nous nous retirons dans le salon vert en attendant les aurores boréales.

waiting for the lights to show-up:

30 minutes plus tard, le capitaine annonce:
AURORES BOREALES A BABORD !!!
Nous remettons nos couches protectrices et passons deux bonnes heures à admirer les volutes vertes et roses parcourant le ciel.

And we are lucky again! 🤩

Vendredi 4 février
Aujourd’hui, le ciel est couvert.
Nous considérons les activités intérieures disponibles à Tromsø et optons pour passer l’après-midi dans les « Tromsøbadet », les bains de Tromsø, avec moult piscines, jacuzzi, hammam, saunas, etc.
Quel bien ça fait de passer quelques heures dans une atmosphère toute de chaleur alors que le thermomètre indique -15°C à l’extérieur.

The next day we dedicate to test the Tromsøbadet and SPA! Snow and heavy wind outside. Perfect!

Samedi 5 février
Grasse matinée au programme ce matin.
Les 3 nuits de la semaine où nous sommes allés nous coucher à 2 heures du matin nécessitent un peu de récupération.
Visite de l’aquarium et du cinéma panoramique durant l’après-midi.
Deux films sont présentés, l’un sur l’élevage du saumon et l’autre sur les aurores boréales.
Après ça, une petite soif insidieuse nous suggère de faire un passage par l’un de fleurons de la ville.
Le Ølhallen, qui signifie la halle de la bière.
C’est le pub de la brasserie la plus septentrionale du monde, mais aussi le plus vieux pub de Tromsø. Ici, les chasseurs de phoques venaient se raconter leurs histoires, aujourd’hui chaque vendredi, c’est le passage obligé à la débauche pour les locaux. Au cœur des vieilles pierres, l’ambiance est feutrée et les pintes bien remplies. Les murs rendent hommage à Henry Rudi, célèbre chasseur d’ours polaires. L’atmosphère taverne des murs de briques rend l’endroit plus que chaleureux.
Difficile de se faire un choix parmi les 50 bières à la pression proposées.

Saturday: visit of the aquarium, a beer at the oldest pub of Scandinavia and dinner with Njol and his wife Sevim who is a meteorologist and will help us with our trip planing for the next week to Senja island and the Lofoten. What a perfect couple! 😍 

Notre soif apaisée par une pinte de bonne bière, nous nous rendons au restaurant pour passer la soirée en compagnie de Njål et de son épouse Sevim que nous avons invités pour les remercier de leur disponibilité et gentillesse.
Cerise sur le gâteau, Sevim est météorologue à l’institut météorologique de Tromsø et nous propose de nous faire un « routage » pour la suite de notre voyage à travers îles et fjords de la région.

Dimanche 6 février
L’un des plus ancien peuple de Laponie, les Samis, dont une minorité vit encore de manière traditionnelle, occupe ces régions boréales, s’étendant de la Russie, la Finlande, la Suède et la Norvège.
Persécutés par les gouvernements qui ne leur octroyaient aucun droit, ils se sont progressivement intégrés à la civilisation.
Seuls quelques uns d’entre eux essayent encore de maintenir les traditions ancestrales, en s’adonnant à l’élevage de rennes, comme le faisaient leurs ancêtres depuis la nuit des temps.
C’est ainsi que nous nous sommes inscrits à une demi-journée d’introduction durant laquelle nous allons approcher les animaux, les nourrir, faire une sortie d’une demi-heure en traineau, côtoyer jeunes et plus anciens de leur peuple qui répondent très volontiers à nos questions.
Un repas, consistant en un ragoût de viande de renne nous sera servi sous une tente typique, après quoi, une jeune sami nous racontera quelques histoires et nous chantera joliment des extraits de chants traditionnels de son peuple.

Today we will visit the Sami and their reindeers.
Since prehistoric times the Sami people, formerly known as Lapps, have lived in Arctic Europe in the regions now known as northern Norway, Sweden Finland and the Russian Kola Peninsula. Their traditional means of livelihood (today still for 10% of them) is semi-nomadic reindeer herding, which provides them with fur, meat and means of transport. The Sami have for centuries, even today, been subject of discrimination by the dominant cultures of the respective countries and many abandoned their traditional way of living.

We really enjoyed the day together with them and their reindeers and experienced them as welcoming, friendly and joyful people. 

Nos amis Helge et Ingebjørg de retour de leur tour en traineau.

En fin d’après-midi, nous disons au revoir à nos deux amis qui vont reprendre l’avion de retour demain matin.
Avant de retourner au camping, nous décidons de prendre le funiculaire qui monte sur le Storsteinen, petit sommet juché à 421 mètres au dessus de la ville afin d’admirer la vue sur celle-ci.

In the afternoon Ingeborg and Helge leaf to prepare for their flight back home, and we take the cable car up the mountain Storsteinen above Tromsø for the spectacular view.


Nous redescendons vers les 8 heures et à peine revenus à l’Azalaï, confortablement installé au chaud, Michel consulte le site que lui a donné Njål en espérant que le graphique forme ce fameux pic négatif, signe d’aurore boréale.
A peine un quart d’heure plus tard, Bingo ! C’est reparti pour un tour.
On s’habille chaudement et on part à pied dans la nature à la recherche d’un site exempt de pollution lumineuse.
On longe une piste de ski de fond éclairée durant un kilomètre avant d’en voir une qui s’enfonce dans la nuit sans éclairage.
On la suit sur 500 mètres et de la, on assiste au phénomène qui n’est pas aussi fort que les deux précédents mais spectaculaire tout de même.

Once back at the campground we are ready to snuggle up in our Azalai, when Michel spots activity peaks in the graph from Njol’s link.
This means back into as many layers of clothes as possible and we walk into the Valley behind the camping to reduce the light pollution.

We are rewarded with winter wonderland at night and a few timid norther lights. 😄

Lundi 7 février.
Ce matin, la météo annonce de la neige pour la journée.
Nous téléphonons à Sevim, notre nouvelle météorologue, pour savoir un peu comment planifier la suite de notre visite de la région.
Nous avions prévu de passer deux jours sur l’île de Senja, à quelques kilomètres dans le sud-ouest. Il s’avère justement que les deux jours à venir seront les meilleurs de la semaine pour cette visite.
En attendant, nous décidons de rester au camping pour aujourd’hui et de profiter de cette journée pour des activités de détente.
S’occuper du blog, faire le lessive, cuire un pain, lire, etc…..

Although there are still things to do in Tromsø we decide to continue our program and visit the island of Senja.
With the help of Sevim we chose Tuesday and Wednesday for this which leaves us with Monday for washing cloth, baking a sourdough bread and some blog writing.

Mardi 8 février.
On accélère un peu notre rythme matinal afin d’êtres prêts à partir pour l’île de Senja vers les 9 heures.
Au lieu de passer par le sud pour la rejoindre par la route, nous nous décidons pour l’option nord qui nécessite cependant de prendre un ferry depuis Brensholmen sur l’île de Kvaløya.
Celui-ci navigue seulement si les conditions de mer ne sont pas trop mauvaises et le seul moyen de savoir si l’on va pouvoir traverser, c’est d’y aller voir.
La chance est avec nous car lors de notre arrivée au quai d’embarquement et malgré un vent fort, le ferry est là.

In order to do a circular route from Tromso to Senja and back to Tromso, we decide to take the ferry that joins Senja from the north at Brensholmen. The connection depends on the weather and we are lucky, despite strong wind the ferry departs just 10 minuets after our arrival. It is an old style heavy-duty boat and it needs to heavily push against the wharf to land and secure correctly in order to counter its drift in the strong wind. The quay suffers audibly during this maneuver.

Nous embarquons, et 45 minutes plus tard, nous arrivons à Botnhamn sur la côte Est de l’île de Senja.
Sa côte nord, très découpée, ressemblant à une main ouverte, regorge de paysages grandioses.

The ferry navigates between islands in relatively calm waters and 45 min later we arrive in Botnham on Senja.

Senja resembles a multi fingered hand that reaches out into the sea. Its steep rugged mountains rise straight from the sea with some fishing villages tucked into the small lowland areas between the mountains and the sea.

Nous nous déplaçons dans un paysage digne de « La Reine des Neiges.

Snow and ice have frozen every movement here and the whole island seems to be in hibernation. 
Surreal beauty in black, white and blue.

Husøy, le premier village de pêcheurs que nous visitons se niche sur une petite île dont les sites de transformation du poisson et les maisons d’habitation occupent la totalité de la surface.

Little Husoy fishing village is entirely built on a small island and is only accessible via the harbor wall that connects island and mainland.

Le pont permettant l’accès à l’île fait aussi partie de la structure du port abritant les embarcations des pêcheurs.

Lors de notre petit tour du village, on voit souvent les filets de cabillaud, pendus sur des perches afin de séchage, changeant ainsi de nom pour devenir de la morue séchée ou Bacalao pour les Portugais.

Dried cod is still very popular in Norway and most houses here have a dying rack attached somewhere. It is also a common dish in the restaurant.

Nous passons ainsi la journée à longer les fjords et à nous laisser surprendre par la beauté des paysages qui se renouvellent après chaque virage.

Juste avant que la clarté du jour laisse la place à cette atmosphère bleutée précédent la nuit, nous nous faisons halte pour la nuit au fond du Stenfjord.

We find a wind sheltered place for the night at Stenfjord.
All is of stark beauty, and we can’t help to imagine how lovely it must be here ins summer.

Se mariant aux voiles de nuages voilant la clarté du ciel, quelques timides aurores boréales apparaissent, comme pour nous souhaiter une bonne nuit.

And yes, we have them again! a little weak but still amazing.

Mercredi 9 février
Petite balade le long de la plage ce matin avant de poursuivre notre visite de Senja.
Au fil de notre route, la beauté des paysages continue à nous émerveiller.

The weather is not greatly inviting for a hike and we opt for a stroll along the fjord and it’s tiny village. Followed by more great views during our second day on the island and then return to Tromso camping, where we will finalize and post this blog.

Retour à Tromsø en fin de journée et soirée restaurant.

Jeudi 10 février
La météo n’est pas très bonne sur les îles Lofoten qui sont notre prochaine destination.
Nous en profitons pour rester au camping de Tromsø et de poster cet article.
Nous espérons que vous avez eu plaisir à nous lire et nous vous donnons déjà rendez-vous pour le prochain, lors de notre retour dans des latitudes moins boréales.

Back at Tromsø, together with Selvim (our personal weather advisor 😇), we discuss the best timing for our next leg to the Lofoten island. You will here more about this in our next article…

Amitiés à toutes et tous.
Milke



De Dar es Salaam à Arusha

From Dar Es Salaam to Arusha

Mardi 1er juin
De retour de Zanzibar, nous sommes invités par Carole et Kizito pour le repas du soir.
C’est Kizito qui se met aux fourneaux et nous concocte un délicieux repas traditionnel.
Après cette fort sympathique soirée, nous passons la nuit dans notre Azalaï, juste devant leur maison, où il nous a attendu durant notre semaine sur Zanzibar.
Merci Carole et Kizito pour cette chaleureuse rencontre.

Coming back from Zanzibar Kizito prepares dinner for us with millet, teff (cereals originating from Ethiopia) and spinach made from cassava leaves. All prepared with coconut milk and spices and super tasty! I have bought teff at the market later on and will try reproduce this.
We spent the night in front of Carole and Kizito’s house, right where the Azalaï had spent the week during our absence.

Après avoir encore passé la matinée avec Carole et Kizito, nous nous séparons à regret et nous nous déplaçons vers une partie calme de la ville de Dar Es Salaam, la péninsule de Msasani, lieu de résidence des expatriés, où l’on accède facilement à tous les services, tel que supermarchés, restaurants, coiffeurs etc…
En chemin, on passe toutefois par le centre de la ville, saturé de trafic, pour nous rendre dans le quartier indien.
Selon les dires, c’est l’endroit où il faut aller si l’on a besoin de faire une bricole sur son véhicule.
Il se trouve justement que les batteries de la cabine de l’Azalaï nécessitent d’être remplacées.
Selon iOverlander, l’application que nous utilisons le plus pour trouver campings et services, Ilham batteries serait le plus fiable.
Arrivés devant le magasin, nous nous arrêtons en bloquant toute la circulation, les places de parc étant inexistantes.
Michel baisse sa vitre et crie que nous voulons acheter une batterie.
Instantanément, 3 personnes viennent prêter main forte en faisant dégager une place devant le magasin, et 3 minutes plus tard, l’Azalaï est rangé et la circulation reprend son cours.
L’échange des batteries se fera avec la même célérité
L’explication du problème, le choix des batteries, l’installation et le test que tout fonctionne bien prend à peine 1 heure et demie.
Ils sont vraiment spontanés et efficaces ces Indiens.

Our plan is now to visit Dar and to finish our new blog article.
For this Michel has found a lovely hotel in a quiet part of the city. It is very green here and we see various embassies and expat compounds. A big contrast to the crowded, colorful and noisy town centre only a few km from here!

Oh, and we also need a new camping batterie. It is loaded via a solar panel on our roof or via the motor while we drive. We need it mainly for our fridge and lights inside the camper. 
Dar es Salam seems to be the ideal place for this and we find a recommendation for a shop in the internet.
In very dense traffic (Dar has 6 million inhabitants!) we drive to the quarter where you can buy anything that has to do with cars. The GPS brings us to a narrow road where uncountable  little shops sell car batteries and related equipment.
Michel stops in front of “Illham Batteries” and blocks the whole traffic. He opens the window and signals that he wants to buy a battery. In no time the people of the shop create a parking slot for us by moving a sugar cane selling stand out of the way and the traffic can move on. Nobody thought it necessarily to blow the horn! Imagine this in Europe!
Our battery has a specific size and it takes a while to find a model that finally fits into the same spot. 

Ceci étant fait, nous nous remettons dans le flot de la circulation et rejoignons le Fig Tree Residences où nous allons passer les prochains jours.

Mercredi 2 juin
Visite des divers marchés de Dar es Salaam au programme pour aujourd’hui.
Nous avons rendez-vous avec Kizito et Carole au Kivukoni fish market à 09h00.
Un taxi d’Uber nous y amène en 45 minutes et la visite peut commencer.
Kizito, né ici, connait la ville comme sa poche et surtout, connait tout le monde.
Il nous fait ainsi découvrir le côté pile et le côté face, que le touriste non accompagné ne verra jamais.

To visit Dar we do a great tour of the different markets with Kizito and Carole as guides. It is a lively and colorful walk through the busy city and we see many places we would not have found or dared to visit on our own. 
We start with the huge fish market (interesting experience for my nose and stomach). It is not only a market for fresh fish and seafood but also for anything you may need in connection with buying, preparing and transporting it. There is an area where you can by freshly prepared local food, or where they fry your own fish for you, you can buy the sauces/pickles you may need, you can buy frying oil and there is a corner where they sell ice and packaging in case you have to transport the fish over a longer distance.

Les cuisines du marché au poissons où l’on peut faire cuire son propre poisson et le manger sur place.
The “restaurant”.

Le vendeur de coquillages.
Beautiful shells

Le stand des préparations épicées.
The pickles and sauces. I buy one with green mango. it is so hot that no bacteria can survive in it (I hope).

La cafétéria où le café est préparé sur du charbon de bois et servi avec des cacahuètes, tout ça pour l’équivalent de 8 de nos centimes.
And there is a coffee place where we stop and have a cup of coffee and a piece of peanut brittle – for 8 cents.

Les féculents et pâtes.
A multitude of dried beans and multi colored pasta shapes (extruded obviously 😉).

Les poissons séchés.
Huge heaps of dried fish (yes, a little smelly 😉)

Les légumes dans leur grande variété de couleurs.
There are tonnes of fresh and colorful vegetables and fruits.

Les bananes.

Les avocats, incroyablement crémeux, qui font le bonheur de Michel qui en est fan.
Soooo many avocados! and they are super creamy and don’t cost a thing. Heaven for Michel!

On change de quartier pour nous rendre au marché des fripes.
T-shirts en quantité.

And the second hand cloth and shoe market.
The next very big market: Second hand clothes and shoes from Europe are a big business here.
Everything is washed and ironed. The best pieces are sold in shops and.the rest comes here. A lot looks actually new.

Chaussures en vrac.

Encore dans un autre quartier de la ville, Kizito nous fait découvrir les coulisses des graveurs et sculpteurs sur ébène.

And another place where the woodcarving is done. Mainly with ebony.
The artisans are very skilled and it is hard not to buy some of the statues. But we really don’t have space in our car.
😢

This was my favorite piece 😢

On se déplace à nouveau, pour cette fois entrer dans le sein des peintres de l’art Tingatinga.
Le mouvement Tingatinga est une école de peinture tanzanienne fondée en 1960 par Eduardo Saidi Tingatinga.
Représentant le plus souvent des animaux, les couleurs sont utilisées pures, sans dilution ni mélange. L’emploi d’émaux donne un rendu brillant et glacé à l’ensemble.

But we do decide to buy a few paintings in the Tingatinga Centre!
The Tinga Tinga style painting (naive, caricatural, with bright, multiple layered bicycle paint) was developed by Edward Saïd Tingatinga in the second half of the 20th century in Dar Es Salaam. After his death it spread to most East Africa countries. It is purely tourist-oriented. No Tanzanian would ever buy a painting like this, Kizito had told us.
Well, a day later, after negotiations, we not only bought one big painting but also three small ones. Looks like we have a touristy taste.
😉

On fait ensuite un petit tour dans le quartier d’enfance de Kizito.
The market tour is followed by a visit of Kizito’s birthplace.

On termine notre tour en fin d’après-midi par une bière au bord de l’océan accompagnés par trois musiciens qui nous jouent quelques airs tanzaniens.
Followed by a beer at the famous Coco Beach.

Jeudi et vendredi 3 et 4 juin
On travaille principalement sur le troisième article de notre blog que l’on va publier aujourd’hui.
Des activités tel que coiffeur pour Sylke, restaurant etc. font aussi partie intégrante de ces deux journées.

Samedi 5 juin
Il est temps maintenant de reprendre notre progression vers le nord.
Toutefois, avant de mettre le cap au 360, nous faisons encore un passage dans le quartier des artistes peintres.
Lors de notre passage ici mercredi dernier, un tableau nous avais particulièrement plu.

The next day we we leave Dar el Salaam to explore the northern coast before we will turn west into the Usambara Mountains.
But not without buying the paintings I mentioned earlier. Below is the biggest one depicting two Impalas surrounded by birds in the typical Tinga Tinga style. I suppose either you love it (like me) or you don’t like it at all.

Nous entamons les négociations et une vingtaine de minutes plus tard, l’affaire est conclue, à la satisfaction des deux parties.
L’oeuvre embarquée dans l’Azalaï, nous quittons Dar Es Salaam pour de bon avec l’objectif de rallier la petite ville de pêcheurs de Bagamoyo.
C’est la Traveller’s Lodge que nous choisissons pour y passer la nuit, celle-ci ayant reçu les meilleurs commentaires dans notre application préférée, iOverlander.

Dimanche 6 juin
La ville de Bagamoyo mérite une petite visite.
Aujourd’hui, simple petit village de pêcheurs, elle était auparavant le plus important port de commerce de la région.
Trafiquants d’esclave, vendeurs d’ivoire et de copra, en faisaient le plus grand marché de la côte Est de l’Afrique centrale.
Occupée par les Allemands à la fin du 19ème siècle, ils y ont établi leur quartier général, avant de déplacer le port à Dar Es Salaam, où la profondeur de l’eau plus importante permettait l’accès aux bateaux à vapeur de l’époque.
Le bâtiment du QG a d’ailleurs été partiellement restauré.

Situated 80km North of Dar el Salaam Bagamoyo is today a simple fishing village but was once an important trading harbor for copra, ivory and slaves. In the late 19th century it had even developed into the most important trading harbor of the east Central African coast. 
It was then that it became the capital of the German East Africa colony until the harbor was moved to Dar Es Salaam where the bey was deeper and more adapted to heavy steam boats. In 1916 during world war l the Germans lost Bagamoyo to the British.

Some German buildings are still present. Like the partly renovated headquarters.

Aujourd’hui, c’est jour de marché sur la plage.
Cette jeune maman va essayer de gagner quelques Shillings en y vendant son chargement de fruits.
We are up early today and just in time for the veggie, fruit and fish market.

Nous voilà plongés au coeur de la foule, les pêcheurs tentant d’écouler le fruit de leur travail aux potentiels acheteurs, joliment vêtus de leurs habits aux couleurs bigarrées.

As usual, we are the only white people in the crowd. 2 months ago I would have felt very uncomfortable about this. Today I am still not super easy but don’t feel personally threatened anymore. I just know that we will pay higher prices than anyone else here and that if I had my phone in a pocket it would soon be gone. 
I think Michel doesn’t care at all and doesn’t really know what I am talking about here.
Maybe because he is taller than anyone else here and overlooks the crowd.
😉

Celui-là préfère s’abandonner aux bras de Morphée.
A few meters further there is quiet beach. Only the fish smell lingers on.

Nous quittons Bagamoyo en début d’après-midi.
Après avoir fièrement parcouru l’honorable distance de 230 kilomètres en 4 heures (fait rarissime), nous nous arrêtons à la Haule Classic Lodge, le jour allant tirer sa révérence dans peu de temps.

Lundi 7 juin
Nous retournons pour quelques jours au bord de l’océan indien avant de le quitter pour la région des Usambaras Mountains.
La région est très propice a la culture du sisal.

The region is full of Sisal plantations. The fiber of this agave variant is used for ropes and rough fabrics. Already cultivated here since a few hundred years in the plantations almost completely disappeared with the invention of nylon. They are back now strongly with the global interest in natural produce.

Cette fibre, issue des feuilles de l’agave, a eu ses heures de gloire avant l’apparition du nylon, puis a cessé d’être utilisée pendant quelques décennies.
Aujourd’hui, elle revient en force avec le changement d’attitude des peuples par rapport au synthétique et à la demande croissante des produits naturels.

Selon notre guide de voyage, la plage d’Usongo est l’une des plus belles du pays.
C’est par conséquent là que l’on va, en choisissant le Beach Crab Resort comme point de chute.
Ben…..en voyant l’endroit, on se demande qui a défini cette plage comme étant la plus belle de Tanzanie,
Une longue bande de sable sur plusieurs kilomètres s’offre à nos yeux mais sans charme particulier.
On a même pas pris une photo.

We plan our next stop at about 100km further north at the most beautiful beach and the nicest beach lodge of the Tanzanian coast, as per our guide books.
Unfortunately the coastline between us and this paradise is now a national park and if we want to drive through it we have to pay roughly 400 $US entrance fee for us and the car. So we decide for the 300km detour around the park…
…Only to realize that our guide books are not up to date. We have seen better beaches and the beach lodge is nice but looks a little neglected.
We have to admit though that the latter is certainly due to Covid. Without tourists for now more than a year there is no income and also no motivation for any maintenance. 
The hot, humid and salty climate at the cost has dose the rest: The natural material used for the cottages gets moldy quickly and then falls apart. A real pity!
In fact, most of the lodges and beach resorts we see along our road are in a bad state and are closed.

Mardi 8 juin
On avait prévu de passer 2 nuits dans cet endroit, mais ne trouvons aucun argument pour rester un jour de plus.
Nous longeons la côte en direction du nord et, arrivés à Pangani, la route s’interrompt brusquement au bord de la rivière éponyme.
Hakuna Matata, un ferry  va nous permettre de passer l’obstacle en quelques minutes.

On our way up the coast at the search for the best beach:

Un vingtaine de kilomètres plus loin, nous nous arrêtons au Peponi Beach Resort.
Encore un endroit chaudement recommandé par les guides de voyage mais qui paraît un peu négligé à nos yeux.
Il faut en fait comprendre que l’année Covid a complètement tué le tourisme, et que nous sommes dans les premiers à visiter à nouveau ces lieux.
Les propriétaires, souvent Blancs, sont rentrés chez eux et ont laissé un nombre très restreint d’employés s’occuper du site.
Comme il n’y a généralement pas de clients, on peut comprendre qu’ils ne font pas d’excès de zèle pour maintenir la place en parfaite condition.
Malgré le fait que nous soyons les seuls, nous prenons l’initiative de tester le restaurant à l’occasion du repas du soir et avons le privilège de pouvoir composer notre menu à notre convenance.
Ce sera Red Snapper (genre de daurade) pour le poisson avec crevettes et gambas, directement livrés par les pêcheurs du village voisin.
Un régal !!!

Mercredi 9 juin
Balade le long de la plage pour visiter le village de pêcheurs distant de 2 kilomètres.
Ce qui donne lieu à quelques images à marée basse.
Farniente pour le reste de la journée.

Despite our disappointment, a rather overcast sky and some rare thunderstorms we spent two more days at Pangani beach.
We are the only guests at the beach lodge and also the only tourists at the beach for probably hundreds of kilometers.
😁
We do realize that our expectations were very high and that the place is finally not so bad.
So we actually enjoy this two very lazy days, with a personalized service at the beach bar and the excellent restaurant…

Jeudi 10 juin
Météo un peu maussade prévue pour aujourd’hui.
Nous pensions rester ici 2 nuits, mais finalement, nous décidons de lever le camp et rejoindre notre prochain objectif, les Usambara Mountains.
200 kilomètres et 4 heures plus tard, nous changeons complètement d’atmosphère.
En route, quelques chargements sur deux-roues attirent notre attention.

…but then we are ready for a change. 
Also because the sun has now complete left us and there is more and more rain!

We leave the coast and turn west. We are headed direction Usambara Mountains.
(For the Germans: yes this is where the Usambara Veilchen comes from!).
200km and 4hours later we start to climb up the mountains.
On the road we observe inventive transportation manners.

Nous passons de l’océan indien à la montagne avec 1500 mètres de gain d’altitude, tout en passant des 30°C du bord de mer à un petit 20°C lorsque nous atteignons Irente Farm, notre première étape dans ces montagnes.
Du bar au bord de l’océan, nous passons au salon avec cheminée.

The cold season has just started here in the mountains. From over 30°C at the coast to around 20°C is a bit of a temperature choc for us and needs some adaptation in clothing! 😱
From the beach bar to Irente Farm lounge with open fire place within a day. 

Irente Farm a été construite à la fin du 19ème siècle par les Allemands afin de tester la possibilité d’implanter une plantation de café.
L’infertilité du sol les à toutefois amenés à abandonner cette idée en 1914.
La défaite allemande lors de la première guerre mondiale a permis aux Anglais de reprendre la ferme en 1918.
Peu après, elle a été rachetée par un fermier Grec qui y a planté 24 hectares de plants de café arabica et a aussi implanté une usine de production de produits laitiers.
Après l’indépendance de la Tanzanie en 1961, il vend la ferme à l’église Luthérienne qui la gère encore aujourd’hui.

Irente Farm is located at 1500m altitude within the very green western Usambaras.
It is one of the old farms that were built by the Germans or the English during colonial times late 19 or early 20 century. The Europeans started to cultivate coffee here but also enjoyed the cooler mountain climate during summer.

Vendredi 11 juin
Jolie randonnée dans les montagnes qui nous permet de découvrir la vie des villageois vivant dans cette région.
Ils vivent de leur récolte et souvent travaillent pour les fermes agricoles du coin.
The very fruitful region supplies Dar Es Salaam with fruits and veggies. For us it is ideal for hiking.Through villages, fields and forest.

La lessive est mise à sécher sur toute place ensoleillée.
Life is still very basic here. Often without electricity, poor water quality, in little wood and mud houses with one room for the whole family.

Le standard des maisons n’a rien à voir avec ce que l’on connait chez nous.
Maisons en torchis n’ayant qu’une seule pièce, dans laquelle toute la famille se réfugie pour passer la nuit.

Samedi 12 juin
La faune aussi change avec l’altitude.
Ce matin, nous avons droit à la visite de Léon le camé.
The climate is not only ideal for agriculture but also for insects and thus insect eaters. 😲
This one definitely does not want to let go of his tree branch…

But then decides to ignore us and walk away. His facial expression is so funny!

Dimanche 13 juin
On va se déplacer un peu dans ces Usmabara Mountains et rejoindre la Mambo View Point Eco Lodge.
Située à 1850 mètres d’altitude, la lodge se trouve sur le sommet d’une colline et nécessite deux heures et demie de conduite sur une piste cahoteuse pour y arriver.
Juste avant d’atteindre notre but (en haut à droite sur la photo), quelle n’est pas notre surprise de découvrir, à plus de 1800 mètres, un terrain de foot agrémenté de gradins creusés dans la pente.

We climb higher into the mountains to Mambo View Point Eco Lodge. 2 hours of partly rough road get us to 1850m altitude. Suddenly, in the middle of nowhere, just before we reach the lodge we find a perfectly flat, professional size football field with seating rows cut into the red soil of the climbing terrain. 🤔
Later we learn that this was sponsored by Marion and Herman, the Dutch owners of the Mambo lodge, who also help the people here to better their living conditions. The lodge was in fact created to help finance development projects.
Interesting fact: half of the population here is under 12 years old.

Après discussion avec Ali et Dagmara, les gérants de la lodge, nous apprenons que ce sont les propriétaires, Herman et Marion, Hollandais d’origine, qui ont sponsorisé l’aplanissement du terrain et la création de cet espace dans cet environnement où il n’y a pas un coin de plat.
Ils soutiennent d’ailleurs toute la région par des actions diverses ayant pour but d’améliorer la condition de vie des habitants de ces montagnes, dont plus de la moitié a moins de 12 ans.
Une vue imprenable s’offre à nous directement depuis notre Azalaï, que nous avons parqué au bord de la pente.

We park our Azalaï on a little spot below the reception and need a bit of time to level the wheels with big pieces of wood. It is worth the effort, the view is exceptional! Apparently at clear weather you can see the Kilimanjaro from here at 170km!
We are again the only guests, great for us but sad for the lodge and it’s employees
😥

Par temps clair, paraît-il qu’il est même possible de voir le Mt Kilimandjaro distant de 170 kilomètres.

Lundi 14 juin
Journée tranquille à la Lodge et repas en commun avec Hermann et Marion en soirée.

In the evening we have dinner together with the owners and hear a lot about ongoing development projects. All are based on the principle “enhance the quality of life for the people living around Mambo village (around 50’000). Not by aid, but by trade, education transfer of knowledge and capacity building”.
For example a longer term project where a Suisse agronomist comes here regularly and teaches hands-on about ecological farming.

Mardi 15 juin
Dès l’aurore, départ à pied depuis la lodge en compagnie de notre guide Josef, pour un circuit de 4 heures, d’abord à flanc de falaise puis par villages et forêt.
A peine quitté la réception de la lodge, voilà que l’horizon se dégage devant nos yeux, nous permettant d’apercevoir la maison d’Herman et Marion, nichée tel le nid d’aigle, tout au bord du précipice.

The next day we leave early for a half day hike with our guide Josef. First along the long cliff then through the villages.
Marion’s and Herman’s house at the edge of the cliff with a breathtaking view!

On grimpe dans la falaise sur un sentier à peine marqué

Good we have a guide to find the footpath!

Tiens ! Il y a longtemps que l’on ne vous avait montré de chenilles.
Celle là mesure 15cm.

An other impressive caterpillar. This time good 15cm long!

Arrivés en haut, une pause s’impose pour admirer le paysage.

A little break with a view. 😲

On longe maintenant une forêt de pins (importés par les allemands à la fin du 19ème siècle dans le but de se fournir en bois de feu).
Le hasard d’un effet d’optique fait apparaître l’un de ceux ci joliment décoré.


We walk along a pine forest imported by the Germans during colonial times to grow fire wood. The locals still continue this, since pine grows much quicker than any local tree.

L’une des nombreuses tâches de la vie quotidienne dévolues aux femmes est d’approvisionner la famille en eau.
Celle-ci vient s’approvisionner à l’un des 12 puits forés sous l’impulsion de l’équipe de la Lodge et maintenue maintenant par une équipe de locaux à qui en a pris la responsabilité.

One of the numerous dwells Mambo lodge has placed in the area. Maintenance is now  organized through a local waterboard. 

Et aussi en bois de feu.

A picture Michel wants to take since a while! So impressive how they balance this load on the head!

Dans l’un des villages traversés, une école, dont les élèves sont en récréation, mérite une photo pour immortaliser leur joli sourire.
L’école est obligatoire en Tanzanie.
Les élèves doivent porter l’uniforme qui doit être fourni par les parents, ce qui leur pose souvent un problème financier.
La qualité de l’enseignement est très pauvre car il est courant de voir plus d’une centaine d’élèves par classe dû au fait que les enseignants sont très mal payés et donc en sous effectif.
Selon les statistiques, après leur temps de scolarité obligatoire, moins de 10% des élèves savent lire et écrire et un 1% aura le niveau suffisant pour entreprendre des études universitaires.

Muslim School children in their uniform.
Uniform is obligatory and parents have to provide it. Often with difficulties. 
School in general is obligatory in Tanzania. Unfortunately the teachers are very badly paid and there are often 100 children in one class! Statistically in this area 90% of the children go to school but only 5 to 10% know how to read and write when they finish.
😥
Roughly 60% of the people are Muslim and the remaining 40% are Christian. There area absolutely no tensions between both and mixed marriages are ok. Their philosophy: both religions were brought from outside into the country and everybody here is still from the same origin and nation.
We are really impressed with this! 

Les Usambara Mountains, à la terre très fertile, permettent jusqu’à 3 récoltes annuelles.
La terre est exclusivement travaillée à la force des bras et aucune machine agricole ne vient les aider à la réalisation de ce dur labeur.

Fertile soil and climate allow up to three crops per year! However all is done manually without any machine or even the help of an animal for ploughing!

Tout à coup, Josef nous fait signe de nous approcher et de regarder dans un buisson bordant le chemin.
Il faut bien nous concentrer pour enfin apercevoir un caméléon parfaitement camouflé dans le feuillage.

Thanks to Josef we see this perfectly camouflaged chameleon. 
He places it delicately in our hands and with its little fingers it grips with surprising strength. What an amazing animal! Look at the colors, the texture of its skin and its funny double pointy nose. (It is called two horned chameleon and is endemic to the western Usambara mountains).

On le prend délicatement dans la main pour l’examiner d’un peu plus près.

Les maisons, construites habituellement sur une structure en bois dont les parois sont recouvertes de boue séchée, qui se désagrège facilement à la saison des pluies, sont maintenant faites de briques de cette même boue, mais qui après avoir été cuites au four, offrent une bien meilleure  résistance aux intempéries.

A little bit about local architecture:
The traditional houses here are made from a woodstructure covered with mud and then sometimes white washed with a lime paint. In the long gone past the roof was covered with banana leaves or straw, now replaced by tin that first came from flattened metal oil containers. When the government imposed a changed to plastic oil containers the population had to start buying corrugated iron. (see the house at the right hand side of the picture). 
Newer buildings are made from mud bricks that resist better to the humid weather conditions. For drying the bricks are piled in a specific way and a fire is lit underneath for several days. (See the pile at the left hand side of the picture).

Jolie balade !

Mercredi 16 juin
Il est temps de reprendre la route en direction d’Arusha.
Au moment du départ, toute l’équipe se réunit pour nous faire ses adieux.

Farewell to Mambo View Point!

3 heures de piste cahoteuse nous ramènent sur la route principale et 2 heures supplémentaires nous permettent d’atteindre la destination intermédiaire du jour, Elephant Motel en direction d’Arusha.
En fait d’éléphants nous sommes plutôt accueillis, et bientôt envahis, par une famille de singes. L’un d’eux refuse obstinément de quitter le capot de l’Azalaï.

3 hours of dirt road and 2 hour of windy tarred road lead us to the main road direction Arusha, from where all the big safaris start to the famous parks in the north of Tanzania.
We overnight on the parking of Elephant motel. When we come back from a coffee our car is surrounded by a group of monkeys. Nothing unusual here only that one of them does not want to leave its place on the bonnet and makes seriously threatening gestures.

En fait, on comprend assez vite pourquoi: il avait juste envie de profiter de la chaleur résiduelle du capot.

We leave him alone an soon understand. It is the colder season here and the warm bonnet is a nice place for a snooz. 😄

Jeudi 17 juin au Dimanche 20 juin
On se rapproche gentiment d’Arusha et passons ces trois jours au Keys Hôtel à Moshi.
Nous sommes autorisés de camper dans l’arrière cour qui sert de garage et de déchetterie au jardinier et on nous met gentiment un bungalow à disposition pour douche et toilettes.
On va plutôt passer nos journées sur la terrasse de l’hôtel d’où la vue sur la piscine est plus agréable que celle que l’on a depuis notre Azalaï.

Second stop on our way to our safari at Keys hotel in Moshi. All camp ground are closed in this area due to the missing tourists. But the hotel let us camp in the backyard between the garage and the waist pit 🥴. Not ideal but the best we can get. They let us use the very clean bathroom of one of their Rondavels and the common area has a pleasant view onto the pool area.
We are two days early for the start of our safari at Arusha. Although Arusha is a nice town it is rather wet and cold at the moment. So we stay here for 3 nights at 500m lower where the temperature is pleasant.
We use the time to write our blog and plan next travel steps for after our safari.

Dimanche 20 juin
Cette fois on y est !
Premier jour de notre Safari pour lequel on a laissé le soin de l’organisation à notre amie Geneviève Hall, directrice et propriétaire de l’agence Tanzania-Travels.
Elle nous a concocté un programme sur 9 jours, gentiment adapté à nos souhaits, ce qu’elle fait d’ailleurs pour tous ses clients.
La Tanzanie pratique des prix totalement prohibitifs pour l’entrée de ses parcs nationaux aux étrangers.
Voyez plutôt :
75 $US par personne pour l’accès au parc,
30 $US par personne pour une place de camping
300 $US pour une voiture privée avec plaques étrangères.
On arrive ainsi à un total de 510 $US par jour, juste pour être dans le parc.
À cela il faut ajouter le prix d’un « Game Drive » sortie en jeep avec un ranger de 150 $US si l’on veut avoir plus de chances de voir un maximum d’animaux.
On a donc préféré laisser notre Azalaï à « Karama lodge » à Arusha et de se laisser conduire à travers les parcs par un chauffeur privé durant ces 9 jours de safari.

We have decided to do the real thing for our 10 days Safari in the northern parks of Tanzania. Means we will leave our Azalaï behind, be pampered by our dedicated guide and driver and sleep in beautiful and cozy bush lodges. 🤩 Our Suisse friend Geneviève from Tanzania Travels has put a wonderful program together for us!
We have to admit that one of the reasons for this choice is the excessive pricing Tanzania applies for foreign “self drivers”. (300$ per day for park access for foreign cars. On top of 75$ access and 30$ camping fee per person per day. As a comparison Kenya charges 3$ per day for a car, no matter what license plate).
But we also take into account that a local guide knows where to find the animals.

Lundi 21 juin
Notre chauffeur Said vient nous chercher après le petit déjeuner et commence par nous faire visiter Arusha.
Première étape au Centre Culturel représentant toutes formes d’artisanat africain.
Les pièces présentées sont toutes de pures merveilles et on pourrait y passer la journée sans se lasser.

Today Said our super friendly energetic and knowledgeable guide an driver picks us up and we start with a visit of Arusha.

First the Cultural Heritage Centre. Is is a huge size exhibition of African art. There are paintings, furniture and masques as well as statues from wood, metal or stone and all sorts of other objects. All of them of extraordinary beauty! We stayed for more than an hour and didn’t seen half of what is there. We will definitely come back to see more! (And also to buy a table 😇).

Sylke ayant envie d’acheter des sous-plats d’artisanat Massaï, Said nous emmène dans un quartier de la ville dédié à cet art.
Elle y trouve son bonheur assez rapidement malgré une offre abondante.

We continue with a Masai crafts market where we buy a set of placemats. Michel demonstrates his good negotiation skills. We pay about half of what the Masai woman asked at the beginning. I myself have absolutely no talent for this. I feel sorry for the hard working women and would probably end up paying more than what they ask. 🥴

En route maintenant pour notre lodge « Maramboi tented Camp » tout au bord du lac Manyara, depuis laquelle nous allons visiter le parc de Tarangire durant la journée de demain.
L’endroit est sublime et tout en sirotant notre gin-tonic depuis le bar, quelques gnous paissent tranquillement à quelques mètres devant nous.

At our first lodgeMaramboi”, we pleasantly dive into African wilderness ambiance sitting at the open lounge with a gin tonic in our hand watching zebras and wildebeest grazing close by.

Une découpe de l’Afrique avec au milieu à droite la Tanzanie, dont la petite tache claire représente l’endroit où nous nous trouvons.

An African shaped window with a patch for Tanzania gives yo an idea whereabout we are. See how close the animals are on the other side!

Un passage au bord de la piscine s’impose, afin d’admirer le coucher de soleil, avant de passer à table.

The African night falls quickly accompanied by the typical surrounding sound of humming insects, chirping night birds, a lion roaring in the distance, chucking hyenas and a bellowing wildebeests.

Mardi 22 juin
Petit-déjeuner à 06h00.
On va partir tôt, pour une visite du parc Tarangire.
Ce parc entoure la vallée de la rivière Tarangire et présente une forme allongée de près de 100 kilomètres de long pour 30 de large.
Said nous conduit à travers cet écosystème de steppe massaï durant toute la journée, nous faisant découvrir cet endroit privilégié par une grande communauté d’éléphants.

We are at Manyara lake at the border of the Tarangire National Park in particular known for its numerous elephants.
The park is 100km long and 30km large with the river Tarangire in the middle.

Mercredi 23 juin
A quelques 150 kilomètres au nord du lac Manyara se trouve le lac Natron.
Lac salé, d’origine tectonique, il a une profondeur moyenne de 2 mètres.
Ses eaux, riches en micro-nutriments, attirent une importante communauté de flamants nains qui se régalent d’algues bleues et qui s’y reproduisent et y nidifient.
Pour y accéder, nous entrons dans les régions occupées par le peuple Massaï.
Peuple de bergers, les Massaï étaient autrefois nomades mais deviennent de plus en plus sédentaires.
Ils restent cependant fortement ancrés dans leurs traditions et vivent encore dans des rondavels (huttes rondes en torchis) concentrées en villages et protégées des animaux sauvages par une clôture en bois ou par un tressage de branches d’acacias aux longues épines acérées.

150km north from here very secluded lays the lake Natron right at the border with Kenya. It is a mineral rich soda lake and despite its alkaline states (pH 10!) it is feeding and breeding ground for hundreds of thousands of flamingos. 
The territory is owned by the Masai. Once nomads they are becoming sedentary now, but still stick to their distinct customs and dresses. The Masai are famous for their fearsome reputations as warriors. Their traditional lifestyle centres around their cattle, and all of the Maasai’s needs for food are met by their cattle. They eat the meat, drink the milk daily, and drink the blood on occasion.
The measure of a man’s wealth is in terms of cattle and children. A herd of 50 cattle is respectable, and the more children the better. A man who has plenty of one but not the other is considered to be poor.

A typical Masai village with rondavels and a surrounding wooden fence.

Arrivés à Massai Girafe Camp, notre destination du jour, Pedro, notre guide Massaï va nous accompagner pour une balade de fin d’après-midi jusqu’à Engero Sero waterfalls, une jolie cascade au pied de laquelle nous pourrons faire trempette.

Pedro our Masai guide leads us to the Engero Sero waterfalls, which flow over craggy rocks into a natural pool. We walk trough the fall into a small gorge where we swim in gentle rapids. Very beautiful!
The lush vegetation around the waterfall is contrasting with the arid area around the lake.

En chemin, nous rencontrons quelques femmes Massaï terminant leur lessive qu’elles ont mis à sécher sur les pierres réchauffées par le soleil.
Masai women doing the washing and children playing in and around the river.

Jeudi 24 juin
Balade au lever du jour jusqu’aux abords du lac Natron.
Ayant beaucoup plu ces derniers mois, le lac atteint un niveau exceptionnellement haut, et de ce fait, les nutriments y sont dilués et offrent moins d’intérêt pour les flamants.
Une petite communauté d’une centaine d’individus est cependant présente pour nous accueillir lorsque l’astre du jour se présente à l’horizon.

Very early we walk from our lodge “Massai Girafe Camp” to Lake Natron for sunrise. Unfortunately it is not the right season to see the big flocks of flamingos, neither for the deep red color of the lake since unusual heavy rains from the rainy season have diluted the water.
Never mind, there are some of the flamingos and the whole atmosphere is peaceful beauty.

La cendre volcanique de la vallée du Grand Rift est recueillie dans des bassins comme celui de lac Natron, où l’important taux d’évaporation laisse derrière lui des dépôts de trona et de natron. Ces deux minéraux alcalins participent à élever le pH de l’eau jusqu’à 10.5, un seuil proche de celui d’une solution d’ammoniaque.
Ceci a pour effet de littéralement momifier les animaux qui n’ont pas réussi à s’adapter à ce milieux des plus hostile.

The high mineral concentration in the lake literally petrifies dead animals.

Deux enfants Massaï, curieux de notre présence viennent nous dire bonjour.

Curious Masai kids.

Le Ol Doinyo Lengai (la montagne de Dieu) que l’on voit en arrière fond est le troisième plus haut volcan de Tanzanie, après le Kilimanjaro et le Mt Meru.
Il est le seul encore actif et on peut apercevoir son lac de lave au fond de son cratère profond de 600 mètres, pour autant que l’on ait l’énergie de gravir les 2000 mètres de dénivelé qui sont nécessaires pour atteindre son sommet qui culmine à 2962 mètres.

The whole landscape is dominated by the still active volcano “Ol Doinyo Lengai” (mountain of god) with its 3188m. It is part of the volcanic system of the East African Rift and last erupted in 1960. If you want to hike the 6 hours and 2000m to the top you need to do this during the night as the black stone heats up too much during the day. 

The stark scenery is beautiful in its simplicity.

Retour à la lodge pour le petit déjeuner.

Well deserved breakfast at Masai Giraffe lodge our lodge,

Avant de partir, on fait encore une petite visite aux femmes Massai pour leur acheter quelques bracelets de perles.

Where we also by some lovely bracelets from a group of Masai women.

Longue journée pour rejoindre Whisper tented camp, le site propriété de Geneviève.
Ici, la tente principale qui fait office de réception et de restaurant.
Les clients, quand à eux sont logés dans 7 autres tentes qui complètent l’offre du camp.
Celui-ci étant non clôturé, il faut, dès la nuit tombée, se faire accompagner par un Massaï armé de sa lance et de sa puissante lampe torche, pour rejoindre notre tente ou venir au restaurant.
Toute les nuits, nous entendrons le rugissement des lions et le ricanement des hyènes.
Nous allons y passer les 3 prochains jours.

From here Saïd drives us west to the Serengeti and the Whisper Tented Camp where we will stay for the next 3 days.
Whisper is a perfect mixture of simple yet luxurious. There are only 7 individual tents and one common area/restaurant tent. The whole is set up in the middle of the bush and we hear hyenas and lions every night very close by! Food is delicious and the staff is super friendly! Is situated in central Serengeti on 15min away from the airport.

.

En chemin, deux rapaces ont retenu notre attention.

Hawk and eagle along the road.

Vendredi 25 juin
On passe la journée en safari dans le parc du Serengeti.
La plaine du Serengeti est une savane de 60’000 km2 (donc plus grande que la Suisse) qui se trouve à cheval sur la Tanzanie et le Kenya.
Serengeti signifie « plaine sans fin en langue massaï »
Elle est surtout connue pour les grandes migrations de millions d’herbivores.
Chaque année, en octobre, plus de deux millions de ceux-ci migrent des collines du nord vers les plaines du sud, traversant la rivière Mara avant de reprendre le chemin inverse au mois d’avril.
Près de 250’000 bêtes ne survivent pas à ce voyage de 800 kilomètres et meurent d’épuisement ou sont prélevées par des prédateurs.
Nous voyons déjà des centaines de zèbres converger vers un même point en vue du prochain départ.

Said takes us on safari through Serengeti the whole next day.
Serengeti protected area includes roughly 30’000km2 (3/4 of the size of Switzerland). It is renown for its large lion population and the great migration of wildebeests, zebras and gazelles. Led by the zebras roughly 2 million animals follow a circular route between southern Serengeti in Tanzania and the Masai Mara reserve further north in Kenya. This migration is a natural yearly phenomenon determined by the availability of grazing. 
While we are here zebras and wildebeest have started grouping and are beginning to move north.

Voici quelques scènes rencontrées au hasard de notre visite.
Here a selection of what we saw today:

Vers les 14 heures, Said, notre chauffeur guide, se fait prendre dans une petite dépression du terrain caché par les herbes lors d’une manoeuvre en marche arrière.
Il enclenche alors le 4×4 sur le véhicule et oh! surprise, plus de transmission mécanique aux roues malgré toutes les tentatives effectuées sur les leviers.
Bien sûr, pas de réseau téléphonique à cet endroit.
Finalement, Said monte sur le toit du véhicule et réussit à accrocher un signal, ce qui lui permet d’atteindre l’une de ses connaissances qui va partir à notre recherche.

Just in case we needed more entertainment our car gets stuck in a swamp. Obviously at a location furthest away from all traffic and without phone coverage. 
Well, we have lots of water and some leftovers from our picnic but how long will it take until someone drives through this secondary route? Spending the night here would be rather uncomfortable and cold.
🤔

Parallèlement, Michel envoie aussi un SMS à Geneviève à l’aide de notre balise satellite inReach.
Le message passe sans problème et elle envoie également un deuxième véhicule de son côté.
Ce sera finalement celui de Said qui, après un peu plus de 3 heures d’attente, viendra nous remorquer pour notre retour à la lodge.

Finally Said is able to connect his phone from the roof of the car and Michel sends a satellite message to Geneviève our tour organizer. Two cars are sent to our rescue and the first finds us 3 hours later, just before sunset. The time has passed really quick and I think our rescue teams were actually more stressed than us! 🙃

Samedi 26 juin
Safari pédestre au départ de la lodge au programme ce matin.
Sortie de 3 heures pour laquelle nous sommes accompagnés par Leo le ranger, armé de son fusil et d’Altaretoi, notre guide Massai.

The next morning we have a walking safari on the program. We leave early morning with a Masai guide and an armed ranger. We joke that we will see at least one lion, which is very unlikely.
5 minutes later our guide spots a buffalo not far away and suddenly we see a lioness chasing it! Close to this we see two heads popping up and two more lioness’ observe us. They both leave but two more appear. We finally count 7 of them. 😲
Our ranger says that we don’t really count as pray for them. But I think 7 of them together may have a different opinion. The whole thing happened not more than 100m away from us, but luckily there is a river between them and us and lions don’t really like water!
The rest of the walk is less agitated and we enjoy the sight of a group of giraffes, impalas and a big heron.
We really enjoyed this! Quite a different experience to sitting in a car.

Après à peine 15 minutes de marche, nos regards sont attirés par un mouvement dans la savane.
Nous apercevons alors une lionne chassant un buffle, qui était venu s’abreuver à la rivière toute proche.
En observant d’un peu plus près, nous finissons par apercevoir sept lionnes qui sont tapies dans les herbes et qui, nous ayant aperçu, se lèvent les unes après les autres pour se mettre hors de portée de notre vue.

Impalas et héron complèterons cette sortie.

L’après-midi est consacré à une sortie en voiture dans le Serengeti.
La chance nous sourit avec cette famille de lions qui nous offrent un spectacle famillial ravissant.
Another car safari is planned for the afternoon and Said finds more lions for us: 😁

Bon, va falloir que je m’occupe des petits !
Mama Simba regroups her little ones.

Mais où es-ce qu’ils sont passés ?

Ah, en voilà un !

– Dis, t’as pas vu tes frères et soeurs ?
– Si,si, regarde, ils sont là bas !
– Ok, je vais aller les chercher.

Ah, vous voilà !

Bon, allez, va falloir vous bouger !
Il faut que l’on trouve quelque chose à se mettre sous la dent !

Dimanche 27 juin
C’est notre dernière journée dans les parcs du nord de la Tanzanie et c’est le tour de la Caldera du Ngorongoro de recevoir notre visite.
The last day of our safari brings us to the famous Ngorgoro crater.

Cette caldera de 21 kilomètres de long pour 18 de large a une profondeur de 600 mètres.
Il y a environ 2,5 million d’années, l’explosion d’un volcan géant a vu son cône s’ effondrer, formant cette plaine de plus de 220 km2.
Elle offre un terrain idéal pour l’ensemble des animaux sauvages, qui trouvent ici de quoi se nourrir tout au long de l’année.

The Ngorongoro Crater is part of a conservation area. It is the world’s largest inactive, intact and unfilled volcanic caldera. The crater, which formed when a large volcano exploded and collapsed on itself two to three million years ago, is 610 metres deep and roughly 20km in diameter.
The crater floor is 1,800 metres (5,900 feet) above sea level and is home to a large number of wild animals. 
To enter the crater we have to descend from the crater rim. Just like the elephants that unlike most of the animal don’t find enough food here for the whole year.
You can see the crater wall in the distance on the below picture with a long cloud hovering above it. 
Quite an amazing geography!

Pour changer des gros animaux, cette grue royale nous a parus fort attrayante et mérite bien d’être immortalisée.
An elegant group of golden-crowned cranes.
Besides many other animals we even see two rhinos confronting each other! But too far for a pic. 😢

Nous terminons la journée dans le Ngorongoro forest tented camp.
Plutôt qu’une simple douche pour nous dépoussiérer, un passage au jacuzzi avec vue nous est proposé.

In the evening we are as usual covered in dust. But this time we not only take a shower, but also enjoy a jacuzzi with a view! 🤩
Live is good to us!!!

Lundi 28 juin
Cette journée marque la fin de notre safari.
Nous quittions définitivement la région des parcs pour rejoindre l’aérodrome de Manyara d’où un petit avion à hélice d’une dizaine de places nous ramène à Arusha et à la Karama Lodge que nous avions déjà visitée pour notre première nuit de safari.

Our safari trip is already over! And a tiny plane brings us back to Arusha. 

Mardi 29 juin
Journée placée sous le signe de la tristesse.
Sylke va rentrer en Suisse en urgence aujourd’hui et rallier l’Allemagne dans la foulée, sa maman étant très malade.
Michel quand à lui va passer au Kenya et rejoindre Mombasa afin d’organiser le rapatriement de l’Azalaï par porte-conteneur avant de prendre l’avion pour son retour en Suisse.
Après une longue réflexion, nous avons décidé de mettre un terme à notre découverte de l’Afrique.
La Namibie, ainsi que l’Afrique du Sud, étant à nouveau en lockdown partiel après l’apparition du variant indien du Covid sur leur territoire, nous ne savons pas trop comment la situation va évoluer par ici.
Autant avoir notre Azalaï près de nous pour la suite de nos projets.
N’ayant pas pu rentrer par la route en passant par l’Éthiopie, le Soudan (ces deux pays étant en guerre), l’Arabie saoudite, Oman, Turquie, Grèce, ex Yougoslavie……nous imaginons faire le trajet à l’envers, depuis la Suisse vers Oman.
La visite du continent nord américain est aussi une option qui nous tente…..et pourquoi pas l’Asie?
Il y a tant de pays intéressants à découvrir !!!

Sadly our Africa trip ends here a little earlier than planned.
I take a flight back home today since my mother is very ill. 
Michel continues to Mombasa to ship the Azalaï back to Switzerland and will take a flight home from there.
After long reflections we have decided to terminate our Africa travel now.
With the new Covid variants and a new lockdown of several countries in Southern Africa we are not sure what the near future brings to Eastern Africa. So we prefer to have the Azalaï accessible with us in CH.
It is sad that we can’t pursue our plans to drive back home via Ethiopia, Sudan, Oman, Iran, etc, but who knows, maybe when all its calmed down we do it the other way round and drive from CH to Oman. 
Or we go to Canada and Alaska instead? And how about Asia? 🤔

Ici, une image représentant la route que nous avons suivie avec les différents points de chute.

Here a map as overview for our travel. 6 weeks Zambia, 7 weeks Tanzania and 1 week Kenya for Michel. Each green triangle represents a stop of one or more nights.

Epilogue
Ces trois mois passés en Zambie d’abord et en Tanzanie ensuite nous ont beaucoup plu.
La gentillesse et l’accueil des personnes que nous avons eu l’occasion de rencontrer nous a fait chaud au coeur.
Vivant pourtant avec moins de 2 Dollars par jour, le 90% de ce peuple garde le sourire et reste positif.
Certainement que le climat n’y est pas étranger, car la nature est très généreuse à leur égard, en leur fournissant gratuitement une nourriture abondante et saine.
En échangeant avec eux, nous avons beaucoup appris sur leur manière de vivre, de penser et de se comporter et ceci nous a permis de revoir certains préjugés que nous avions avant de les connaitre un peu mieux.
Nous avions prévu de passer encore un mois au Kenya avant de rentrer en Suisse mais les circonstances étant ce qu’elles sont, l’Azalaï est chargé dans son conteneur pour son retour en Suisse.

During the last 3 months we have seen a lot of Zambia and Tanzania and met so many kind and welcoming people. In particular the lively Tanzanians got close to our heart.
We have learned a lot about the challenges the people and the two countries face, and we deeply experienced, their for us so unfamiliar culture.
There is plenty that we Europeans, for a more relaxed life, could learn from these heart warming, cheerful, creative champions in fire fighting.
As well as they could learn from us for a more comfortable existence.
However, from what we see, both is unlikely to happen quickly.
But who knows what the future brings?
Hakuna Matata! 😀

À toutes et tous, nous vous souhaitons un bel été et vous disons:
À bientôt pour nos prochaines aventures !

Amitiés de Milke

Du Lac Tanganyika à Zanzibar

Vendredi 30 avril
Nous sommes finalement restés 3 jours à  Flower & Fern Cottage, chez Jackie et Kevin et avons passé hier soir une agréable soirée chez eux après qu’ils nous aient invités pour le repas.
Avant de partir ce matin, Jackie nous donne encore vite quelques avocats, quelques bananes et va encore au poulailler pour récolter des oeufs du jour.

We finally stay 3 days at Jacki and Kevins beautiful farm close to lake Tanganyika in the north of Sambia. We are even invited for dinner and learn a lot about their challenging live as farmers between Zimbabwe and Zambia.
Before we leave Jackie provides us with fresh eggs, herbs, avocados and spinach right from their garden! 

Encore un petit tour dans le jardin, et c’est le moment de reprendre la route.

The great thing about traveling is that we see so many great places and meet so many people that become friends. The less good thing is that it is very unlikely to see them again. 😢

La journée s’annonce bien ensoleillée et nous prenons l’option de nous rendre au bord du lac Tanganyika.

We decide to spend a few days at the sandy beaches of lake Tanganyika
So for the next two days we will do the classical beach program.
On Sunday high grade military guy has its wedding at the lodge and we enjoy the “show”.

Après avoir passé la ville de Mbala, une piste complètement défoncée nous amène, après 2 heures de lutte, dans un endroit idyllique, au joli nom de Isanga Bay Lodge.
Nous sommes bien récompensés car il faut admettre que l’endroit est magnifique.

A very rough and rocky 30km long dirt road takes us in 2 hours (!) to Isanga bay lodge and camping. Definitely a place we will stay more than a day. 🤩

Quelques mots sur le lac Tanganyika :
Formé il y a 12 millions d’années lors de la création de la grande faille de séparation des plaques eurasienne et africaine qui court de de Jordanie au Mozambique, ce lac, avec ses
700 km de long est le plus long du monde.
Sa profondeur de 1395 mètres le place en 2ème position des lacs les plus profonds de notre planète derrière le lac sibérien Baïkal.
Sa superficie n’est pas en reste puisqu’elle atteint le 80% de celle de la Suisse et sa capacité le 17% des réserves d’eau douce ce notre terre.
Il est aussi très agréable de s’y baigner puisque sa température oscille entre 23 et 28 degrés tout au long de l’année.

Did you know?: Lake Tanganyika is really huge! With 700km it is the longest lake in the world, and with 1395m the second deepest after the Baïkal lake in Siberia. It’s  surface covers 80% of Switzerland and it contains 1/6th of the global sweet water reserves.
It’s temperature varies from 23 to 28°C all year round. 
and right now it is just perfect.
😀

Samedi 1er mai
Journée farniente, baignade lecture, repas au restaurant.
Pas mal non plus de se laisser aller de temps en temps.

For the next two days we will do the classical beach program.

Dimanche 2 mai
Cette journée est placée sous le signe du mariage.
Un haut gradé de l’armée zambienne a organisé sa cérémonie de mariage en ce lieu paradisiaque.
Sans être directement invités, nous sommes plongés dans la fête qui va durer jusqu’en fin d’après-midi.

On Sunday a high grade military men has its wedding at the lodge and we enjoy the “show”.

Derniers instants avec Papa, Maman

Il sera bientôt trop tard pour dire NON !

Ils sont heureux et auront peut-être beaucoup d’enfants !

Lundi 3 mai
Bon, il faut reconnaître que l’endroit nous plait vraiment bien et que l’on ne s’en lasse pas.
Il ne nous faut pas bien longtemps pour décider d’y passer un jour de plus. 

Hmm... Do we really want to leave after 2 days?… Ok, we stay another 2 days.  😇

Mardi 4 mai
Finalement, après 4 jours, on décide de reprendre la route.
Nous sommes rapidement replongés dans l’ambiance des petits villages typiques de cette province nord de Zambie.

Typical village scenery between the lodge and the very last waterfall we will visit in Zambia.

32km. et deux heures plus tard, nous arrivons aux Kalambo Falls. 
Avec ses 235 mètres de chutes directe, elle est l’une des plus haute d’Afrique.
Ce sont les dernières que nous visitons en Zambie.

The Kalambo Falls on the Kalambo river is a 235m single-drop waterfall on the border of Zambia and Tanzania at the southeast end of Lake Tanganyika. It is one of the tallest uninterrupted falls in Africa.

Nous sommes accueillis de manière très sympathique par Livingstone, le responsable de la lodge et du camping.
En observant les alentours, nous remarquons un petit bâtiment sur lequel est apposé un écriteau marqué Restaurant.

Après avoir obtenu confirmation par Livingstone que c’en est bien un et qu’en plus il est ouvert, celui-ci nous propose de nous préparer un repas du soir.
On se met d’accord pour un poisson du lac Tanganyika du nom de « English Fish », on n’en saura pas plus, accompagné du plat traditionnel Zambien, le Nshima (Sorte de polenta de maïs), et de feuilles d’épinards.
Le poisson est ouvert en papillon et grillé sur un brasero au charbon de bois.

At the Kalambo falls there is a basic lodge and a little “restaurant”. Because of COVID and the low number of visitors the lodge manager is also the cook. He proposes to prepare fish from the lake for us.

Le résultat, représentant un plat typique des régions lacustres, s’avère très satisfaisant.

So we have butterflied, grilled fish (called “English fish” 🤔), with a local sort off spinach and the Sambian staple maize polenta called Nshima. All very tasty and prepared fresh! 

Mercredi 5 mai
Une petite surprise nous attend aujourd’hui avec notre fidèle Azalaï.
Lorsque l’on veut ouvrir le toit, on s’aperçoit rapidement que l’un des pistons chargés de le garder ouvert a perdu son huile et de par là, son efficacité.
Il faut donc trouver un moyen de le caler d’une façon ou d’une autre.
Sylke propose de prendre les planches que l’on place sous les roues, lorsque nous devons mettre  le véhicule de niveau, et de les mettre entre le bord de la cabine et le toit.
Et ça marche !

After so many years of service one of the roof pistons breaks. As a result, the roof doesn’t stay up anymore. It is quite a special size and we are not sure to be able to replace it anywhere here. At the moment we keep the roof open with one of the planks we normally use under the wheels to level the Azalaï for the night. It is less practical but it works! Uff!

On va essayer de trouver un piston à Dar es Salam et sinon, on attendra que notre Azalaï soit de retour en Suisse.

Tiens, celle-là, on l’avait pas encore vue !

And one more impressive caterpillar 😲

Jeudi 6 mai
Il s’agit maintenant de se préparer gentiment pour le passage de la frontière avec la Tanzanie.
On nous apprend qu’il faut un test Covid PCR négatif de moins de 72 heures pour passer la frontière.
Le nouveau président tanzanien n’est apparemment pas aussi laxiste que le précédent et a décidé de s’aligner avec la norme internationale à partir du 5 mai.
Bon, ben on va voir ce qu’on peut faire !
On se rend à l’hôpital de Mbala tout proche et là, on nous accueille très agréablement, mais ils peuvent malheureusement seulement nous faire un test rapide. Pour un PCR il faudrait aller à Kasama, 165km plus au sud.
On prend la décision de se contenter du test rapide et on verra bien demain si on peu le faire accepter par les douaniers.
A voir la grimace, ce n’est pas plus agréable ici qu’en Suisse.

It is time for us to cross over to Tanzania. Fortunately the borders are open now (still not the case with Zimbabwean, Malawi, etc). But unfortunately Tanzania has just now decided to oblige a PCR test for entry.  If we had crossed the boarder 3 days earlier we would not have needed any test. Too bad!
The local hospital in the little town of Mbala tells us that we need to go the 165km to Kasama for a PCR test, here they only do a quick test.
Ok we are in Africa where almost everything is negotiable, so we will try to cross the boarder with a quick test.

15 minutes plus tard on obtient le résultat.
Négatif pour les deux !
SI c’est positif, il y a aussi un trait au niveau du T.

The test is surprisingly quickly done. In a bit more than 45min all together we have the negative certificate!. And it is for free!
(with a second line at “T” the result is positive)

L’opération test covid s’est déroulée en à peine une heure.
Nous prenons maintenant la route pour Nakonde, ville frontière, et restons à la Wannabes Lodge pour passer le reste de la journée et la nuit.
Nous essayons toujours de passer les frontières en matinée, ce qui nous permet de rester zen, sachant que l’on a toute la journée devant nous.
On profite du Wifi de la Lodge pour remplir encore un formulaire en ligne, document indispensable pour entrer en Tanzanie.

Vendredi 7mai
Départ de la lodge à 09h00 et arrivée à la douane zambienne une demie heure plus tard.
Comme prévu, c’est un peu le chaos et il va falloir une bonne dose de patience avant d’être libérés côté Tanzanie.

In the morning we go to the border post at Nakonde. A habit we have taken to ensure we have all day to get the formalities done and still reach the next camping before night fall. (Driving at night is seriously dangerous, because of mad truck and bus drivers and also any kind of animal that can wander around).
It’ll turn out to be the right strategy once again!

Côté zambien, pas de problème.
Carnet de passage en douane et passeports sont tamponnés rapidement.
Ça va par contre sérieusement se compliquer côté tanzanien.
Pour essayer de nous simplifier la tâche, nous acceptons l’aide d’un « guide » qui va nous accompagner dans toutes les procédures et parlementer avec les fonctionnaires successifs en Swahili.
On commence par le bureau de la santé qui nous dit devoir désinfecter notre véhicule et veut voir notre Certificat Covid PCR.
On aimerait en savoir un peu plus sur la désinfection, car visiblement aucun des camions passant la frontière n’y est soumis, alors pourquoi nous ?
Le fonctionnaire perd patience et nous dit partir vers son chef avec nos tests rapides, à priori non valables, et que l’on sera convoqués par celui-ci.
Le temps de passer l’immigration et d’obtenir nos visas pour 90 jours, nous nous retrouvons dans le bureau du chef.
Sans agressivité mais beaucoup de fermeté il nous lit le règlement en vigueur depuis seulement 3 jours, concernant le certificat covid et qu’en aucun cas il peut accepter notre test rapide.
Il nous menace d’annuler nos visas, de retourner en Zambie faire un test PCR et de revenir quand nous aurons celui-ci.
Nous sommes prêts à renoncer d’entrer en Tanzanie et à revoir notre voyage, quand Charles, notre guide, commence à argumenter avec le chef (en Swahili toujours, il nous résumera la discussion par après), comme quoi il devrait se demander de savoir qu’elle opinion on va avoir de lui et de l’accueil réservé aux étrangers dans un pays qui a la réputation d’être habité par des gens très humains et faisant généralement preuve d’empathie.
Le discours de Charles porte ses fruits car le chef change soudain d’attitude et nous dit que si l’on accepte la désinfection de l’Azalaï pour 30’