LA NAMIBIE – 1ère partie

Nous voilà de retour pour une deuxième visite des pays africains.

Tout commence le 1er mai par un vol reliant Genève à Zürich, puis Zürich à Johannesburg et pour terminer Johannesburg à Windhoek, capitale de la Namibie.

Nous avions réservé ce vol en septembre 2018 et il est agréable de voir que tout s’enchaîne sans problème, simplement en se présentant au guichet de l’aéroport, et sur simple présentation de son passeport.

Arrivés à Windhoek, un chauffeur du Trans Kalahari Inn nous attend pour nous emmener à cette lodge où nous allons passer les deux premières nuits.
C’est avec grand plaisir que nous y retrouvons notre Azalaï.

We are back in Namibia!!!

During the last 3 Months we enjoyed our spacious home (compared to 4m2 in the Azalaï), spent happy times with friend and families, went snowshoeing and skiing and watched the wonderful spring awakening in Switzerland.

The contrast is as striking as usual. The dense, green spring vegetation in CH and 16h later the arid scenery in Namibia where the strong sunlight intensifies all contours and colors. Tones of warm earthy read, yellow, brown and olive green dominate. 

Avant de commencer notre périple, une petite présentation de la Namibie s’impose.

Projetée sur la carte de l’Europe, on se rend bien compte de la taille de ce pays, grand comme vingt fois la Suisse mais ne comprenant que 2,5 millions d’habitants (90% d’origine Bantoue) dont presque 1 million habite dans la région de la capitale Windhoek.

For those that are interested, here the usual introduction to the country:
Projected onto the map of Europe Namibia’s size becomes evident. Roughly 20 timers the size of Switzerland or 3 times Germany it only has 2.5 million inhabitants (90% black), of which about 1 million lives in and around the capital Windhoek.

La Namibie est l’un des pays les plus arides et les moins peuplés du monde avec seulement 3 habitants en moyenne au km².
On distingue 4 grands secteurs :
Le désert du Namib et les plaines côtières inhospitalières longeant l’Atlantique sur 2000 kilomètres.
Le plateau central culminant à 2600 mètres où sont concentrées les villes.
Le désert du Kalahari à l’est.
Le Bushveld boisé de l’Okavango et le Caprivi au nord.

La Namibie est un des pays d’Afrique les plus riches en ressources minérales. La mine constitue la principale activité économique du pays et produit des diamants, du zinc, du plomb, du cuivre, de l’uranium, de l’argent et de l’or.

L’agriculture est dominée par l’élevage. Le traitement de la viande et des produits dérivés constitue une activité économique importante. La plupart des fermes d’élevage sont situées dans la partie centrale du pays. La Namibie possède également un des plus importants potentiels de pêche du monde. Les principales exportations concernent les diamants, l’uranium, le cuivre, l’étain, le plomb et le zinc. Les principaux produits importés sont les aliments, les combustibles et les produits manufacturés.

With only 3 inhabitants per square km Namibia is one of the least populated countries of the world.
There are 4 distinct zones:

  • The Namibia Desert and the uninviting sandy planes and dunes along the 2000 km long west coast.
  • The central high plateau where most of the cities are located
  • The Kalahari desert in the east
  • The Okavango and Caprivi Bush in the north along the Angolan boarder

Namibia is also one of the richest countries in Southern Africa in terms of mineral resources and mining is the main economic activity in the country. Diamonds, zinc, lead, copper, uranium, silver and gold.
Agriculture is dominated by cattle farming and the overall meat industry is of high economic importance. The long coast and the cold southern current enable an important fishing industry.
Namibia’s export is dominated by mining products, whereas the import consists mainly of food, fuel and manufactured goods.

Vendredi 2 mai
La journée est consacrée à la préparation de l’Azalaï.
Remplissage des réservoirs d’eau et de carburant, passage au super marché pour le plein d’aliments et soirée au restaurant.

May 2nd; We are very happy to recuperate our Azalaï in good condition!! 😀
(Not that we really had a doubt, but so many people asked us weather we are certain to have chosen the right location…).
We spend the day in preparing the Azalaï: loading fuel, water, food, reactivating the fridge, etc. We close the day with a fabulous evening dinner on a terrace in Windhoek (delicious rump steak and Namibia! Asparagus).

Samedi 3 mai
Départ en direction de l’ouest pour 2 jours dans le désert du Namib, plus précisément à Nankluft Park.
Sur le chemin, nous faisons une halte au bord du lac de barrage Oanob qui présente une précieuse réserve d’eau pour la survie de toute la région.

The next day we head south west direction Naukluft Park which is a mountainous part of the Namib desert. On our way we stop for a milkshake (it is too hot for a coffee!) at the men built Oanob lake resort.


Dimanche 4 mai
Naukluft Park
, situé dans la région montagneuse du Namib est parcouru par la rivière éponyme qui offre la possibilité d’une très jolie randonnée dans un paysage de montagnes aux tons ocres et de végétation luxuriante aux abords du cours d’eau.
En parcourant le chemin qui longe la rivière, nous rencontrons deux jolis endroits où se sont formés des bassins naturels et malgré une eau que l’on pourrait qualifier de très fraiche, nous n’hésitons par à nous y plonger pour rafraichir nos corps surchauffés par l’effort de la randonnée.

The receptionist at the Naukluft campground shows us the diverse hikes that can be done in the Park. Given that the temperatures still rises quickly above 30C short after sunrise we chose the a short hike that climbs a gorge next to a small river. Excellent choice as there are a number of natural pools along the way 😀

La soirée se termine au restaurant du camp, qui au menu du soir nous propose un plat très répandu, autant en Afrique du Sud qu’ici, le Rump Steak (entrecôte de boeuf) accompagné de légumes et frites.

Lundi 5 mai
Il est déjà temps de quitter cet endroit très agréable pour rejoindre notre prochaine étape, A Little Sossus Campsite, près de Sesriem, où Sybille, la fille de Michel, accompagnée de son amie Véronique, vont nous rejoindre pour effectuer un circuit de 3 semaines de découverte de la Namibie.

Our next destination is Sesriem where we meet Michel’s daughter Sybille and Véronique a friend of her who will travel with us for 3 weeks. 

Sesriem is the starting point for one of the two biggest tourist attractions in Namibia the Sossusvlei a spectacular dry salt lake in the heart of the Namib desert.

Mardi 6 mai
Réveil à 06h00 pour un départ à 06h30 afin de rejoindre les fameuses dune rouges de Sossusvlei, distantes d’une centaine de kilomètres et situées au coeur du désert du Namib.

Sossusvlei est un désert de sel et d’argile et consiste en un oued pénétrant depuis la localité de Sesriem sur une soixantaine de kilomètres d’est en ouest.

Sossusvlei,must be visited early to catch the morning light. So we leave our campground in the dark at 6h30. From the park entry we continue another 60 km along a dry river bed before we park the car and climb into the very read dunes.

La dune 45 très prisée des touristes.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est IMG_4349-copie-1024x614.jpg.

Les dunes de Sossusvlei se sont formées par l’accumulation de grains de sable transportés par les vents d’est sur de distances assez considérables, parfois depuis l’intérieur du Kalahari.
Une marche d’un peu plus de 6 kilomètres et après 250 mètres de montée dans le sable mou nous amène au sommet de la dune « Big Daddy » d’où l’on bénéficie d’une vue majestueuse sur le lac et les dunes environnantes.

After 3km uphill in the sand (you know the story: two steps up, one step down again…) we reach the top of the dune “Big Daddy” at a hight of 250m. We enjoy the stunning view before we run down the 45 degree slope of the dune right into the Sossusvlei. Definitely great fun and actually much easier than we all thought 😊

Après une descente vertigineuse droit dans la pente à 45 degrés, nous atteignons le plus grand des lacs salés aujourd’hui asséché, dont L’acacia erioloba, dressant ses branches desséchées au milieu de la mer de sel représente la principale végétation de cet endroit.

And here is why the Sossusvlei dry salt lake is so popular:

Mercredi 8 mai
Journée de transfert qui va nous voir effectuer le trajet de quelques 300 kilomètres qui relie Sossusvlei à Walvis Bay sur la côte Atlantique.
Après une centaine de kilomètres de piste principalement de tôle ondulée, quelques maisons émergent de la plaine désertique.
L’endroit s’appelle Solitaire et porte bien son nom car c’est le seul lieu habité sur les 6 heures de route que nous effectuons dans la journée.

From here, 300km rough dirt road bring us to our next stop Walvis bay at the Atlantic coast.
What a pleasure to stop half way at Solitaire in the middle of the desert to taste a spectacular apple cake with a cup of cappuccino ❤️

62 habitants peuplent Solitaire qui offre au voyageur une station d’essence et une boulangerie réputée pour faire le meilleur gâteau aux pommes de toute la Namibie.

Un peu plus loin, nous traversons le Kuiseb Canyon dont la rivière paraît asséchée mais en fait elle coule environ 60 centimètres sous la surface et émerge seulement en cas de pluie.
Ceci permet à la végétation de pousser, malgré une sécheresse apparente.

Along the way the dunes give way to a stone desert and the Kuiseb Canyon, where in the dry season the river flows about 60 cm below the surface and trees can still survive!

Alors que nous progressons gentiment sur une piste pas toujours en bon état, nous apercevons le véhicules de Sybille et Véronique arrêté au bord de la route et les filles nous faisant signe de nous arrêter.
Leur Nissan ne veut plus avancer car le moteur surchauffe anormalement.
Après avoir ajouté de l’eau dans la circuit de refroidissement, la température redescend et tout semble fonctionner normalement.
En milieu d’après-midi nous atteignons Walvis Bay par un vent à décorner les boeufs et une température nettement plus fraîche que dans le désert.

Jeudi 9 mai
Notre guide John vient nous chercher à la réception de Lagoon Chalets & Campsite où nous avons passé la nuit en vue d’une sortie en 4×4 jusqu’à Sandwich Harbor.

La visite commence par la visite des salines dont les vastes étendues en pleine évaporation s’ornent de couleurs roses contrastant avec le blanc du sel et le bleu du ciel et de la mer.

Walvis bay is an important industrial center for Namibia with the biggest harbor of the country, an important fishing industry and a huge salt pan that concentrates salt from seawater.
Besides industry there is also impressive nature in the area and today we are going on expedition with our guide John. On the program are the salt pans, a ride through the dunes, a visit of the famous Sandwich harbor, which is actually a lagoon and a visit to a large seal and flamingo colony.

The salt water contains a pinkish microorganisms that provokes an intense coloring in the concentrated pools.

Nous longeons ensuite la plage bordée de dunes sur une cinquantaine de kilomètres….

From Walvis bay we drive roughly 50 km with the Atlantic on one side and increasingly bigger dunes on the other side… 

….avant d’atteindre Sandwich Harbor, nommé ainsi suite à l’échouage malheureux d’un bateau portant ce nom.

Ce lieu, dont les dunes, hautes de 120 mètres, viennent s’échouer en bord de mer offre un spectacle majestueux.

…until we climb into the 120m high dunes to have the perfect view onto Sandwich harbor, named after a ship that had run onto a sandbank here and remained stuck during 6 months. As you can see it is actually a lagoon ont a tabour at all.

John nous emmène à travers celles-ci en effectuant un rodéo de belle maitrise, gravissant les pentes de sable avec aisance et se jetant dans des pentes de 40 degrés nous bloquant la respiration à  chaque fois.

Il nous ménage aussi quelques poses pour la contemplation.

Sur le coup des midi, John nous propose de fêter ça sur le bord de la plage avec une coupe de champagne et un délicieux pique-nique.

After an impressive up and down race through the very steep dunes we stop at the sea for a champagne picnic 😀

Avant de rejoindre notre camping, nous allons encore voir une colonie de phoques à fourrure au milieu desquels se mélangent des flamands roses.

And finally the seals and flamingos. A perfect day! 😍

Cette sublime journée se termine dans le réputé meilleur restaurant de Walvis Bay, le « Raft » dont la réputation est d’offrir de succulents plats de fruits de mer.


Vendredi 10 mai
Journée qui se devait d’être tranquille !?
Tout commence par une une montée tranquille le long de la côte jusqu’à Swakopmund.

Après avoir effectué quelques courses, nous nous donnons rendez-vous avec Sybille et Véronique le long de la promenade en bord de mer.

The next day we continue 40km further up the costs to Swakopmund, a small town where the majority of the population still speaks German, the bakeries sell rye bread and German style cheesecake and the architecture is 18hundred Western European style. In contrast to Walvis Bay the focus here is clearly on tourism.


Lors de la balade, elles nous font part que leur Nissan chauffe à nouveau anormalement.
Après un téléphone à l’agence de location, décision est prise de passer dans un garage en vue d’un contrôle plus approfondi.
Il en ressort que le joint de culasse est fendu et que la voiture est désormais hors d’usage.
Les filles sont ainsi condamnées à rester à Swakopmund alors que nous avions réservé un camping à Hentis Bay, 80 kilomètres plus au nord.
Véronique négocie toutefois qu’un véhicule de remplacement soit fourni avant midi demain et que la compagnie de location prenne en charge la chambre d’hôtel pour la nuit. 

Quand à nous, nous visitons encore un peu la ville…..


…..avant de monter comme prévu à Hentis Bay en espérant que tout s’arrange demain pour nous permettre de continuer notre voyage comme prévu.

We spend the night in a small fishing village again further up the coast. But this time without Sybille and Véronique who had to bring their car to the garage with a big motor damage. The car rental company has promised to bring them a replacement tomorrow…

Samedi 11 mai
La brume marine s’est installée ce matin, comme plus de 200 jours dans l’année et nous plonge dans un froid et une humidité désagréable.

The Namibian coat is “famous” for its 200 days of fog per year. The hot air at the coast absorbes a huge amount of sea water during the day and the very cold sea (around 14C!) condensates it again during the night and creates the dense fog.
We get a great demonstration this morning! The air is humid, cold and almost sticky from the high salt content. Maybe good for your lungs and your skin, but otherwise very unpleasant and for us definitely a reason to get going early!

Nous fuyons cette atmosphère de bord de mer dès 10h00 pour rejoindre le désert et par la même occasion notre prochaine destination: Branberg White Lady Lodge.

A peine une demie heure après notre départ, la température est déjà montée au delà de 30°C et l’humidité a passé de 90% à 10%.
Nous sommes à nouveau dans le désert Namibien et la brume a totalement disparu pour faire place à un soleil radieux.

We drive inland to our next destination: the Brandberg where we will do a hike to find some really old bushman rock paintings. After less than 30min drive we leave the costal fog and the temperature climbs very quickly well above 30C and the relative humidity drops from 100% to 10%. Welcome back to the desert!

Notre route nous fait passer tout à côté d’un village Himbas.
Les indigènes nous font signe de nous arrêter, ce que nous faisons avec plaisir afin d’en savoir un peu plus sur ce peuple.

Les filles s’enduisent tout le corps d’un mélange de terre rouge et de graisse animale en signe de beauté mais aussi comme protection contre les ardents rayons du soleil et les insectes.
A part un pagne de cuir autour des reins, elles portent comme seul vêtement une parure faite principalement de coques de fruits et de perles.

On the way we stop at a little Himba village. A group of traditionally dressed women with their skin covered in a mixture of red soil and animal fat have installed a little shop to sell some handicraft. Clément a young boy functions as translator since the girls are only now allowed to school and the young women present did not have this privilege.

Nous faisons la connaissance de Clement qui nous raconte l’histoire de son village qui vit principalement de l’art artisanal qu’ils vendent directement aux touristes de passage.

Il nous amène vers son frère pour une démonstration de fabrication d’un Calao, oiseau que l’on trouve dans la région.

We admire the hand carved wooden animals and assist the carving of a Hornbill (a very common bird in the area). We buy 4 of the animals and fill a 5 ltr water bottle for Clément before we leave (the tribe has to buy their water in the next town and carry it home over a long distance). 

Les enfants restent au village abrités du soleil par des abris assez rustiques.

Avant de les quitter, les filles nous offrent une danse d’adieu.

As a thank you we get a traditional dance demonstration from the women:

Quelques kilomètres plus loin, un autre groupe nous fait signe en agitant des bidons vides qu’ils sont à cours d’eau.
Nous nous arrêtons afin de leur remplir deux bidons tirés des réservoirs de l’Azalaï.

A little further a mother with her children waves with empty water bottles. We decide that it is impossible not to stop if someone asks for water. So we fill two 5 ltr containers while the children beg for sweets and chewing gum. 

Nous atteignons White Lady Lodge en milieu d’après-midi et apprenons que les filles n’ont touché leur nouveau véhicule qu’en fin d’après-midi.
Elles vont monter jusqu’à Henties Bay et nous rejoindre demain.

When we get to the White Lady Lodge where we will camp for the night we learn that Sybille and Véronique received a new car but later than expected. So they will unfortunately miss out on the hike and our beautiful camping spot:

Notre emplacement au soleil levant.

Dimanche 12 mai
A peine le soleil ayant illuminé le ciel de ses premiers rayons orangés, nous nous rendons au départ de la randonnée qui va nous conduire vers la « White Lady ».

At sun rise (7am, it is autumn here) we drive to the departure point of our hike. Nevertheless when we start hiking the sun it is already hot and the guide tells us that it will be a very hot day. (The guide is compulsory to avoid vandalism and damage through e.g. touching the paintings, both had happened in the past!).

Une bonne demie-heure de marche plus tard, nous atteignons ce site, occupé il y a plus de 5000 ans par le peuple des San.

La grotte marquée par la présence de peintures rupestres était un lieu de cérémonie.

Le chaman entrait en transe jusqu’à ce que des visions apparaissent à son esprit.
Il en faisait ensuite part aux indigènes artistes qui les reproduisaient sur le plafond de la grotte.
C’est ainsi que l’on peut apercevoir des animaux avec des pattes humaines ou à l’inverse, des humains avec des têtes d’animaux.

The low overhang where we find the paintings used to be a ritual place for the Sun bushman 3000 to 5000 yeas bc. It was discovered only in 1917 and the so called White Lady is in fact a medicine man covered in sweat and dust during a ritual dance (thus the whitish colour).
The details and colors of the paintings are amazing but don’t show that well in the photo. So you have to use a bit of imagination. 😊

Cet endroit fut découvert en 1917 par un allemand du nom de Reinhardt Maack et c’est beaucoup plus récemment que l’archéologue Abbé Henri Breuil, un français, dans son imagination, donna son nom au personnage que l’on voit en blanc sur la paroi et le nomma « White Lady »(La femme blanche).

En réalité, le personnage représente un homme, un chaman effectuant une danse sacrée et tout en transpiration la poussière du sol va lui coller à la peau et lui donner cette couleur blanche. 

Une cascade actuellement à sec passe juste à côté du site.

Just behind the site there is a huge dry river bed. Not easy to imagine that there will be a lot of water during the rainy season!

Sur le trajet du retour, un couple de salamandres attirent notre attention.

La femelle. Female lizard.

Le mâle. And her partner.

Cette séquence culturelle terminée, nous reprenons notre route pour rejoindre « Ugab Terrasse Lodge « distante d’un peu moins de 200 kilomètres où nous passerons les deux prochains jours.

Comme prévu, Sybille et Véronique nous rejoignent en fin d’après-midi avec un véhicule apparemment en ordre de marche  et nous pourrons ainsi à nouveau continuer notre programme de visites ensemble.

From here we head direction Etosha National Park. Next to Sossusvlei this is the biggest attraction in Namibia.
Half way we have booked a two day stop at the Ugabe Terrace lodge built on top of a cliff with a stunning view onto the surrounding table top mountains (a little déjà-vu with Monument Valley?).

Lundi 13 mai
Nous découvrons qu’une double tyrolienne, l’une de 860 mètres et l’autre de 640 mètres de longueur est installée au départ de la Lodge où nous nous trouvons.

C’est sans hésitation que nous nous inscrivons pour cette activité matinale qui va nous permettre de vivre quelques frissons mais surtout une magnifique vue sur le paysage environnant.

The Lodge owner had the excellent idea to install two sip-lines between the lodge and the lower plain. Great fun and great views!

Le reste de la journée est occupée à la détente sur ce magnifique site.

The day continues with relaxing at the pool and later a gin tonic with a view from the terrace. 😁


Mardi 14 mai
Le Vingerklip (falaise du doigt) étant la vedette du coin, une visite rapprochée s’impose avant de rejoindre la région d’Etosha.

Une randonnée d’une heure et demie nous permet de nous en approcher et d’admirer ce rocher tout particulier d’un peu plus près.

Today we have a closer look at the rocks that we viewed from the lodge terrace. One of them is appropriately called Vingerklip (finger cliff).

Un passage à Outjo pour faire le plein de diesel, quelques courses et un arrêt dans le « Biergarten » où la choucroute est au plat du jour et déjà nous nous retrouvons près de l’entrée du Parc Etosha qui va nous accueillir pour la nuit.

In the town Outjo we fill up on water, fuel and food. Some of the German culture has also survived here in the form of a Biergarten with a choice of Schnitzel, Eissbein, sauerkraut and German cakes 😋

En 1881, suite à la demande grandissante d’ivoire par les marchés européens et américains, des milliers d’éléphants ont été tués dans la région du parc Etosha et ceci jusqu’à extinction complète de ceux-ci.
C’est en 1907 que le parc a été créé avec une surface équivalente à 2 fois celle de la Suisse.
Pas moins de 80 points d’eau ont été mis en place, ce qui a favorisé la venue de toute une faune.
En 1973 le parc a été redimensionné à la taille d’aujourd’hui, 22’270 km2 (la moitié de la taille de la Suisse) et fermé par une clôture de 2,60 mètres.
Les éléphants sont aujourd’hui au nombre de 2500, alors que les lions qui avaient aussi complètement disparu atteignent les 400 unités.

Etosha National Park:
End of 18 hundred thousands of elephants and hundreds of lions had been killed in the area around the Etosha salt pan to satisfy the European and North American fashion for ivory and big game hunting.
As a response this National Park was created in 1907 with twice the surface of Switzerland and the creation of more than 80 waterholes encouraged the return of abundant wildlife.
Today the park is half the size of Switzerland and it is one of Namibia’s key tourist attractions. There are now 2500 elephants, 400 lions, millions of all sorts of antelopes and plenty of other game like giraffes, rhinos, zebras, leopards, etc.  You can explore the park in self drive but it is forbidden to get out of the car at any time!

Mercredi 15 mai
Le soleil était encore couché alors que nous nous mettions déjà en activité.
Il s’agit d’être à l’entrée du parc Etosha dès son ouverture, prévue à 07h15 afin de profiter un maximum de la journée.

Une heure nous est nécessaire pour obtenir le permis nécessaire avant de pouvoir profiter du premier point d’eau qui assure de voir nos premiers animaux.

Springboks, impalas, kudus, gnus chacals, girafes, phacochères, éléphants et même un rhinocéros noir seront présents autour des différents points d’eau que nous visitons dans la journée.

The usual approach to visit Etosha is to drive from one waterhole to the next and observe the animals coming and going. For those that still remember, it feels a little like a drive-in cinema 😀
But we first have to go through the lengthly procedure to enter the main gate, pay the entrance fee at the first camp and fill in a disclaimer (something like when we get eaten by a lion we can not blame the park… 😉).

We are rewarded with three days of wonder!




Spectacle des plus passionnants de voir la hiérarchie qui s’établit spontanément dans ce monde animal pour accéder au précieux liquide.

Un passage dans la piscine du camping Halali est le bon moyen de nous rafraichir avant un repas typique de chez nous: Pommes de terre en robe des champs, gruyère salé, compté de Métabief, salade, accompagnés d’un vin sud-africain.

Jeudi 16 mai

Deuxième journée de visite du Parc d’Etosha.
Nous passons par les divers points d’eau jalonnant le parcours entre le camping d’Halali et celui de Namutoni, le plus à l’Est du parc.
Le nombre d’animaux que l’on peut y rencontrer est absolument impressionnant et il faut même leur laisser quelque fois le passage lorsqu’ils traversent la route.





Sybille et Véronique ont même le bonheur de voir le roi lion en mode sieste.


Photo de Véronique


Vendredi 17 mai
Troisième journée dans le parc Etosha avec un circuit autour de Namoutoni, le camp le plus à l’est du parc.
A nouveau de très nombreux animaux autour des points d’eau avec un va et vient constant entre les différentes espèces.

Sybille et Véronique ont à nouveau la chance de voir l’un des grands fauves les plus recherchés par les touristes, un léopard à l’affut, tenter une attaque sur un springbok.

Photos de Véronique

Samedi 18 mai
C’est le moment de quitter Etosha afin de continuer notre périple à travers cette merveilleuse Namibie.

Le seul lac naturel du pays, le lac Oshikoto a été créé après l’effondrement de la voute de la caverne dans laquelle il était abrité.

It is time to leave Etosha and continue our loop through Namibia.
A few km South we visit “lake Oshikoto” the only natural lake of Namibia! Surprisingly it is not used as a swimming pool but more looked at as a curiosity.

Le site a aussi été occupé par les Allemands au début de la première guerre mondiale et avant que ceux-ci soient chassés par les soldats sud-africains, il ont déversés  toutes leurs armes lourdes au fond du lac.
Une vingtaine de canons tapissent encore le fond du lac alors que d’autres ont été repêchés et placés dans un musée de Tsumeb.

Une rumeur circule que les Allemands y auraient également immergé un trésor, ce qui a incité les autorités à interdire l’accès aux plongeurs.

History says that during the 1st world war before surrendering to the South African groups the Germans throw all their weapons and canons into this lake. Apparently they did the same with an enormous treasure that has not been found until today…

Distant de quelques dizaines de kilomètres sur la route de Kamrav, but de notre journée, nous faisons halte sur le site de la plus grosse météorite connue dans le monde aujourd’hui.

La météorite de Hoba, d’un volume de 9 m3 et d’un poids de 60 tonnes est constituée de 82,4% de fer, 16,4% de nickel, 0,76% de cobalt et quelques autres éléments.
C’est ce que l’on pourrait appeler un bloc d’acier inoxydable 😉

Second curiosity for today: a few km further south lays Hoba, the biggest meteorite on earth, still at its original impact site. No wonder, it ways 60t! and consists of 80% iron! 16% nickel and a few rare other elements.
The meteorite hit the ground some 80’000 yeas ago and there is nothing left from the certainty immense original impact crater.

Grace à la présente d’un isotope radioactif, les scientifiques ont pu estimer que sa chute sur la terre date d’environ 80’000 ans, alors que son age se situe entre 190 et 410 millions d’années.

Arrivée en fin d’après-midi à la ferme de Kamrav,Maryna, la propriétaire, nous réserve un accueil des plus chaleureux et après un apéro « Gin-tonic » elle nous prépare un succulent repas sur la base d’un filet de springbok que l’on accompagne d’un gouleyant vin sud-africain.

We spend the night at Kamrav Guest farm, where we are warmly welcomed by Maryna the owner. Marynas family lives here since three generations and during the delicious dinner she tells us the story of her family and gives us her view on how is living in Namibia today. All very interesting!

Dimanche 19 mai
On commence par une matinée détente afin d’apprécier à sa juste valeur ce bel endroit.
La température au lever du soleil n’est que de 5°C et c’est en montrant à peine le bout de leur nez que les deux filles admirent le lever de l’astre du jour alors que celui de la nuit va se coucher.

Sybille and Veronique enjoy the sun down from their tents 🙂

Une fois la température devenue agréable, Sylke et Sybille en profitent pour s’adonner à une séance de Pilate au bord de la piscine.

We will take it slow today and why not start with a session of Pilates in this beautiful and peaceful setting?

Nous nous arrachons difficilement de l’endroit en milieu d’après-midi et parcourons les 100 kilomètres de route qui nous séparent de notre prochaine destination, Waterberg Moutain.

Had we not booked already our next stays, we would definitely stay another day with Maryna and her lovely farm.

Lundi 19 mai
Le Waterberg (la montagne de l’eau) longue de 48 km et 15 km de largeur est une montagne de type table culminant à 1611 mètres, ce qui est suffisant pour retenir les nuages et ainsi provoquer des pluies plus fréquemment que dans les autres régions, ce qui a donné le nom à la montagne.

C’est aussi le lieu d’une grande bataille entre les Hereros et l’armée allemande.
Les 11 et 12 août 1904 les Hereros se révoltent et attaquent les Allemands.
Ceux-ci tentent de les encercler mais sans sans succès.
Les Hereros qui se battent avec femmes et enfants s’enfuient vers l’Est mais se retrouvent malheureusement piégés dans une région sans eau accessible.
Les Allemands empêchent le retour de ceux-ci et il est estimé que 35 à 80% du peuple Hereros est décimé par la soif.
Cette bataille est considérée par les historiens comme le premier génocide du 20ème siècle.

Une petite mise en jambe matinale nous voit grimper au sommet de cette montagne d’où l’on peut apercevoir la plaine arborée qui s’étend sur des dizaines de kilomètres.

The Waterberg is a 48km long and 15km large table top mountain. With 1600m it is high enough to retina clouds and increasing the yearly rainfall a bit. Thus the name “water mountain”.

Th south side of the mountain is an important historical site where the Germans in 1904 defeated a revolt of the Hereros tribe. The surviving Hereros together with women and children fled direction east into an area without surface water. The German army hindered them from returning and sadly provoked as per today’s estimate 35 to 80% of them to die from thirst.
Historians consider this battle as the first genocide of the 20est century.

The rocky early morning climb to the top reveals a stunning view!

Prochaine étape, atteinte après 3 heures de route: le parc privé Erindi au milieu duquel nous retrouvons Elephant Camp, notre lieu de séjour pour les deux nuits à venir.

In addition to the state parks there are many private game reserves in Namibia. One of them is Erindi, which we will visit for the next two days.
The Lodge has also a waterhole with hippos and crocodiles!

Une première visite au trou d’eau proche du camp nous permet d’apercevoir 3 rhinocéros , un crocodile et diverses gazelles qui s’abreuvent avant la nuit.

Mardi 20 mai
Erindi, qui signifie « l’endroit où l’on trouve de l’eau » est une réserve privée de 707 km2 dont le but est la conservation des espèces.
En 1986, les frères Joubert achetèrent ce terrain en vue d’en faire une ferme d’élevage de bovins.
Au début des années 90, afin d’améliorer les rentrées financières, ils décidèrent d’en consacrer une partie à l’érection d’une réserve naturelle.
Les premiers animaux furent importés d’Etosha, en commençant par 55 girafes.
Le succès aidant, d’autre animaux suivirent et en 2008, l’élevage fut totalement abandonné au profit de la réserve naturelle que l’on y découvre aujourd’hui.

Nous avons rendez-vous à 16 heures pour un « Game Drive » (visite guidée du parc), conduite par Stephen.
C’est à travers des pistes seulement autorisées aux véhicules du camp qu’il nous emmène à la découverte du territoire d’Erindi et de ses nombreux et variés habitants ailés et à quatre pattes.

Un éléphant, déambulant de sa démarche nonchalante est le premier qui se présente à nous.

Our first guided Game drive is a full success! Stephen our ranger knows where to find the animals and has uncountable details to share.
We even see Cheetahs, Lions, Rhinos and Wild Dogs! 

Abordant un point d’eau, nos yeux émerveillés découvrent de nombreux crocodiles se prélassant au soleil ainsi q’un groupe d’éléphants en train de se désaltérer.


Nous partons maintenant à la recherche d’un guépard que nous découvrons peu après en pleine sieste de digestion accompagné de son alter ego.

Comme les poules, les marabouts occupent les hauteurs en vue d’y passer la nuit.

Avant que le soleil passe sous l’horizon, nous avons encore le bonheur d’approcher de très près le roi lion.


Alors que la nuit est tombée, c’est à la lueur des phares que nous découvrons un groupe de chiens sauvages pelotonnés les uns contre les autres pour leur nuit de sommeil.

Et c’est par ce joli coucher de soleil que nous terminons ce premier article sur la Namibie qui nous l’espérons vous aura plu.

Sybille et Véronique vont encore passer 3 jours de détente dans une Lodge/Spa près de Windhoek avant de reprendre leur vol pour la Suisse.

Quand à nous, nous allons rejoindre le « Naankuse Wildlife Sanctuary » en tant que bénévoles pour une période de deux semaines avant de poursuivre encore un peu la visite de la Namibie avec une incursion dans la partie sud-ouest de l’Angola.
Ce sera le sujet de notre prochain article dans le courant de la deuxième quinzaine de juin.

En attendant, nous vous souhaitons à toutes et tous une excellente fin de printemps.

3 wonderful weeks have passed since we arrived in Namibia!
Sybille and Veronique will now spend 3 days in a Lodge/Spa to mentally prepare for their return 😉 to CH.
Michel and I will start Tomorrow our volunteering at Nankuse Big Cat, Wild Dog and Elephant Conservation Project. very exciting!!!!!  

Amitiés de Milke

1 réflexion sur « LA NAMIBIE – 1ère partie »

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